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Les nouveaux membres du Temple de la renommée parlent de leur carrière avec les amateurs de hockey

lundi 2012-11-12 / 10:02 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Les nouveaux membres du Temple de la renommée parlent de leur carrière avec les amateurs de hockey

TORONTO – Les amateurs de hockey ont eu l’occasion de poser à de grands joueurs des questions qu’ils souhaitaient depuis longtemps.

Le forum des amateurs, dans le cadre de l’intronisation des nouveaux membres au Temple de la renommée, est devenu une tradition en 1999 quand Wayne Gretzky a demandé de faire quelque chose de spécial pour se rapprocher des amateurs de hockey qui l’avaient supporté tout au cours de sa carrière et l’aidé, à leur façon, à devenir une si grande superstar.

Une fois de plus dimanche, cette session de questions-réponses animée par l’animateur de radio torontois Gord Stellick a attiré des partisans portant des chandails aux couleurs variées.

Il y en avait même avec le bleu et blanc des Nordiques en l’honneur de Joe Sakic et Mats Sundin. D’autres arboraient les couleurs des Canucks de Vancouver pour Pavel Bure et des Blues de St. Louis pour Adam Oates. Il y avait aussi plusieurs chandails de l’Avalanche avec le numéro 19 que portait Sakic au Colorado.

Et évidemment à Toronto, c’est le chandail des Maple Leafs qui prédominait en l’honneur de Sundin.

« J’ai adoré ça », a confié Sakic à LNH.com. « C’est ce qu’il y a de mieux. On a l’occasion de répondre aux questions des amateurs. Ils ont vraiment aimé ça eux aussi et nous avons tous apprécié cette interaction. C’est un événement formidable. »

Encore une fois plusieurs amateurs ont eu l’occasion de s’emparer du micro pour aborder les sujets de leur choix et poser les questions qu’ils voulaient. Ils ont généralement commencé par remercier ces grands joueurs pour les beaux moments qu’ils leur ont apportés ou encore par les féliciter pour leurs exploits.

Et comme d’habitude il y a eu toutes sortes de questions plus pertinentes les unes que les autres.

En voici un bon exemple, avec les réponses.

Quels étaient votre joueur et votre équipe préférés lorsque vous étiez jeunes?

Pavel Bure a été le premier à répondre et il a cité Wayne Gretzky pendant qu’il grandissait à Moscou.

« J’ai rencontré Wayne quand je n’avais que 10 ans, a-t-il dit. Il était venu pour participer à un film avec Vladislav Tretiak et j’avais eu un petit rôle. J’ai toujours cette photo de moi à 10 ans avec Gretzky. »

Bure n’a pas mentionné d’équipe préférée mais c’était celle de l’Armée rouge.

Oates, qui a grandi près de Toronto, était un partisan des Maple Leafs mais il aimait bien les Blackhawks de Chicago vu que son joueur préféré était Bobby Hull.

« Vingt ans plus tard j’ai eu l’occasion de jouer avec Brett, a-t-il rappelé. Quelle expérience fabuleuse! »

Sakic vient de Burnaby, en banlieue de Vancouver, et son équipe préférée était les Canucks de Vancouver. Il était aussi un gros fan de Gretzky.

« Mais il n’a pas collaboré parce qu’il battait toujours les Canucks », a-t-il ajouté.

Sakic a ensuite raconté la première fois qu’il a affronté Gretzky. C’était le 1er novembre 1988 à Québec.

« J’en étais à mon 13e match et je me suis retrouvé face à lui à la mise en jeu, Sakic a dit. Il m’a déjoué et est allé marquer. C’est la première fois que j’affichais un différentiel négatif et ce fut le plus beau "moins" de ma carrière. »

Son compatriote Mats Naslund était l’idole du Suédois Sundin, mais celui-ci admirait aussi beaucoup Mario Lemieux.

Son équipe préférée était le Canadien, a-t-il révélé, ce qui a entraîné quelques huées chez les partisans des Leafs…

Quel conseil donneriez-vous à tous ces jeunes qui jouent au hockey?

Cette question a d’abord été posée à Sakic et l’amateur a rappelé la scène où ce dernier a invité son fils à venir boire une gorgée d’eau au beau milieu des célébrations de la Coupe Stanley remportée par l’Avalanche en 2001.

« J’étais assoiffé moi aussi », a dit Sakic en faisant rire l’assistance.

Quant à la réponse à la question, elle a été fort simple: « Encouragez les tout simplement et laissez-les s’amuser. »

Bure, qui a joué au hockey dans la rue, a répondu que les parents n’avaient qu’à fournir une occasion à leurs enfants et à les laisser s’amuser, comme disait Sakic

« Laissez-le se développer autant qu’il peut, donnez-lui de bons conseils et qu’il ait du plaisir », a-t-il résumé.

