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Adam Oates : l’un des meilleurs passeurs de l’histoire de la LNH

lundi 2012-11-05 / 15:15 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

Adam Oates a été un décrocheur à l’école secondaire et a travaillé comme pompiste. À la fin du mois, il pourra dire fièrement qu’il est un membre du Panthéon de la renommée du hockey.

« Je ne peux pas dire que j’ai vraiment pensé que cela arriverait un jour », a déclaré à LNH.com Oates, maintenant entraîneur en chef des Capitals de Washington.

Tout comme peu de gens aurait pu y penser il y a 27 ans quand Oates a signé un contrat avec les Red Wings de Detroit après avoir fait partie deux années de suite de l’équipe d'étoiles national et avoir décroché le titre de la NCAA à l’Institut polytechnique Rensselaer.

Il était un joueur convoité qui était libre, mais son entrée dans la LNH n’a pas été facile.

Oates a fait la navette entre les Red Wings et Adirondack, leur club-école de la Ligue américaine de hockey lors de la saison 1985-1986. Ce fut un retour sur terre pour Oates, qui avait dominé dans les rangs collégiaux et qui avait marqué à son premier match dans la LNH. Il n’avait cependant amassé aucun point à ses 16 matchs suivants.

« Humilité et frustration », a décrit Oates en parlant de sa saison recrue. « Tu penses toujours que ça n’aurait pas dû se passer comme cela, mais je ne jouais pas bien et l’équipe connaissait des moments difficiles. Ce ne fut pas facile. Il faut remonter en 1985, il y avait beaucoup de bagarres et je n’étais pas un bagarreur. C’était difficile et j’ai dû me faire une niche.

« Le fait de retourner dans les mineures m’a clarifié les esprits et j’ai travaillé un peu plus fort pour définir mon jeu. Ça pris un certain temps pour y arriver, mais j’ai trouvé ma voie. »

Appelez cela trouver sa voie quand tu deviens l’un des meilleurs passeurs de l’histoire du hockey, c’est minimiser des accomplissements exceptionnels.

« Il maîtrisait son art », a dit à LNH.com, Brett Hull. « Son habileté à passer la rondelle et à anticiper les jeux ressemblait à ce que pouvait faire Gretzky. »

Oates a amassé 1079 assistances au cours de sa carrière et comme joueur de centre, il n’est devancé que par Wayne Gretzky, Ron Francis et Mark Messier, qui sont tous membres du Panthéon de la renommée. Il vient au sixième rang de tous les passeurs (Raymond Bourque et Paul Coffey, deux défenseurs membres du Panthéon de la renommée, ont aussi récolté plus d’aides) et son total de 1420 points lui permet d’occuper la 16e position de tous les joueurs.

Il a disputé 1337 matchs au cours de sa carrière, ce qui le classe au 48e rang de la liste.

« Dès sa deuxième saison avec les Red Wings, on a pu constater sa vision, sa patience avec la rondelle, sa créativité et sa capacité à faire des jeux », a indiqué le directeur général du Lightning de Tampa Bay et lui aussi membre du Panthéon de la renommée, Steve Yzerman.

« Il avait de bonnes mains, une grande vision du jeu et il était très imaginatif. Dès sa deuxième saison, on pouvait voir qu’il était un joueur spécial. »

Et à sa 13e saison, quand Oates a aidé les Capitals à atteindre la finale de la Coupe Stanley en 1998 pour la première fois de leur histoire, il n’y avait plus aucun doute à son sujet, même s’il jouait toujours dans l’ombre des marqueurs.

« C’est le genre de sélection pour le Panthéon de la renommée qui te rend heureux et fier de ceux qui ont pris cette décision, parce que tu réalises qu’ils savent ce qu’ils font », a déclaré le directeur général des Capitals, George McPhee. « Adam Oates était tout un joueur - un excellent joueur -, je ne suis pas certain que les gens ont réalisé combien il était bon. Il a été un joueur sous-estimé pendant plusieurs saisons, mais il y a eu plusieurs personnes au sein du comité de sélection du Panthéon de la renommée qui ont réalisé combien il était bon. C’est gratifiant, il mérite sa place. »

Oates donne tout le crédit à son père, David, pour lui avoir enseigné toute l’importance d’une passe et de lui avoir permis de perfectionner cette compétence pour la transformer en une science, avec la LNH comme laboratoire.

