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Vingt ans après sa sortie, le film The Mighty Ducks demeure un classique

samedi 2012-10-27 / 9:00 / 92/93 - La meilleure saison?

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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Vingt ans après sa sortie, le film The Mighty Ducks demeure un classique

En octobre 1992, un groupe disparate de jeunes joueurs de hockey devenaient les vedettes d’un énorme succès commercial, lequel a servi de base à deux suites, un nombre incalculable de jouets, une série animée, et une équipe de la LNH, une première dans le monde du sport.

Comme c’est le cas pour la plupart des films qui deviennent des classiques, The Mighty Ducks (« Jeu de puissance », au Québec) a pris naissance dans l’esprit d’un scripteur au chômage qui travaillait depuis son appartement.

« J’étais un jeune scripteur sans emploi qui venait tout juste de déménager à Hollywood. Je pensais à mes expériences dans le hockey mineur de New York », explique Steven Brill, qui est aussi l’auteur des deux suites du film original. « Puisque je n’avais pas d’emploi, je passais le temps en allant patiner. Mon colocataire et moi allions à la patinoire pour tuer le temps. »

Le colocataire et partenaire de patin de Brill, Peter Berg, est maintenant l’un des réalisateurs les plus connus d’Hollywood, lui qui a notamment réalisé les films Friday Night Lights et Hancock. À l’époque, les deux hommes comblaient leur besoin de hockey en allant patiner à l’aréna du quartier et en assistant aux parties des Kings. Toute cette inspiration a aidé Brill dans l’écriture du scénario de The Mighty Ducks.

Un an plus tard, les Kings transigeaient pour obtenir Wayne Gretzky.

« J’ai écrit le scénario en 1987. C’était tout juste avant l’échange de Gretzky, raconte Brill au LNH.com. Cette transaction a probablement beaucoup contribué au projet. »

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Du jour au lendemain, Los Angeles a été entraînée dans la fièvre Gretzky, et les dirigeants des Studios Walt Disney sont devenus très enthousiastes à propos du scénario de Brill.

À la même période, le scénariste écrivait une émission de télévision mettant en vedette un obscur acteur du nom de Brad Pitt. Cette émission, intitulée Glory Days, n’a pas fait long feu, mais de grandes choses attendaient Brill chez Disney.

« [Michael] Eisner, qui était le président de Walt Disney Company, était un grand partisan de hockey. Ses deux enfants pratiquaient ce sport », explique Jordan Kerner, qui a coproduit le film en compagnie de Jon Avnet. « Il y avait une forte culture de hockey chez Disney, alors tout le monde a aimé le scénario dès le début. »

Après avoir tourné le film au Minnesota, Disney a diffusé le long-métrage en octobre 1992. Malgré le fait qu’il ait été diffusé dans un nombre considérablement plus petit de salles que d’autres films, The Mighty Ducks a pointé au deuxième rang des recettes à sa première semaine avec plus de 7 millions $. Brill, très souriant, était accompagné à la première new-yorkaise par un vieil ami, qui venait d’être ajouté à la distribution de Saturday Night Live, Adam Sandler.

The Mighty Ducks a finalement rapporté plus de 50 millions $ à l’échelle du pays, et Disney a immédiatement commencé à travailler sur une suite. Cette dernière allait prendre une signification encore plus importante lorsque Eisner et Walt Disney se sont vu octroyer une équipe de la LNH moins d’un an après la sortie du film original.

« Je me souviens que j’étais en coulisse avec Eisner avant l’annonce de la naissance de l’équipe, mais personne ne connaissait le nom de celle-ci, se rappelle Brill. Dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé que l’équipe porterait le nom des Ducks, encore moins des Mighty Ducks. »

Quelques jours avant la fin de la saison 1992-93, le recruteur professionnel de Montréal Jack Ferreira a été nommé directeur général de l’équipe. Alors qu’il avait la tâche d’assembler une équipe par le biais du repêchage d’expansion et du repêchage annuel en à peine trois mois, les premières réunions de Ferreira eurent lieu avec l’équipe des costumes.

« Nous sommes allés à Disneyland, là où ils avaient dessiné les uniformes, raconte Ferreira. À l’origine, le vert et l’or devaient être les couleurs de l’équipe. Ce n’était pas particulièrement réussi. C’était trop éclatant. Ça me rappelait trop les Ice Capades. »

Dans un exemple parfait de synergie, l’aréna d’Anaheim, construit en 1993, a accueilli deux équipes de Disney : l’équipe de la LNH et leur équipe de production du film. Michael Graves, qui avait auparavant conçu de nombreux parcs thématiques de Disney, était l’architecte de l’aréna, lequel a servi de plateau principal à D2 : The Mighty Ducks, qui allait paraître sur les écrans en 1994.

Ferreira a même participé au film en tant que figurant, lui et son épouse faisant partie des spectateurs pendant le tournage du deuxième film.

« Nous étions dans la foule pour quelques scènes, mais nous n’apparaissons pas dans le film, explique Ferreira. Je portais un blouson aux couleurs des États-Unis; je me disais que je pourrais me repérer si jamais je passais à l’écran. »

Ferreira n’a peut-être pas survécu au montage des films The Mighty Ducks, mais cette trilogie a tout de même joué un grand rôle dans l’augmentation de la popularité du hockey aux États-Unis. La preuve peut paraître anecdotique, mais USA Hockey a rapporté que les inscriptions au hockey mineur ont explosé entre les deux premiers films de la série.

Pour la saison 1991-92, soit juste avant la parution du premier film, le nombre d’inscriptions reçues par USA Hockey s’élevait à 189 549. L’année suivant la sortie de The Mighty Ducks, 220 495 joueurs évoluaient dans le hockey mineur aux États-Unis. À l’aube de la saison 1994-95, un an avant la sortie du troisième volet de la série, les inscriptions ont plafonné à 295 451, une hausse remarquable de 56 % par rapport à trois ans plus tôt.

« Ce film s’adressait à un auditoire d’un certain âge, et c’est exactement cet âge que j’avais à l’époque. Il a vraiment capté notre attention à nous, les jeunes joueurs de hockey. C’était excellent. C’était un très bon film, qui nous faisait rire. On pouvait voir des enfants tenter de reproduire les choses qu’ils ont vues dans le film », se rappelle l’ancien joueur de la LNH Ben Clymer. Ce dernier, qui a grandi au Minnesota, a évolué avec et contre les jeunes joueurs qui ont joué dans le premier film des Ducks. « C’était amusant de voir ses amis à l’écran dans ce film. C’est surréaliste de voir quelqu’un que l’on connaît sur un écran de cinéma. »

Deux décennies après la sortie du premier film, la trilogie demeure l’un des succès les plus retentissants de tous les temps dans l’univers des films de sport. De plus, Kerner et Brill entretiennent l’espoir de ramener la série au grand écran.

« Nous pensons à quelques histoires que nous voudrions raconter. C’étaient des personnages exceptionnels, déclare Kerner. Cette idée ne veut pas s’en aller. Je ne suis pas près de la laisser partir non plus. Nous l’avons laissé dormir pendant 14 ans après la sortie du troisième film. Mais on y travaille en ce moment. »

 

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