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Cinq questions pour Claude Julien à propos de défis à relever et d’adversité à affronter

dimanche 2012-10-28 / 9:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

LNH.com publiera périodiquement une série appelée « Cinq questions avec… », un article incluant questions et réponses qui visera à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages influents du hockey.

Aujourd’hui, rencontre avec l’entraîneur en chef des Bruins de Boston, Claude Julien.

Tout en se tenant prêt pour un éventuel début de saison dans la LNH, Claude Julien s’assure de suivre de près tout ce qui se passe dans l’organisation des Bruins de Boston.

L’entraîneur s’est rendu à Providence pour voir à l’œuvre la filiale des Bruins dans la Ligue américaine. Il a aussi voyagé avec son directeur général Peter Chiarelli pour aller voir jouer quelques-uns des meilleurs espoirs juniors de l’organisation. Et il continue de se rendre à son bureau au moins quatre jours par semaine pour préparer son travail en vue du retour des joueurs de la LNH sur les patinoires.

Et dimanche, cet entraîneur qui a gagné une Coupe Stanley et une Coupe Memorial aura une occasion de garder ses réflexes aiguisés derrière un banc en dirigeant une équipe de hockey mineur qui a gagné ses services lors d’une tombola au profit de la Fondation des Bruins et du hockey mineur local.

Cet emploi d’une journée n’est évidemment pas la raison pour laquelle LNH.com a contacté Julien, mais pour une première question, ça en valait bien une autre…

Voici donc cinq questions avec Claude Julien.

Auriez-vous pensé qu’un jour vos talents d’entraîneurs feraient l’objet d’un prix dans une tombola?

« Ça ne m’avait jamais traversé l’esprit, mais dans les circonstances je suis content que ça arrive. C’est certainement quelque chose qui peut bénéficier à plusieurs personnes et certainement aux jeunes qui ont gagné le prix. Et on a ramassé du bel argent pour le hockey mineur et notre fondation. Je ne peux pas dire que je l’avais prévu donc mais je suis heureux que ce soit arrivé. »

Quel a été le plus grand défi de votre carrière d’entraîneur, et vous pouvez remonter jusqu’à l’époque chez les juniors?

« Il y en a deux qui m’ont davantage marqué et un d’entre eux remonte justement à mon époque junior. Après avoir gagné la Coupe Memorial à Hull (1997), nous nous sommes retrouvés avec seulement trois vétérans de retour et ces trois étaient pratiquement des joueurs de soutien la saison précédente. De plus nous avions cédé beaucoup de choix au repêchage pour construire notre équipe championne. Il nous a fallu ramasser plusieurs joueurs laissés de côté par d’autres formations mais nous sommes parvenus à atteindre les séries. Je pense que c’était déjà un défi en soi. L’année suivante, on s’est retrouvé avec 17 recrues et on s’est rendu au septième match de la finale. Ces deux années ont été très spéciales pour moi.

« Au niveau professionnel, je parle encore de ma première saison à Boston (2007-08). Nous essayions de remettre cette équipe sur le bon chemin. Nous avons perdu Patrice Bergeron au début de la saison en raison de cette commotion cérébrale mais nous sommes parvenus à atteindre les séries et avons poussé le Canadien à un septième match après qu’il ait fini au premier rang de l’Association Est. Ces sortes d’équipes négligées, avec des joueurs plutôt de style plombier et dur à l’ouvrage, quand vous pouvez les convaincre qu’elles peuvent réaliser quelque chose, cela me comble vraiment. »

Vous avez été congédié à deux reprises, à Montréal puis au New Jersey. Pouvez-vous nous expliquer vos sentiments d’alors et ce qui suit un événement semblable?

