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La nouvelle vie en Californie de Bruce Boudreau

vendredi 2012-10-26 / 9:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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La nouvelle vie en Californie de Bruce Boudreau

LNH.com publiera périodiquement une série appelée « Cinq questions avec… », un article incluant questions et réponses qui visera à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages influents du hockey.

Aujourd’hui, rencontre avec l’entraîneur en chef des Ducks d’Anaheim : Bruce Boudreau

Bruce Boudreau observe des vidéos de vieilles parties de hockey et prend des notes à mesure qu’il les regarde. Une manière de se tenir occupé et à jour pendant la durée de l’arrêt de travail.

Boudreau raconte à LNH.com qu’il vient juste de terminer le visionnement d’une poignée de parties des Ducks, datant de la saison 2007 et de quelques parties du temps où il était entraineur des Capitals. Il a même regardé quelques vieilles rencontres des Canucks.

L’entraîneur des Ducks ne recherche rien de bien précis, il prend plutôt des notes de choses telles que des changements de lignes trop lents, pour s’assurer qu’au retour de ses joueurs chez les Ducks, il aura des points importants à cibler.

Boudreau apporte également son aide derrière le banc de l’équipe de son fils Brady, 14 ans, au niveau secondaire à Anaheim.

Parlant de ce niveau de hockey, Boudreau et son personnel d’entraineurs ont récemment tenu un séminaire à l’attention des entraineurs des 14 équipes de la Ducks High School Hockey League, séminaire qui incluait également les pilotes du Junior Ducks program, du Lady Ducks Orange County Hockey Club et du Ice d’Anaheim.

Ils y ont présenté une vidéo d’une heure et ont tenu une session de questions et réponses avec le groupe formé d’une cinquantaine d’entraineurs. Du groupe, on retrouvait d’anciens joueurs des Ducks, tels Craig Johnson et Dave Karpa, aujourd’hui entraîneurs au sein de la Ducks High School Hockey League.

Toujours affable et n’ayant pas peur de donner son opinion, Boudreau a également offert de son temps à LNH.com, acceptant de répondre à notre propre série de questions et réponses, à propos de sujets divers comme la vie dans le sud de la Californie, le fait d’être loin de la Côte Est, de ses vieux amis, de ses nouvelles connaissances et d’un rôle qui lui est familier.

Voici donc cinq questions avec Bruce Boudreau :

En tant que personne native de l’Ontario, endroit où vous avez grandi, en véritable résidant de la Côte Est, comment êtes-vous arrivé à vous ajuster à ce déménagement dans le sud de la Californie ?

« Le déménagement en tant que tel s’est bien déroulé, bien franchement, lorsque vous vous réveillez le matin et que la température est formidable… Une chose qui est bien, c’est que lorsque je me réveille à six heures, tous les matins, je peux déjà savoir ce qui se trame puisqu’il est déjà neuf heures dans l’Est. C’est un avantage. L’an dernier, l’autre avantage était de pouvoir regarder tous les matchs disputés plus tôt et également les rencontres disputées plus tard. Lorsque vous êtes dans l’Est, même si vous avancez que vous regardez tous les matchs, ce n’est pas le cas. Ils finissent trop tard et vous devez vous lever tôt.

« Mais de dire que l’Ontario et mes amis ne me manquent pas serait un mensonge. C’est difficile. Si j’étais à Washington et que la situation du présent lock-out se présentait, je pourrais conduire jusque chez ma mère, à seulement six ou sept heures de route. Si des amis habitaient plus près, ils pourraient venir nous visiter le temps d’un week-end. C’est plus difficile maintenant, spécialement pour mes enfants, j’en ai deux à Ottawa et un autre qui joue au hockey à Paris. Mon fils de 14 ans, Brady, est ici avec moi. Mais vous avez le sentiment que si quelque chose devait mal tourner, il faut du temps pour se rendre là-bas. Ma mère est âgée de 80 ans.

« Quand vous parlez du fait d’être loin de sa famille, c’est difficile car vous ne pouvez pas leur dire de simplement venir faire un tour. Mais les gens ici sont formidables, la température est superbe. Je me garde occupé en aidant à diriger les équipes de mon fils, son club de hockey comme celui de son « high school ». Ça me permet de rester dans le monde du hockey. »

Sachant que Washington était un endroit spécial pour vous, pourriez-vous revenir sur ces événements et décrire à quel point il a été difficile de quitter de la façon dont ça s’est passé, congédié à la fin novembre, après un lent début de saison ?