Pour Oates aussi, les enfants doivent davantage jouer dans la rue.

« Jouer avec leur copains, apprendre à jouer, a-t-il ajouté. Qu’on les laisse s’amuser, qu’on n’enlève pas le plaisir du jeu. »

Sundin, qui est le père d’un premier enfant de trois mois, a répondu que les jeunes devraient être ouverts à pratiquer toutes sortes de sports et d’activités en autant qu’ils y trouvent du plaisir.

« Laissons-les faire ce qu’ils veulent, soccer, hockey, basketball, tout ce qu’ils veulent, a-t-il insisté. Qu’ils aiment toutes sortes de sports. Les enfants doivent avoir la possibilité de faire tout ce qu’ils aiment, même si ce n’est pas du sport, comme un instrument de musique ou quoi que ce soit d’autre. L’important est qu’ils y trouvent de l’intérêt. »

Quel a été l’adversaire le plus difficile à affronter?

Aucun des quatre intronisés n’a pu nommer un seul joueur mais Sundin et Oates ont tous deux mentionné Scott Stevens. Sundin a ajouté Raymond Bourque et Oates a cité Doug Gilmour comme l’attaquant le plus coriace auquel il a fait face.

Un autre type de défenseur a causé des difficultés à Sakic: « Pour moi c’était un gars comme Scott Niedermayer. Il avait de la vitesse et il en profitait. Tout comme Nick Lidstrom. Ces gars-là n’étaient pas aussi robustes que d’autres mais on ne pouvait jamais les battre à un contre un. »

Bure, qui a connu deux saisons de 60 buts et trois autres de 50, avaient un autre point de vue.

« Tous ces gars-là étaient difficiles à affronter mais pour moi, les plus difficiles étaient probablement les gardiens parce que j’aimais marquer des but et qu’ils étaient là pour arrêter des rondelles », a-t-il expliqué en riant.

A quel moment avez-vous vraiment pensé à pouvoir faire une carrière dans le hockey?

Pour Sundin et Sakic c’est arrivé au niveau junior, quand ils ont commencé à être remarqués par des dépisteurs de la LNH.

« Ça vous motive, a précisé Sundin. Vous voulez alors manger mieux et vous entraîner davantage. »

« La première année du Bureau central de dépistage j’étais classé quelque part en première ronde, s’est rappelé Sakic. C’était assez plaisant et je me suis mis à penser que j’avais une chance. »

Oates s’est mis à y penser à sa deuxième saison collégiale à Rensselaer Polytechnic Institute.

« On peut dire que j’ai éclos cette année-là et à la fin de la saison mon entraîneur m’a dit qu’il y avait eu des dépisteurs pour les matchs des séries, a-t-il raconté. Puis il a ajouté que si je continuais à jouer de la même façon j’avais une chance de devenir professionnel. »

Bure a répondu qu’il n’y a pas pensé avant d’avoir 14 ans : « J’étais pas mal bon à l’école mais jusqu’à 14 ans, je crois, je n’étais pas certain de pouvoir en faire une carrière. A cet âge j’ai commencé à me concentrer davantage sur le hockey. Je continuais d’aller à l’école mais je me suis mis à penser que je pourrais devenir professionnel un jour, ce qui en Russie peut se faire à partir de 16 ans. »

Quel est le plus gros but que vous avez marqué?

Pour Bure, la réponse a été facile.

« Probablement celui en deuxième période supplémentaire contre Calgary », a-t-il dit de son but qui éliminait les Flames en première ronde en 1994, année où les Canucks se sont rendus en finale de la Coupe Stanley contre les Rangers de New York.

Oates a aussi rapidement trouvé sa réponse.

« J’ai marqué un but en prolongation dans les séries dès la mise en jeu », a-t-il confié, ajoutant que Pat Lafontaine était son opposant. « Ce fut la seule fois de ma carrière que j’ai pu le faire. »

Sakic et Sundin ont dû réfléchir un peu. Après tout ils ont réussi un total de 1189 buts dans la LNH.

Sakic a néanmoins fini par citer un but aux Jeux olympiques, dont les amateurs canadiens se rappellent très bien.

« Peut-être le cinquième but lors du match pour la médaille d’or (en 2002), a-t-il indiqué. J’ai pensé que c’était alors dans le sac. Nous étions en avance, mais là ça devenait officiel. »

Sundin a cité un but marqué tout près du Temple de la renommée.

