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    Un coup d’œil aux 10 meilleurs espoirs de la Ligue junior de l'Ontario

    mardi 2012-10-23 / 6:00 / LNH.com - Repêchage de la LNH 2013

    Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

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    Un coup d’œil aux 10 meilleurs espoirs de la Ligue junior de l'Ontario

    Au cours des six dernières années, à cinq reprises le joueur sélectionné au tout premier rang du repêchage de la LNH provenait de la Ligue junior de l’Ontario (OHL). Est-ce que cette tendance pourrait se poursuivre au repêchage 2013?

    Il y a toujours autant de joueurs de grand talent qui évoluent dans la OHL, mais cette saison, on y trouve un nombre anormalement élevé de joueurs offensifs surdoués.

    LNH.com a donc demandé l’avis de Chris Edwards, un recruteur de la Centrale de dépistage de la LNH en Ontario, à l’égard de quelques joueurs qui pourraient entendre leur nom appelé très tôt cette saison au repêchage de la LNH qui se tiendra au Prudential Center à Newark dans l’état du New Jersey.

    Voici, en ordre alphabétique, une liste des 10 meilleurs espoirs qui évoluent actuellement dans la OHL, accompagnée de l’analyse détaillée d’Edwards

    Justin Bailey, C, Kitchener – Bailey se retrouve pour l’instant loin de la surface de jeu, puisqu’il est à l’écart du jeu en raison d’une commotion cérébrale qu’il a subie au cours d’un match le 27 septembre dernier. Avant sa blessure, il avait participé à trois rencontres au cours desquelles il avait écopé de quatre minutes de pénalité, sans parvenir à toucher le fond du filet. Bailey s’est blessé tout juste avant de prendre part au premier CCM/USA Hockey All-American Prospects Game, une vitrine pour les 40 meilleurs espoirs américains pour le repêchage de 2013. La Centrale de recrutement de la LNH lui a aussi attribué une note de « A » dans son classement préliminaire des joueurs à surveiller en prévision du prochain repêchage.

    Cependant, l’attaquant de 6 pieds 3 pouces et un quart et 194 livres reviendra au jeu prochainement – il a reçu le feu vert pour recommencer à patiner le 17 octobre – et les recruteurs croient qu’il redeviendra le joueur qui a récolté 21 buts et 34 points en seulement 22 parties la saison dernière dans la Atlantic Youth Hockey League pour les Royals de Long Island, dont l’entraîneur est Pat LaFontaine.

    « C’est un gros bonhomme qui utilise très bien son gabarit », a déclaré Edwards au LNH.com, lui qui a pu observer Bailey cet été dans le cadre d’un camp organisé par USA Hockey à Rochester dans l’état de New York. « Il possède un excellent lancer qu’il peut décocher alors qu’il descend sur l’aile. Pour un joueur qui n’avait jamais joué dans une ligue de haut calibre auparavant, il semblait être déjà bien à l’aise. On pouvait voir qu’il possédait un certain flair offensif, et il a très bien utilisé son imposant physique. Lorsque j’ai quitté Rochester, je me disais qu’il pourrait devenir un attaquant de premier plan avec un bel éventail d’aptitudes. Je n’ai pas changé d’avis aujourd’hui. »

    Cole Cassels, C, Oshawa – Si ce patronyme vous semble familier, c’est parce que son père est Andrew Cassels, qui a passé 16 saisons dans la LNH. Cole a certainement hérité de plusieurs des habiletés de son père.

    Au sein d’une équipe qui regorge de joueurs déjà repêchés par des équipes de la LNH, Cassels n’a obtenu qu’un but et quatre mentions d’aide en neuf rencontres, mais il en a fait assez pour se démarquer, lui qui a été invité CCM/USA All-American Prospects Game au mois de septembre et qui a reçu la note « B- » dans le classement préliminaire de la Centrale de dépistage de la LNH.

