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Le soir où Jacques Plante a fait l’histoire

jeudi 2012-11-01 / 13:48 / LNH.com - Nouvelles

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Le soir où Jacques Plante a fait l’histoire

Il était environ 19h10 ce 1er novembre 1959 lorsque l’histoire du hockey a soudainement changé.

Ce soir-là le Canadien, qui n’avait perdu que deux de ses 13 matchs précédents, affrontaient les Rangers, qui n’avaient gagné que deux de leurs 11 derniers, au Madison Square Garden de New York et, à la quatrième minute de jeu, Jacques Plante était atteint au visage par un tir d’Andy Bathgate.

Stan Fischler, qui était sur place pour The Hockey News et The New York Journal-American, se rappelle très bien ce qui s’est passé.

« Le Canadien avait perdu la rondelle et les Rangers contre-attaquaient. Andy Bathgate, qui possédait le tir le plus puissant chez les attaquants des Rangers, a reçu une passe dans le territoire du Canadien, raconte-t-il. Andy était réputé pour la force de son lancer frappé mais cette fois il s’en est remis à son revers en profitant du fait que le gardien avait la vue partiellement cachée. Comme Maurice Richard, qui jouait pour le Canadien, Bathgate avait aussi un lancer du revers dangereux et celui-ci a atteint Plante en pleine figure. Comme la vieille salle de presse du MSG était suspendue à la mezzanine, j’étais assis presque juste au-dessus de la patinoire.

« J’ai vu Plante s’effondrer sur la glace dans un bain de sang. Il était évident que c’était sérieux et le soigneur du Canadien s’est précipité vers le gardien, qui a été escorté au vestiaire en laissant une traînée de sang sur la glace. »

Red Fisher, qui a suivi les matchs du Canadien pendant plus de 50 ans, travaillait au Montreal Star à l’époque et il décrit ainsi ce qu’il a vu après que Plante ait été atteint.

« Il était coupé du coin de la bouche jusqu’à la hauteur du nez », se souvient le doyen des journalistes de la LNH. « Essayez d’imaginer la douleur qu’il ressentait.

« Je me suis dépêché vers le vestiaire et là j’ai vu Plante, qui se regardait dans le miroir en isolant sa coupure. 'C’est très laid', qu’il m’a dit, et j’ai répondu: 'Oui, bien tu auras eu un bon début de match Jacques.'

« Il s’est ensuite étendu sur une table pour recevoir des points de suture. »

Après un délai de 21 minutes, Plante était de retour au banc du Canadien. Le grand Jean Béliveau se rappelle la réaction des joueurs quand il s’est adressé à son entraîneur Toe Blake.

« Jacques est revenu au banc des joueurs et il a dit à Toe: 'Je suis prêt à continuer mais je vais devoir porter mon masque'. Il le portait à l’entraînement mais Toe n’avait jamais aimé le masque jusqu’à cet incident à New York. »

« Lorsqu’il a sauté sur la patinoire avec le masque, on pouvait sentir et entendre les murmures dans la foule », se souvient Fisher.

Le Canadien a gagné 3-1.

« Avant le match suivant, poursuit Fisher, Toe Blake m’a dit: 'Il ne portera pas le masque'. Et Plante m’a dit: 'Si je ne porte pas le masque, je ne joue pas.' C’était Jacques Plante. »

 

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