« J’ai réussi mon 500e but ici au Air Canada Centre, il complétait un tour du chapeau et je l’ai marqué en désavantage numérique », a-t-il dit de ce but survenu de plus en prolongation pour battre les Flames de Calgary le 14 octobre 2006.

Avez-vous eu à vous battre dans la LNH et vous en souvenez-vous?

Cette question a été posée parce que ces quatre joueurs étaient reconnus pour leurs points, non pour leurs poings. Mais chacun avait un souvenir à raconteur.

Bure, qui n’est pas listé pour un seul combat sur le site Hockeyfights.com, a parlé d’une occasion où c’est venu bien près.

« Ça ne m’est pas arrivé souvent mais je pense avoir essayé une fois et avoir été immédiatement mis KO, a-t-il avoué. C’était contre Ron Stern de Calgary. J’ai été KO tout de suite et je me suis dit que c’était assez. »

Sakic s’est battu avec Doug Gilmour. C’était le 20 mars 1999.

« C’est lui qui a commencé », a-t-il tenu à préciser.

Sakic a hoché la tête lorsque Sundin a raconté l’histoire d’une de ses premières bagarres, contre Dave Hannan, des Sabres de Buffalo, vers la fin de sa première saison avec les Nordiques.

« J’ai fini par être frappé à la tête à 84 reprises », a dit Sundin en riant.

Oates s’est très bien rappelé de s’être battu contre le défenseur Charles Bourgeois des Blues de St.Louis à sa deuxième saison dans la ligue : « C’a duré à peu près quatre secondes. C’était à la fin de la période, je suis donc retourné au vestiaire et les gars sont venus vers moi pour me dire que j’avais encore du chemin à faire. Et j’étais bien d’accord. »

Une question pour Sundin: si vous étiez l’entraîneur des Maple Leafs, que feriez-vous pour en faire des aspirants et pensez-vous qu’ils vont gagner une autre Coupe Stanley un jour?

« En tant que partisan, il faut continuer d’avoir la foi, a répondu Sundin. Ce n’est pas facile. Ça fait longtemps qu’ils ont gagné un championnat, mais je pense que l’organisation fait tout ce qu’elle peut pour constituer une équipe gagnante à Toronto. Les Leafs vont gagner la Coupe, il s’agit seulement de savoir quand."

Une question pour Sakic: pouvez-vous nous raconter quand vous avez tendu la Coupe si rapidement à Raymond Bourque (en 2001)?

« Nous sommes devenus très excités quand il s’est joint à nous pour nous aider à gagner la Coupe, a commencé par rappeler Sakic. Je savais qu’il allait être le suivant à porter le trophée et c’est juste arrivé comme ça. Je l’avais dans la tête. Mais, et je n’ai pas peur de le dire, c’était la deuxième Coupe que j’avais la chance de gagner. Si ç’avait été la première, il n’y aurait pas touché aussi vite. Il aurait dû attendre. »

Une question pour Bure: votre vitesse est-elle venue à force de vous entraîner ou est-ce que c’était un don de Dieu?

Il est à noter que l’homme qui a posé cette question venait de Denver, Colorado, et portrait un chandail des Capitals de Washington, mais qu’il a posé sa question à Bure.

« Vous êtes mêlé bonhomme », lui a lancé l’animateur.

Bure a donné une réponse honnête: « Je dirais qu’il y a eu des deux. J’ai été béni de venir au monde dans une bonne famille. Mon père était un athlète professionnel, donc les gênes étaient là. Mais j’ai aussi dû travailler fort. Je m’entraînais l’été pendant deux mois et demi spécifiquement sur la vitesse. C’est bien d’avoir le talent à la naissance, mais il faut travailler fort parce que le talent seul ne suffira pas. Et si vous travaillez fort mais n’avez pas de talent, ça ne marchera pas non plus. Il faut les deux. »

Question pour Oates: de tous les joueurs auxquels vous avez eu la chance de passer la rondelle, lequel était le plus facile à alimenter?

« Vous savez, j’ai aussi marqué quelques buts », a d’abord répondu Oates en souriant. « Mais de toute évidence, ç’a été Hullie (Brett Hull). Il m’a mis sur la carte. Nous avons eu une relation incroyable. Nous étions aussi à l’âge de nous croire invincibles. C’était tellement plaisant de jouer avec lui. Avec le recul, ça n’a duré que quelques années, mais dans ma tête c’est comme si ç’avait été pour toujours. »

L’animateur est alors intervenu pour dire que Hull a récemment affirmé que les Blues comptaient beaucoup d’ailiers droits malheureux dans ce temps-là.

« On ne connaissait probablement même pas leurs noms », a rétorqué Oates.

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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