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Cinq questions : Todd McLellan repense à ses débuts derrière le banc

jeudi 2012-11-08 / 11:39 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions : Todd McLellan repense à ses débuts derrière le banc

LNH.com publiera périodiquement une série appelée « Cinq questions avec… », un article incluant questions et réponses qui visera à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages influents du hockey.

Aujourd’hui, une rencontre avec l’entraîneur en chef des Sharks de San Jose, Todd McLellan:

Todd McLellan a joué cinq matchs dans la LNH, tous avec les Islanders de New York, dans une carrière écourtée en raison de blessures. Il a marqué un but à son premier match au New Jersey, a récolté une assistance à sa deuxième rencontre contre les Rangers, et il a fait partie de l’équipe gagnante – la seule victoire de sa carrière à titre de joueur – lors de son troisième match disputé contre les Penguins.

Ce fut tout.

McLellan a disputé son dernier match dans la LNH le 3 avril 1988 à Boston. Il a joué dans la Ligue américaine de hockey, la saison suivante, où il a souffert d’une blessure récurrente à l’épaule. Il a pris sa retraite et n’a plus jamais joué en Amérique du Nord.

Dix-sept ans plus tard, il a effectué un retour dans la LNH quand il est devenu entraîneur-adjoint avec les Red Wings de Detroit. Il a été responsable de l’avantage numérique des Red Wings pendant trois saisons avant d’être remarqué et embauché par les Sharks de San Jose.

Après sa retraite, McLellan a entrepris sa carrière d’entraîneur en chef en s’expatriant, ce qui l’a amené à diriger des formations dans la Ligue de l’Ouest, la Ligue internationale de hockey et la LAH. Ce cheminement l’a aidé à devenir l’entraîneur en chef qu’il est aujourd’hui.

Comment, c’est arrivé?

Voilà cinq questions avec…Todd McLellan:

Vous avez joué cinq matchs dans la LNH et votre carrière a été écourtée en raison de blessures. Avez-vous des regrets, car n’importe qui pourrait en avoir?

« C’est une très bonne question, car dernièrement je viens de revivre ce moment. J’étais dans les mineures à Springfield au Massachusetts et je conduisais mon auto après avoir quitté l’aréna la journée où ma carrière a vraiment pris fin. En septembre, je suis retourné à l’aréna de Springfield et j’ai regardé l’endroit où j’avais stationné mon auto à l’époque. Ça m’a rappelé beaucoup de souvenirs.

« Mais des regrets? Non.

« En repensant à ce temps-là, tous les amis que j’avais quand j’ai quitté Springfield jouaient au hockey et vivaient bien, mais moi j’ai quitté les mains vides. À l’époque, les joueurs de hockey devenaient presque tous soit pompiers, soit policiers. J’ai pris une bonne décision en choisissant de devenir entraîneur. Il n’y avait pas beaucoup de joueurs professionnels qui prenaient cette direction. J’ai pris cette décision à un jeune âge et ce fut un grand avantage pour moi. Aujourd’hui, je vois des jeunes devenir entraîneur chez les midget AA et AAA à l’âge que j’avais quand j’ai commencé à diriger des équipes. Je crois que j’avais 24 ans quand j’ai dirigé dans la ligue junior de la Saskatchewan et j’en avais 26 quand j’ai été entraîneur en chef dans la Ligue de l’Ouest. De nos jours, ça n’arrive pas souvent. Donc, quand j’y repense, je me considère privilégié.

« Mais à l’époque, j’étais complètement isolé. Mon monde était le monde du hockey et je ne connaissais rien d’autre. »

Est-ce que c’est vrai que vous avez dû aller aux Pays-Bas pour vous apercevoir que vous étiez intéressé à devenir entraîneur en chef?

« Après ma blessure, je suis retourné aux études à l’Université de la Saskatchewan. Après une année sur les bancs d’école, je voulais tellement effectuer un retour au jeu que je suis allé aux Pays-Bas. Mes blessures étaient guéries et j’ai joué dans la ligue hollandaise. J’y ai connu l’une de mes meilleures années dans le hockey. Nous avons remporté le championnat et j’ai fait la connaissance de très bonnes gens, des personnes avec qui je suis toujours en contact.

« Mais c’est là que j’ai eu la piqûre du coaching. À l’époque, Doug McKay, qui faisait partie du personnel d’entraîneur des Devils, est venu dans la période des fêtes ou peu de temps après, puisqu’un entraîneur hollandais venait d’être congédié. Mon amie, qui est devenue ma femme, est revenue au pays et Doug a aménagé chez-moi. Nous passions notre temps à surveiller des entraînements, à regarder des séances vidéos, nous ne parlions que de hockey, c’est ce qui m’a vraiment donné la piqûre de devenir entraîneur en chef. »

Qu’est-ce que vous avez appris de la conquête de la coupe Calder en 2003 avec les Aeros de Houston qui vous sert encore aujourd’hui?

« J’ai appris tout ce que ça prend pour être encore capable de jouer au hockey en juin – soit la préparation et l’intensité. C’est implacable, on ne peut s’y soustraire. Ça ne s’arrête pas. Vous progressez de série en série et vous trouvez les moyens de gagner. Je crois que le fait de vivre l’expérience de jouer si tard dans la saison et d’être récompensé pour tes efforts, t’enseigne comment gagner. »

Depuis votre arrivée à San Jose, vous avez participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley à chaque saison, atteignant la finale de l’Association de l’Ouest à deux reprises et étant éliminé deux fois en première ronde. Est-ce que vos équipes ont performé en-dessous des attentes en se basant sur le personnel que vous aviez?

« Eh bien, la réponse à cette question serait oui et non. Je commencerai ma cinquième saison derrière le banc des Sharks. Oui, nous aurions pu nous attendre à plus de notre équipe au cours de deux des quatre premières campagnes, mais il y a deux saisons pour lesquelles je peux dire : ‘Nous avons soutiré beaucoup de notre équipe’.

« À ma première saison, nous avons remporté le trophée des Présidents et nous avons été éliminés en première ronde contre une très bonne équipe, les Ducks d’Anaheim. Ce fut une déception. Nous aurions certainement pu faire mieux. Notre élimination du printemps dernier fut difficile. Je crois fermement que nous aurions dû faire beaucoup mieux.

« Si on analyse les deux autres saisons, nous avons atteint le carré d’as contre les Blackhawks de Chicago, qui ont éventuellement remporté la Coupe Stanley, et nous avons été éliminés en finale d’association par les Canucks de Vancouver qui ont perdu en sept matchs en finale de la coupe. Nous avons été éliminés par deux très bonnes équipes. Mike Babcock a toujours dit que si tu mènes ton équipe dans le carré d’as, tu as accompli quelque chose de bien. Tu as poussé tes joueurs et ils ont répondu.

« Je ne peux résumer mes quatre saisons à San Jose avec une seule déclaration. »

À la reprise des activités de la LNH, allez-vous pouvoir dire avec certitude que les Sharks sont toujours de légitimes prétendants à la Coupe Stanley?

« Je pense que nous devons nous présenter et nous prouver à nous-mêmes que nous le sommes.

« J’ose penser que nous le sommes. Mais nous en sommes rendus au point qu’au retour du lock-out, nous devrons tous nous regarder dans les yeux et décider si nous voulons être des prétendants à la coupe. Avec le personnel que nous avons et le style de jeu que nous voulons pratiquer, je pense que nous pouvons être des prétendants. Mais nous devrons prendre cette décision de façon collective et le plus rapidement possible. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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