« Mon père est britannique et il était un joueur de soccer. Il a grandi en observant Stanley Matthews, une légende du soccer là-bas, une sorte de Gretzky, a dit Oates. Dans notre famille, on devait copier ce joueur et passer la rondelle, parce que si tu apprenais à bien passer la rondelle, tu apprenais le jeu et tes coéquipiers allaient t’aimer. C’est là que tout a commencé, j’étais joueur de centre et le tout a évolué. »

Oates attribue une partie de ses succès aux nombreuses heures qu’il a passé avec son bâton quand il était petit garçon à Markham en Ontario, afin d’améliorer ses habiletés.

Il rend aussi hommage à son entraîneur au collège, Mike Addesa, qui lui a enseigné les subtilités du hockey.

« Il m’a emmené à être totalement dédié, a indiqué Oates. Il m’a emmené à un autre niveau en ce qui concerne la connaissance du jeu. »

Oates a également rendu crédit à ses coéquipiers, dont Hull et Cam Neely, tous deux membres du sélect club de 50-en-50 (50 buts en 50 matchs), qui ont accompli ce rare exploit en jouant avec Oates alors qu’ils bénéficiaient de ses exceptionnelles habiletés de passeur.

Peter Bondra a connu sa seule saison de 50 buts quand il a joué aux côtés de Oates, faisant de ce dernier le seul centre à avoir joué avec trois marqueurs de 50 buts.

Oates a aidé Hull à connaître des saisons de 72, 86 et 70 buts de 1989 à 1992.

« Certaines personnes m’ont dit que j’aurais pu marquer 1000 buts si nous avions continué à jouer ensemble », a déclaré Hull, qui a terminé sa carrière avec 741 buts.

« Regardez ce que Cam Neely et Peter Bondra ont accompli quand ils ont joué avec lui. Il est évident qu’Adam a joué un rôle important dans leurs exploits. »

Hull a marqué 50 buts en 49 matchs en 1990-1991 et en a inscrit 50 en 50 au début de la saison 1991-1992. Oates a totalisé 149 assistances en 115 matchs durant ces deux saisons.

Il a été échangé aux Bruins de Boston le 7 février 1992 en raison d’une dispute salariale.

Hull n’a pu jamais flirter avec les 70 buts.

« Nous avions 26 ans à cette époque, c’était magique », s’est rappelé Oates.

À sa première saison complète à Boston, Oates a connu sa meilleure campagne en totalisant 142 points en 1992-1993. Il avait dominé la ligue avec 97 assistances et il regrette toujours de ne pas avoir atteint le plateau des 100 aides.

« Brett m’a permis d’amener mon jeu à un autre niveau, a dit Oates. Il m’a donné confiance et quand je suis arrivé à Boston, j’ai eu la chance de jouer avec Raymond (Bourque), qui m’a aussi permis d’améliorer mon jeu défensif. Nous avions une bonne équipe et encore là, j’ai augmenté ma confiance en tant que joueur. »

Une saison plus tard, Oates a aidé Neely à marquer 50 buts en 49 matchs. Oates a terminé la saison avec 80 assistances.

« Tout comme Gretzky et (Mario) Lemieux, il fait partie des grands passeurs de tous les temps, a louangé McPhee. On ne réalise pas toujours comment un joueur peut-être bon jusqu’à ce qu’on travaille avec lui. Il était un exceptionnel joueur. »

Oates n’a jamais remporté la Coupe Stanley. Il ne qualifie pas ce manque comme un regret, même si avec le recul il sait qu’il est venu bien près de mettre la main sur le précieux trophée, tant à titre de joueur que d’assistant-entraîneur avec les Devils du New Jersey la saison passée .

Oates considère que si les Blues n’avaient pas perdu les services de Scott Stevens au début des années 1990, ils auraient pu remporter la Coupe Stanley.

Il a participé à deux reprises à la finale.

En 1998, les Capitals ont été balayés par les Red Wings, et en 2003, les Ducks d’Anaheim ont perdu en sept matchs contre les Devils du New Jersey.

Au printemps dernier, Oates était entraîneur adjoint avec les Devils quand ils ont perdu en six matchs contre les Kings de Los Angeles.

Il poursuivra sa conquête pour la Coupe à titre d’entraîneur en chef des Capitals puisque McPhee l’a embauché quelques heures avant qu’il n’apprenne qu’il avait été sélectionné pour faire son entrée au Panthéon de la renommée.

« Il est évident que j’aimerais remporter la Coupe Stanley, a admis Oates. Mais je ne peux pas dire que j’ai perdu le sommeil en n’ayant pu inscrire mon nom sur le trophée, car j’ai joué 19 ans dans la LNH et je considère que c’est assez incroyable. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à : @drosennhl

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