    « C’est un autre jeune à qui nous pouvons apposer l’étiquette de compétiteur, analyse Edwards. Je l’ai vu jouer il y a environ une semaine, et il s’améliorait à mesure que la partie progressait. Son niveau de compétitivité était très élevé. Il s’est battu avec l’un des joueurs les plus âgés de Kingston, et il s’est très bien tiré d’affaire. Il est très habile avec la rondelle et il repère très bien ses coéquipiers en territoire offensif. Il est utilisé à la ligne bleue sur la deuxième vague de l’avantage numérique. Il possède un excellent lancer, mais il doit seulement l’utiliser davantage. Le soir où je suis allé le voir, il a tenté d’effectuer des jeux de finesse plutôt que de lancer au filet, mais c’est quelque chose qu’il va comprendre un jour. Il a un bon coup de patin en plus d’être très constant dans le cercle des mises en jeu. »

    Jason Dickinson, C, Guelph – À sa deuxième campagne dans la OHL, cet attaquant de 6 pieds 1 pouce et un quart et 179 livres est devenu un espoir de premier plan, comme en témoigne sa note de « A- » dans le classement préliminaire de la Centrale de dépistage de la LNH.

    Dickinson, qui a récolté 35 points en 63 rencontres la saison dernière, a obtenu cinq buts et quatre passes à ses neuf premiers matchs cette saison. Il affiche également un différentiel de plus 6, lui qui a terminé la campagne 2011-12 avec un différentiel de moins 15.

    « Il a un bon physique, et possède un bon coup de patin, observe Edwards. C’est aussi tout un compétiteur. En infériorité numérique, il n’hésite pas à sacrifier son corps et à se jeter devant les rondelles pour bloquer des lancers. Il ne fait pas que se placer près de la trajectoire de la rondelle, en espérant que celle-ci ne l’atteigne pas. Il se jette sur la glace et fait tout ce qu’il peut pour arrêter le lancer… Le soir où je suis allé le regarder jouer, il fonçait au filet avec vigueur. Il a d’ailleurs marqué après s’être dirigé au filet avant de s’emparer d’un retour alors qu’il était surveillé. Il possède un esprit compétitif et possède beaucoup d’habiletés. »

    Max Domi, C, London – Il est peut-être le fils de Tie Domi, mais les seules choses qu’il partage avec son père sont son nom de famille et sa petite stature.

    Max, un attaquant de 5 pieds 9 pouces et un quart, a récolté 15 points à ses huit premières rencontres, ce qui le place à égalité au huitième rang dans la OHL, alors que ses 10 mentions d’aide lui confèrent le sixième rang. Il a connu beaucoup de succès avant même le début de la campagne avec une récolte de quatre buts et six mentions d’aide en cinq matchs pour aider le Canada à remporter la médaille d’or au tournoi commémoratif Ivan Hlinka au mois d’août. Domi a reçu la note de « A- » de la part de la Centrale de dépistage de la LNH, lui qui a obtenu 49 points en 62 rencontres avec London l’an dernier (la meilleure récolte de son père Tie a été de 43 points en 60 rencontres avec les Petes de Peterborough en 1987-88).

    « Il possède de très bons instincts offensifs », déclare Edwards en parlant du jeune Domi. « Il possède de belles habiletés, et ses mains lui permettent de faire des choses que l’on ne voit plus beaucoup de nos jours; il peut contrôler la rondelle sur son côté naturel et sur son revers, et il peut effectuer de magnifiques passes soulevées des deux côtés. Je l’ai vu décocher un excellent tir du revers alors qu’il coupait au centre de la glace, chose que je n’avais pas vue depuis des années. Il n’est pas le joueur le plus imposant sur la glace, mais il n’a pas peur de s’impliquer dans l’action et d’aller dans la circulation. »

    Le seul reproche que l’on pourrait faire à Domi concerne son jeu de pieds, mais Edwards croit que la qualité du reste de ses habiletés est trop importante pour que l’on s’attarde à cette faiblesse.

    « Pour un joueur de son gabarit, il ne possède pas une vitesse phénoménale, analyse-t-il. C’est un bon patineur, mais il ne ressort pas du lot à cet égard. Il est constamment au cœur de l’action et il a toujours la rondelle sur son bâton, ce qui lui permet de créer des choses à toutes ses présences sur la patinoire. C’est un joueur excessivement dangereux. »

    Ryan Hartman, AD, Plymouth – Après avoir passé deux saisons avec l’équipe du programme de développement des États-Unis, cet attaquant de 5 pieds 11 pouces et 187 livres a choisi de s’entendre avec les Whalers au cours de la saison morte.

    Avec 38 points en 55 rencontres, Hartman a occupé le deuxième rang avec l’équipe du programme de développement des moins de 18 ans des États-Unis, et il a de plus récolté six points en six parties pour aider les États-Unis à remporter l’or au Championnat du monde des moins de 18 ans de l’IIHF.