« À Montréal, comme je l’ai souvent mentionné, je ne l’avais pas vu venir. Je ne m’y attendais pas. C’était la première fois que j’étais congédié dans toute ma carrière, alors on ne sait pas trop comment réagir. Mais j’ai eu la chance de recevoir un appel peu de temps après, pendant les Jeux d’hiver (de 2006), et il y a eu tout de suite de l’intérêt à mon endroit. C’était une bénédiction d’être au moins capable de relaxer en surveillant la fin de la saison puisque je savais que j’aurais l’occasion de revenir dans la LNH. C’est la plus grosse crainte: est-ce que je vais avoir une deuxième chance?

« Je l’ai eue (avec les Devils) et ça ne s’est pas passé exactement comme je l’aurais souhaité, mais nous avons amassé 103 points avec une équipe de première position et je pense toujours avoir amené cette équipe au niveau qui était le sien. Mais on s’attendait à encore plus de moi. J’ai donc été congédié une deuxième fois mais j’été chanceux d’une certaine façon parce que le téléphone a sonné peu de temps après de sorte que je n’ai pas eu beaucoup de temps à m’inquiéter de mon avenir. »

Parlez-nous de la rivalité Boston-Vancouver: y a-t-il autant de haine qu’on le pense?

« Aucun doute. Aucun doute que ce soit le cas. Et c’est foncièrement juste à cause de ce qui était à l’enjeu. Avant la finale de la Coupe Stanley nous affrontions les Canucks une fois ou deux par année et c’était des affrontements bien disputés, avec respect. Mais il s’est passé beaucoup de choses dans cette finale qui ne pouvaient faire autrement que provoquer de l’animosité et ç’a débordé. On a vu la saison dernière quand les Canucks sont venus à Boston qu’ils étaient une équipe déterminée à prouver qu’ils pouvaient nous battre à la maison. Ils avaient la vengeance en tête et ils ont fait un excellent travail. C’a été un bon match. Je me rappelle cet événement malheureux lorsque Milan Lucic a été expulsé alors qu’il n’aurait pas dû l’être, mais c’est ça l’animosité.

« Et je pense que ça va durer. Je me suis mis à la place des Canucks. Quand vous considérez tout ce que vous devez accomplir dans une saison pour atteindre la finale, que vous aboutissez à un septième match à domicile et que vous vous retrouvez les mains vides, je sais ce que j’aurais ressenti si j’avais été à leur place. Je comprends leur point de vue.

« Affronter Vancouver m’excite beaucoup plus qu’avant. Les Canucks sont devenus de grands rivaux et cela ajoute encore au plaisir du sport. On aime créer de l’attention et de l’intérêt, ce c’est ce que nous avons fait. Ils entourent notre match sur leur calendrier et nous faisons la même chose. »

Une question sur la philosophie du coaching: vous êtes à l’étranger, avec un but d’avance au milieu de la troisième période, allez-vous continuer de forcer le jeu ou jouer de prudence?

« Je dis à nos joueurs, et ils vont l’attester, que je ne veux jamais les voir jouer sur leurs talons. Allez-vous leur rappeler d’être certain qu’il y aura toujours un attaquant prêt à revenir aider la défense? Oui. Mais je ne veux pas qu’ils se débarrassent de la rondelle et qu’ils attendent passivement. Je veux qu’ils fassent de l’échec-avant, qu’ils causent un revirement. Pour moi, il faut se donner une avance, puis l’augmenter.

« Si nous avons un but d’avance, l’objectif est d’augmenter cette avance. Il ne faut surtout pas jouer sur ses talons. Cela dit, tard dans un match il ne faut pas non plus forcer des jeux en zone centrale. Quand on lance la rondelle au fond de la zone adverse, je veux que les gars fassent de l’échec-avant avec un seul but, celui de reprendre la rondelle. Avec une avance d’un but, je veux qu’on continue d’attaquer, mais je ne veux pas qu’on joue de façon nonchalante en zone centrale. Débarrassez-vous de la rondelle mais poursuivez-la et voyons si on ne peut pas marquer un autre but. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

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