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Touchette : À quand le tour de J.C. Tremblay ?

mercredi 2012-11-14 / 12:47 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : À quand le tour de J.C. Tremblay ?

Quatre premiers de classe ont été immortalisés, lundi soir, lorsque Joe Sakic, Mats Sundin, Pavel Bure et Adam Oates ont été officiellement intronisés au Temple de la renommée lors d'une cérémonie à Toronto.

Y-a-t-il des objections dans la salle ?

J'en doute. Et s'il y en a, je vous prierais de vous abstenir s'il vous plait.

S'il y a quatre joueurs, qui méritaient un pan de mur au Panthéon, c'est bien ceux-là.

On parle d'un grand cru, rien de moins: trois joueurs de concession, Sakic, Sundin et Bure et un passeur peu ordinaire, Oates.

Sakic a été le meilleur joueur de l'histoire des Nordiques avec Peter Stastny, Sundin a été le joueur numéro un dans l'histoire des Leafs, Bure, qui pouvait décoller sur une pièce de dix sous, a été l'un des joueurs les plus électrisants de l'histoire et Oates, dont l'idole de jeunesse était Bobby Hull, a formé un duo quasi incomparable avec le fils de ce dernier, Brett Hull.

Flanqué d'Oates, Brett, avec les Blues de St. Louis, a connu des récoltes des 72, 86 et 70 buts. Ce n'est pas compliqué: ce duo dynamique valait bien des ... trios.

Pourquoi ?

À la vue des quatre nouveaux membres du Panthéon, lundi, j'ai eu, comme à tous les ans ou presque, une pensée pour un grand oublié.

Qui donc au juste ? J'ai nommé feu Jean-Claude Tremblay, ancien défenseur du Canadien.

Pour une raison, qui m'échappe, l'athlète de Bagotville n'a toujours pas sa niche parmi les légendes de son sport. Surprenant, en effet.

Certains lui ont reproché son escapade avec les Nordiques dans la défunte Association Mondiale au début des années 1970, d'autres son manque de robustesse.

Je sais une chose, cependant: Jean-Claude Tremblay aura été l'un des meilleurs défenseurs de son époque. Il n'avait pas besoin de frapper pour ralentir un rival; il se contentait bien souvent de lui soutirer effrontément la rondelle. Son jeu était tout en finesse.

Tremblay était déjà considéré comme un quart-arrière à l'époque où ce terme ne faisait pas encore partie du jargon du hockey.

Habile patineur, Tremblay était un défenseur efficace doublé d'un magicien. Il multipliait les feintes, il effectuait des passes sur la palette comme on disait dans le temps et ses fameux lobes décochés parfois du centre de la glace donnaient souvent des misères aux gardiens de but. Un magicien, que je vous dis.

Cinq Coupes Stanley

Tremblay, qui est décédé en décembre 1994 à l'âge de 55 ans à la suite d'un cancer, a été parmi les premiers défenseurs à appuyer l'attaque à une époque où bien des défenseurs hésitaient encore à franchir la ligne rouge de crainte de se faire taper sur les doigts par l'entraîneur.

En 1970-71, par exemple, il a obtenu 63 points, un sommet personnel.

Ce n'est pas tout.

À sept reprises, il a été choisi dans les équipes d'étoiles, lui qui a aidé le Canadien à remporter pas moins de cinq Coupes Stanley en 11 saisons. Oui, il a été un grand joueur, Jean-Claude Tremblay.

Il y a quelques années, l'animateur radiophonique et ancien arbitre de la LNH, Ron Fournier, a orchestré une campagne, on se souviendra, visant à inciter la direction du Canadien à retirer le chandail d'Émile « Butch » Bouchard.

En décembre 2009, le chandail numéro trois de l'ancien capitaine du Canadien a finalement été hissé dans les hauteurs du Centre Bell au cours d'une cérémonie combien émouvante,

Jean-Claude Tremblay n'est pas « Butch » Bouchard, un leader, qui a été plus grand que nature, mais il est certainement parmi les deux ou trois grands oubliés du Panthéon.

Va-t-il falloir organiser une campagne pour convaincre les sceptiques ?

 

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