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Cinq questions : Ruff parle des nouveaux défis à Buffalo

jeudi 2012-11-01 / 13:07 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions : Ruff parle des nouveaux défis à Buffalo

LNH.com publiera périodiquement une série appelée « Cinq questions avec… », un article incluant questions et réponses qui visera à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages influents du hockey.

Aujourd’hui, LNH.com s’entretient avec l’entraîneur en chef des Sabres de Buffalo, Lindy Ruff.

Au cours des 14 dernières saisons, Lindy Ruff s’est retrouvé à la barre de Sabres de Buffalo, pour le moins qu’on puisse dire, on pourrait qualifier ce parcours d’imprévisible.

Ruff, qui s’est amené à Buffalo peu après l’embauche de Darcy Regier en tant que directeur général des Sabres à l’été 1997, a mené son équipe en finale de la Coupe Stanley en 1999 et au trophée du Président en 2006-07. Buffalo a participé à la finale de l’Association de l’Est à quatre occasions, sous les ordres de Ruff, mais la dernière fois remonte à la saison 2007.

Ruff, 52 ans, a survécu à quelques changements de propriétaire, à la fluctuation de la masse salariale de l’équipe, à des joueurs qui ont fait défection via le marché de l’autonomie, ainsi qu’à trois saisons sans participer aux séries éliminatoires depuis 2008.

Aujourd’hui, Ruff est à 44 victoires du plateau des 600, et il travaille fort d’une prolongation de contrat de plusieurs saisons paraphée au terme de la saison 2010-11. Cette saison est sa 25e au sein de l’organisation des Sabres, dont 10 en tant que joueur, de 1979 à 1989, et malgré toute son appréciation envers la communauté, il affirme ne pas avoir le droit de se sentir trop à son aise.

Pourquoi ? Pour le savoir, il vous faudra lire la suite.

Voici Cinq questions avec… Lindy Ruff.

Vous êtes à Buffalo depuis 14 saisons et certains diront que lorsque vous êtes en poste trop longtemps au même endroit, vous finissez par vous sentir trop confortable. Vous sentez-vous à l’aise, peut-être même un peu trop ?

« Je pense que ce qui me retient de me sentir trop confortable est le fait qu’au cours de mon passage, il y a eu des changements de propriétaires aux deux ou trois ans.

« Ça a débuté avec le groupe Knox, puis avec la famille Rigas et ensuite, la ligue a été propriétaire pour une année. S’est alors amené Tom Golisano et Larry Quinn et présentement, c’est Terry Pegula le propriétaire. Cette situation empêche de se sentir trop confortable.

« Nous avons essayé plusieurs choses. Différents groupes se sont présentés avec différentes idées à propos de la façon de diriger et de construire une équipe. Nous sommes sortis du dernier lock-out avec une des meilleures formations et de très bonnes chances de gagner. Présentement, nous avons Terry Pegula qui est formidable. À lui seul, il a apporté un vent de fraicheur. »

Pour poursuivre, mais cette fois en parlant des joueurs, considérant le fait que le hockey est un sport en perpétuel changement, comment êtes-vous arrivé à vous renouveler et à garder le même poste aussi longtemps, avec la constante évolution des joueurs ?

« J’ai vécu quelques expériences formidables au cours des cinq ou six dernières années, en côtoyant des grands de ce sport. Premièrement, je suis allé au Championnat du monde, pour diriger en compagnie de Dave Tippett et Barry Trotz, alors que nous avons perdu en finale pour l’obtention de la médaille d’or, en 2009. Puis, j’ai participé à des rencontres en comité, à l’été 2009, avec Mike Babcock, Ken Hitchcock et Jacques Lemaire. Le fait d’avoir ces réunions durant l’été, puis de côtoyer Jacques Lemaire durant quelques semaines, lors des Jeux olympiques, c’était un vrai régal. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’il a accompli comme joueur et comme entraîneur. Beaucoup de bonnes idées ont émergé de ces quelques années. Les joueurs sont revenus et nous-nous sommes dit que nous allions essayer telle ou telle chose. Cette expérience s’est avérée une excellente façon de rafraîchir notre personnel et d’apporter de nouvelles idées.

« Cette expérience s’est révélée une opportunité pour partager des idées sur la façon de jouer et de peaufiner chaque détail, en compagnie de ces entraîneurs, lors d’un symposium de trois jours, tenu avant les olympiques. C’est quelque chose qui a aidé à maintenir une saine atmosphère et à garder les idées claires. »

Toujours sur le même sujet, nous entendons toujours parler des joueurs lors des olympiques, mais qu’est-ce que ça a représenté pour vous, en tant qu’assistant entraîneur de l’équipe du Canada à Vancouver, il y a deux ans ?

