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Cinq questions: Gillis parle de Bure, sa vie comme agent et comme directeur général

dimanche 2012-11-11 / 14:04 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions: Gillis parle de Bure, sa vie comme agent et comme directeur général

LNH.com publiera périodiquement une série appelée « Cinq questions avec… », un article incluant questions et réponses qui visera à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages influents du hockey.

Aujourd’hui, nous rencontrons le directeur général des Canucks de Vancouver, Mike Gillis:

Au lieu de se rendre à Toronto pour les intronisations au Panthéon de la renommée, lundi soir, Mike Gillis sera à Trinidad pour voir jouer sa fille, Kate, qui fait partie de l’équipe féminine de hockey sur gazon du Canada.

C’est un voyage qu’aucun père ne peut rater s’il a l’opportunité de le faire, donc personne ne peut remettre en question le choix de Gillis d’aller voir jouer son athlète de fille.

Cependant, Gillis sait mieux que quiconque ce que représente – du moins pour l’un des joueurs sélectionnés – la soirée qui aura lieu lundi au Panthéon de la renommée.

Dans l’ancienne vie de Gillis à titre d’agent de joueurs, Pavel Bure était l’un de ses clients les plus prestigieux.

Gillis a représenté les intérêts de Bure de 1997 jusqu’à ce que les blessures viennent interrompre sa carrière. Il a aidé Bure dans les hauts et dans les bas d’une saison au cours de laquelle le Russe a marqué 51 buts avec les Canucks, il l’a appuyé pendant son différend avec l’équipe, ce qui a conduit à son échange aux Panthers de la Floride. Il l’a soutenu pendant ses blessures aux genoux, blessures qui ont mis un terme à sa carrière alors qu’il évoluait avec les Rangers de New York.

Bure a marqué 437 buts et totalisé 779 points en 702 matchs dans la LNH.

« Il mérite amplement de faire son entrée au Panthéon de la renommée », a dit Gillis à LNH.com. « Je pense qu’il était le joueur le plus excitant et le meilleur marqueur de son époque. Il est un garçon extraordinaire, il a été un très bon client. Ce fut un plaisir de travailler avec lui. Nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble. »

Gillis occupe le poste de directeur général des Canucks depuis quatre ans et il s’amuse autant que lorsqu’il était agent de joueurs.

Gillis a mis en place des tactiques d’entraînement qui ont aidé les Canucks à présenter la meilleure fiche sur les patinoires adverses de l’Association de l’Ouest, la saison dernière. Il a conservé son noyau de vedettes en leur faisant signer de lucratifs contrats à long terme. Les Canucks se sont inclinés lors du septième match de la finale de la Coupe Stanley contre les Bruins de Boston en 2011. Ils ont remporté le trophée des Présidents au cours des deux dernières saisons.

Gillis nous parle de Bure, de sa transition en tant qu’agent de joueurs à directeur général et de l’avenir.

Voici cinq questions à … Mike Gillis:

Étant donné que Pavel Bure fait son entrée au Panthéon de la renommée, est-ce que les Canucks prévoient lui rendre hommage de quelque façon, soit en retirant son chandail ou en faisant d’autre chose?

« Je ne peux rien dévoiler, mais il y a trois chandails accrochés au plafond du Rogers Arena. Nous avons un comité complètement indépendant qui prend les décisions concernant le retrait des chandails et les Bagues d’honneur. Les membres de ce comité étudient le dossier à savoir comment nous pourrions honorer Pavel. Je ne peux rien dire de plus, mais il mérite d’être honoré. C’est juste une question de savoir comment le tout sera fait et cela est laissé à la discrétion du comité. »

Quand vous avez décidé de quitter votre poste d’agent de joueurs pour devenir directeur général, quel a été le défi le plus important que vous avez eu à faire face?

« Ce fut une décision très difficile à prendre. J’avais de bons clients, des joueurs qui étaient devenus des amis au fil des ans et j’ai dû les laisser entre les mains d’autres agents. Ce fut la chose la plus difficile. Je représentais Markus Naslund depuis plusieurs années et j’ai dû prendre des décisions très difficiles à titre de directeur général quand il a songé à la retraite. Ce fut très difficile des deux côtés. »

Quand vous négociez un contrat, vous qui savez ce que pense l’autre partie, considérez-vous que vous avez un avantage ou tout simplement que vous avez une façon différente de comprendre l’autre partie?