« Eh bien, je dirais que je garde de bons souvenirs. Parfois, la déchirure est toujours légèrement négative dans votre banque de souvenirs, mais je pense que c'est une belle ville. Je ne l'avais jamais réalisé, quand je me suis pointé là-bas, à quel point c’était une ville fantastique. Je l'apprécie vraiment maintenant que je suis parti, l'histoire de la ville et les amitiés forgées là-bas. Je discute encore avec beaucoup d’entre eux. J’ignorais à quel point ces amitiés seraient durables. Je me suis bâti de très bonnes relations. Jusqu’à maintenant, je peux dire que j’y ai passé les quatre meilleures années et demi de ma vie. Ça me manque, mais j’aime les nouvelles expériences. C’est une nouvelle aventure géniale à Anaheim, j’espère que nous pourrons construire quelque chose de bien lorsque l’action reprendra dans la LNH. »

Est-ce que vous avez ressenti une satisfaction personnelle en voyant les Capitals connaître un certain succès lors des séries éliminatoires, la saison dernière, où à l’inverse, était-ce frustrant de voir cette formation se défoncer en jouent à fond de train, vous qui avez aidé à construire cette équipe ?

« Le côté gratifiant, je ne sais pas si c’est le bon mot, était que j’étais heureux pour certains individus qui, je le sais, détestaient perdre et ils ont joué avec un tel acharnement. Alors quand ils ont connu un peu de succès, en gagnant la première ronde même s’ils n’étaient pas les favoris pour la première fois en cinq ans, j’étais content pour eux.

« Malgré tout, je pense que la nature humaine étant ce qu’elle est, je ne voulais pas qu’ils gagnent. Je pense que c’est ainsi que la nature humaine fonctionne. J’espérais voir certains joueurs connaître du succès et ceux que j’aimais vraiment s’illustrer et c’est ce qu’ils ont fait. Mais pour être honnête, même si personne ne veut l’admettre, malgré que je sois en train de le faire, je ne prenais pas pour eux puisque cela aurait validé mon congédiement. »

La LNH est une ligue importante qui peur créer des égos démesurés, cependant, ce n’est pas arrivé avec vous, malgré tout le succès connu au cours de votre carrière d’entraineur. Comment y êtes-vous parvenu ?

« Je crois d’abord que je sais d’où je viens, et lorsque vous avez passé 33 ans dans les ligues mineures, vous ne prenez rien pour acquis. C’est un beau cadeau qui m’a été offert, le fait d’avoir l’opportunité de diriger dans cette ligue. Je sais à quel point il est difficile de se rendre à ce niveau, je m’assure donc de travailler toujours assez fort pour demeurer ici aussi longtemps qu’ils me le permettront.

« Vous savez quoi ? Je tire le maximum de tout ce que je peux vivre et accomplir et de tout ce qu’on me permet de faire, je l’apprécie. Je ne me dis jamais que je suis rendu au sommet et je devrais faire les choses de telle ou telle manière. Je disais justement à mon fils de 14 ans, l’autre jour, en le conduisant à l’école, lui qui veut devenir un joueur de hockey, évidemment, que j’étais si chanceux d’être une des 30 personnes dans le monde qui occupent cet emploi. À l’occasion, vous vous pincez et vous réalisez que seulement 30 personnes sur la planète occupent un tel emploi et vous voulez faire tout ce qui est nécessaire pour conserver votre poste. Si cela signifie de devoir regarder des vidéos vieilles de cinq ans pour faire de moi un meilleur entraineur lorsque rien ne se passe, c’est ce que je vais faire. »

Probablement qu’on vous parle de votre petit rôle dans le film « Lancer frappé » tout le temps, mais je dois vous demander : À quoi pensez-vous lorsque le film joue ou quand quelqu’un vous en parle ?

« Vous savez, ce que je me dis, et quelqu’un me l’a demandé hier, ce qui arrive au moins une fois par semaine, c’est que c’est amusant de voir à quel point ça a traversé les époques, car j’ai tenu un rôle si minuscule. Mais le film a été tourné il y a plus de 30 ans, je ne peux croire que ça continue. C'est un film de hockey qui a vraiment été fait par plaisir, avec un acteur vedette [Paul Newman] et un réalisateur de premier plan [George Roy Hill], qui venait de terminer la réalisation «Butch Cassidy et le Sundance Kid » à l'époque. C'était un grand film, c’est une chose vraiment très spéciale de voir son nom y être associé. »

 

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