« Avec tout ce qui a été dit à propos du fait de faire partie du personnel d’entraîneurs en vue des olympiques, dans notre propre pays, en plus d’être l’équipe favorite, du moins, un échec aurait constitué une grande déception, je ne sais pas s’il n’y a un sentiment plus satisfaisant que d’y parvenir.

« Nous n’avons pas emprunté le chemin le plus facile. Nous avons subi la défaite face à l’équipe Américaine, il a fallu prendre le chemin le plus long pour y arriver. Il a fallu vaincre une équipe Russe puissante, puis nous avons fait face à un déficit d’un but, tard, lors du match pour l’obtention de la médaille d’or, nous nous sommes retrouvés au bord du précipice, là où vous devez lutter contre vos émotions, tout près de la médaille d’or, quand soudainement, le match se retrouve à égalité.

« Mais l’euphorie de la victoire, de la façon dont nous l’avons fait, on n’aurait pu écrire un scénario plus parfait. Ce n’est pas une chose que vous voulez scripter comme entraîneur. À la fin, vous pouvez dire à tout le monde que ce fut une expérience incroyable, mais vous n’auriez pas aimé vous retrouver dans mes souliers lors des cinq ou six derniers jours, à cause de la nature incontrôlable de la situation. La préparation et l’atmosphère qui viennent avec ces matchs. Vous pouvez vous faire battre par un gardien en feu ou par un ou deux jeux, vous ressentez toute cette gamme d’émotions.

« Nous avons eu beaucoup de plaisir en cours de route. Nous avons passé du bon temps. Je n’échangerais ces moments pour rien au monde. »

Plusieurs amateurs de hockey n’oublieront jamais la parcours de Buffalo jusqu’en finale de la Coupe Stanley en 1999, et ce qui est survenu au cours de cette série, avec le but controversé de Brett Hull pour l’obtention de la Coupe. Mais ce n’était pas votre unique présence en finale. Que retenez-vous du parcours des Panthers jusqu’à la ronde finale en 1996, alors qui vous étiez entraîneur adjoint en Floride ?

« Je m’en souviens très bien, notamment de quelques grands moments dans certaines rondes, comme lorsque nous avons vaincu Boston et même certains buts qui ont été marqués.

« Comme adjoints à l’entraîneur, Duane Sutter et moi nous occupions également de la vidéo et des montages à la suite des matchs, les moments importants ; j’ai encore ces bandes dans des boîtes. Il y a quelques années, j’ai ressorti une d’entre elles dans l’objectif de la présenter lors d’une clinique de hockey pour les entraîneurs et j’ai ri en regardant certains trucs que nous avions montés. Il y avait des milliers de rats lancés sur la patinoire lorsque nous affrontions Pittsburgh. Tom Barrasso se réfugiait dans son filet alors que les rats de plastique étaient pelletés hors de la patinoire.

« L’excitation de la victoire à Pittsburgh et le fait de devoir se hâter pour prendre l’avion vers Denver, pour débuter la finale de la Coupe Stanley qui prenait place une journée et demi plus tard, c’était enivrant. Je me souviens d’une avance de 1-0, tard, lors de la première partie contre l’Avalanche et je me suis mis à penser que nous avions une chance, avant de finalement perdre cette rencontre. Ce fut le point tournant. Émotionnellement, nous étions sur une bonne séquence, mais nous arrivions à gagner en travaillant d’arrache-pied, nous étions surclassés sur certains aspects, mais notre équipe était incroyablement travaillante.

« Je vois encore les buts, les moments importants. Je me souviens encore des lignes que nous utilisions comme [Tom] Fitzgerald, [Bill] Lindsay et Stu Barnes. Je pourrais encore énumérer les trios formés. C’est l’un de mes moments favoris. De prendre une équipe comme celle-là, construite avec des joueurs laissés pour contre par les autres équipes lors d’un repêchage d’expansion et de se retrouver en finale de la Coupe Stanley, c’était très plaisant. »

Dernière question pour vous et c’est à propos de Buffalo : Qu’en est-il de cette ville que vous appréciez et même que vous aimez, est-ce votre demeure pour vous et votre famille ?

« C’est une communauté formidable ici et les gens se soucient les uns des autres et prennent soin des autres. J’ai vécu à différents endroits au cours de ma carrière où il était même difficile de connaître mes propres voisins. Ici les gens font des choses pour les autres, même s’ils ne les connaissent pas. C’est une belle communauté, nous sommes extrêmement choyés, on touche du bois, à l’idée de laisser mes enfants grandir dans une communauté et de ne pas les trimballer un peu partout, ce qui est très commun chez la plupart des entraîneurs de la LNH.

« Je suis à la maison. J’ai joué durant 10 ans ici, j’y suis revenu par la suite et j’y suis depuis 15 années de plus. En somme, je vis ici depuis 1979, à l’exception de trois ou quatre ans. C’est devenu mon chez-moi. »

 

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