« Je pense que j’ai un regard un petit peu différent. La manière que j’ai organisé notre direction me permet de capitaliser sur mon expérience à titre d’agent et de comprendre ce que les joueurs tentent d’obtenir et pourquoi ils tentent de l’obtenir. Ça me permet aussi de faire des ajustements si je réalise qu’un joueur est à Vancouver pour les mauvaises raisons. Mais si un joueur est ici pour toutes les bonnes raisons, nous avons l’opportunité de le récompenser et de faire en sorte qu’il sera content. Ça me donne un point de vue quelque peu différent, ce qui est loin de nuire. »

Vous avez innové beaucoup en élaborant différentes techniques pour les joueurs avec des psychologues, des thérapeutes, vous avez élaboré des diètes, etc., mais celle qui m’a le plus marqué c’est celle sur le sommeil élaborée par des experts/docteurs. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous avez choisi d’utiliser ces différentes techniques et comment en êtes-vous arrivé à cela, car il semble que ça commence à faire boule de neige dans la ligue?

« Quand je suis entré en fonction, on a tout revu – comment nous voyagions, comment faire en sorte que les joueurs soient le mieux reposés. Nous avons établi un plan après avoir constaté le nombre de joueurs/matchs perdus. La thérapie du sommeil est seulement un élément d’un plan dans le but de garder nos joueurs autant que possible frais et dispos afin de réduire le nombre de joueurs/matchs perdus en raison de blessure et espérer prolonger leur carrière. Nous avons progressé dans cette direction sur un certain nombre de sujets. Je ne rentrerai pas dans les détails car je crois que ça nous procure un avantage et que ça permet aux joueurs d’être mieux reposés, mais je suis fermement convaincu qu’à titre d’organisation nous pouvons être les leaders au chapitre des performances humaines aussi longtemps que nos joueurs sont consentants et veulent s’améliorer.

« Nous jouissons d’une opportunité unique car nos propriétaires nous supportent financièrement et sont entièrement derrière nous dans ce genre d’initiatives, nous sommes donc chanceux. Nos propriétaires sont prêts à nous supporter, nos joueurs sont prêts à nous supporter et nous sommes en constante recherche de développement de personnel qui va nous permettre d’aller encore plus loin.

« Je trouve cela très amusant. J’ai beaucoup réfléchi à cela au cours des années et je considère que nous avons une belle occasion d’établir de nouveaux standards qui n’ont pas encore été atteints tout en conservant le respect des performances humaines. Les joueurs ont accepté notre programme et la saison dernière, nous avons conservé la meilleure fiche de la LNH sur les patinoires adverses. Ils peuvent voir les résultats et ils sont contents. Ils acceptent rapidement le concept quand vous pouvez leur démontrer que c’est efficace. »

Malgré le lock-out, les amateurs veulent en connaître davantage sur la situation de vos gardiens. Comment envisagez-vous la situation, est-ce une belle occasion pour votre équipe ou strictement une question d’affaires pour votre organisation?

« J’ai regardé la situation de différentes manières. J’aime vraiment Roberto (Luongo). Je l’aime en tant que personne, je l’aime en tant que gardien. C’est un gars extraordinaire, un joueur qui travaille très fort. Il est le genre de joueur que toutes les équipes aiment avoir. Si nous effectuons un échange, nous le ferons dans le but d’améliorer l’équipe.

« Quand vous échangez un joueur étoile, vous devez vous assurer que vous améliorez votre équipe dans un autre aspect. Et vous savez, je ne considère pas que ce serait un problème, si Roberto demeurait avec nous. Je n’y vois pas de problème du tout. Il est un vrai professionnel et je sais qu’il s’entend bien avec Cory (Schneider). Vous savez, il pourrait commencer la saison avec nous, tout dépendant quand nous reprendrons les activités. Cory et Roberto comprendraient la situation. Nous allons faire ce qui est le mieux pour l’équipe. Nous allons nous assurer que nous sommes dans une meilleure position pour remporter la Coupe Stanley et cela peut signifier de garder nos deux gardiens. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à : @drosennhl

 

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