    Au mois d’août, il a été l’un des deux joueurs admissibles au prochain repêchage à survivre à la première vague de coupures au camp d’évaluation de l’équipe nationale junior des États-Unis, ce qui lui permet toujours d’espérer se tailler un poste pour représenter son pays aux championnats mondiaux juniors en 2013. Il a aussi participé au All-American Prospects Game, et il a obtenu la note de « B » dans le cadre du classement préliminaire de la Centrale de dépistage de la LNH

    Il n’a pu faire mieux qu’une récolte d’un but, trois mentions d’aide et 36 minutes de pénalité en huit rencontres avec Plymouth alors qu’il s’ajuste au niveau de jeu de la ligue, mais les recruteurs sont toujours enchantés par ce qu’ils voient.

    « Il a très bien entamé la saison, révèle Edwards. C’est un excellent patineur doublé d’un très bon fabricant de jeux. Je crois qu’il évolue sur le deuxième trio, mais il obtient beaucoup de temps de glace en avantage numérique. Il connaîtra beaucoup de succès avec Plymouth. »

    Bo Horvat, C, London – Ce joueur de 6 pieds et 200 livres a produit à un rythme presque égal à celui de son coéquipier et compagnon de trio occasionnel Max Domi. Horvat a obtenu cinq buts et quatre passes en huit rencontres. Sa récolte de cinq buts représente presque 50 pour cent de sa production de toute la saison dernière, alors qu’il avait marqué 11 buts en 64 parties.

    Tout comme Domi, Horvat a entamé sa saison à l’avance, puisqu’il a obtenu quatre points en cinq matchs avec le Canada au tournoi Ivan Hlinka.

    « Il est très agressif en échec avant et il termine ses mises en échec, raconte Edwards. Il me rappelle beaucoup [l’espoir des Blue Jackets de Colombus] Boone Jenner. Il bloque des lancers, il s’implique physiquement, il va au filet et il fait toutes les petites choses qui permettent à son équipe de gagner. Il s’agit d’un compétiteur exceptionnel. »

    Edwards a aussi avoué qu’il était impressionné par l’intelligence démontrée par Horvat lorsqu’il est sur la glace, en particulier en situation d’infériorité numérique.

    « En désavantage numérique, il est toujours dans les lignes de lancer, explique-t-il. Il agit de manière très intelligente, en bloquant les lignes de passes avec son bâton. Il réagit rapidement et exerce beaucoup de pression sur les joueurs qui cafouillent avec la rondelle. Il fait preuve de beaucoup d’intelligence dans cet aspect du jeu. »

    Ryan Kujawinski, C, Kingston – L’attaquant des Frontenacs a continué sur sa lancée du début de saison qui lui a permis d’être nommé le joueur de la semaine dans la OHL le mois dernier. En huit rencontres, ce joueur de 6 pieds et 1 pouce et trois quarts et 203 livres a obtenu trois buts et six mentions d’aide. La Centrale de dépistage de la LNH lui a accordé une note de « B- » dans son classement préliminaire.

    Edwards aime particulièrement les talents de passeur et de manieur de rondelle de Kujawinski, mais il déclare que ce qui ressort le plus est son lancer surprenant qu’il décoche parfois.

    « Il possède un lancer des poignets phénoménal qu’il peut décocher à une vitesse incroyable, explique-t-il. Je l’ai également vu décocher ce lancer à quelques reprises sans regarder, alors qu’il fait mine de ralentir et qu’il regarde ailleurs comme s’il allait remettre la rondelle à son coéquipier. On voit cela au basketball, lorsqu’un joueur tente de déjouer l’adversaire en regardant un autre joueur pour lui faire croire qu’il va lui remettre le ballon. Dans un match à Oshawa, il a touché la barre transversale à une occasion, et il a marqué sur une autre tentative. Je l’ai également vu tenter la même chose lors d’un match à domicile. »

    Sean Monahan, C, Ottawa – Ce centre de 6 pieds 2 pouces et 186 livres est peut-être l’attaquant le plus complet et le plus talentueux de la OHL.

    Monahan a récolté 33 buts et 78 points avec les 67s la saison dernière, et il a déjà amassé 14 points en 10 rencontres cette saison. Edwards croit que ses statistiques pourraient être encore meilleures si Ottawa n’éprouvait pas autant de difficultés depuis le début de la campagne. En effet, l’équipe présente une fiche de 3-7-0, ce qui leur confère le dernier rang de la ligue au chapitre des points, à égalité avec les Otters d’Erie.

    « Il a eu un très bon début de saison, analyse Edwards. Malheureusement, il ne bénéficie pas de beaucoup d’aide à l’heure actuelle. Sa production serait probablement meilleure s’il pouvait compter sur un compagnon de trio qui puisse compléter les jeux qu’il amorce. C’est un fabricant de jeux très intelligent. Il réussit à faire des passes dans la circulation, il possède de très bonnes mains et est très créatif. Il a un excellent lancer qu’il peut laisser aller très rapidement, il est souvent impliqué dans les batailles pour la possession de la rondelle et il applique plusieurs mises en échec. Il quitte rarement la patinoire, lui qui est utilisé à toutes les sauces. Il évolue souvent sur deux, voire même trois trios ».

    Darnell Nurse, D, Sault Ste. Marie – Défenseur de la OHL le mieux classé par la Centrale de recrutement de la LNH dans son classement préliminaire, Nurse possède un intéressant mélange de gabarit (6 pieds 3 pouces et demi) et de talent.

    Le défenseur des Greyhounds a récolté un but et neuf mentions d’aide la saison dernière, ce qui lui a permis d’être nommé sur la deuxième équipe d’étoiles des recrues dans la OHL. Il a aussi présenté un différentiel de plus 4 en sept rencontres avec le Canada au Championnat du monde des moins de 18 ans en 2012. Il a bien entrepris sa campagne 2012-13, lui qui a défendu les couleurs du Canada au tournoi Ivan Hlinka, avant de récolter 11 points, à égalité au deuxième rang chez les défenseurs, et un différentiel de plus-7 à ses 12 premiers matchs avec Sault Ste. Marie.

    « C’est un jeune homme imposant et régulier qui ne fait pas beaucoup d’erreurs, analyse Edwards. Lorsqu’il reçoit la rondelle, il effectue généralement une bonne passe. Il prend cependant de bonnes décisions, ce qui veut dire qu’il choisit de transporter la rondelle pour se sortir d’embarras lorsqu’il voit qu’il peut le faire. Très souvent, les jeunes joueurs se sortent du jeu à la ligne bleue, mais lui se contente de remettre la rondelle dans le fond du territoire offensif, ou encore il réussit à créer quelque chose. Il est très intelligent, et il se sert de son imposant gabarit pour s’impliquer physiquement, lui qui joue avec une certaine dose d’agressivité et de robustesse. Il est très complet. »

    Kerby Rychel, AG, Windsor – Tout comme Domi, Rychel a baigné dans le hockey depuis son enfance. Son père, Warren Rychel, a évolué pendant huit saisons dans la LNH, remportant une Coupe Stanley en 1996 avec l’Avalanche du Colorado. Il est aujourd’hui le directeur général de Windsor.

    Si son père n’a jamais été repêché, Kerby ne devra probablement pas attendre très longtemps avant d’entendre son nom être appelé par une équipe de la LNH au prochain repêchage. Un ailier gauche de 6 pieds 1 pouce et 200 livres, Rychel a terminé à égalité au septième rang des marqueurs de la OHL l’an dernier avec une récolte de 41 buts, et sa collecte de 74 points a représenté un sommet dans son équipe. Il a aussi terminé à égalité au sommet des buteurs de son équipe au Championnat du monde des moins de 18 ans, alors qu’il a marqué à cinq reprises en sept rencontres pour le Canada. Il a également amorcé la saison avec une récolte de six buts et trois mentions d’aide à ses 11 premiers affrontements dans la OHL. Il a obtenu une note de « A » dans le classement préliminaire de la Centrale de dépistage.

    « À chacune de ses présences sur la patinoire, il est très dangereux, explique Edwards. Il travaille extrêmement fort à toutes les fois qu’il touche la glace, et il est présent partout sur la surface de jeu. C’est un excellent patineur, autant au niveau de la vitesse que de l’agilité. On apprécie beaucoup ce qu’il nous a montré jusqu’ici… Il possède un bon contrôle de la rondelle, et il a démontré de belles aptitudes de fabricant de jeux. Il est utilisé à toutes les sauces, que ce soit en avantage ou en désavantage numérique, de même qu’à quatre contre quatre. Il fait aussi du bon boulot dans le cercle des mises en jeu. »

    Communiquez avec Adam Kimelman au akimelman@nhl.com. Suivez-le sur Twitter : @NHLAdamK