Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Bossy a rejoint Richard dans deux clubs exclusifs

vendredi 2012-10-19 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Davis Harper - Journaliste - LNH.com

Partagez avec vos amis


Bossy a rejoint Richard dans deux clubs exclusifs

Le 19 octobre 1957, Maurice Richard est devenu le premier marqueur de 500 buts dans l’histoire de la LNH. Le Rocket a ainsi établi les standards d’excellence. Depuis, 41 autres grands joueurs de la LNH ont atteint ce plateau.

Pour commémorer l’exploit extraordinaire de Richard survenu, il y a 55 ans, LNH.com a rencontré plusieurs légendes qui ont suivi ses traces et qui font partie du club le plus exclusif du hockey.

En 1980-81, Mike Bossy est devenu le deuxième joueur seulement à compter 50 buts en 50 parties.

Qui a été le premier? Nul autre que le « Rocket », Maurice Richard.

« Chaque fois qu’on a du succès, on réalise qu’on peut atteindre certains objectifs. C’était encore plus vrai dans mon cas parce que Maurice venait de ma ville et il était placé sur un piédestal », a déclaré Bossy à propos de ses racines montréalaises qu’il partage avec Richard, lui qui a compté son dernier but alors que Bossy n’avait que trois ans. « Ç’a rendu le parcours pour atteindre cet objectif très satisfaisant. Et ça l’a été encore plus quand je suis devenu le premier à répéter l’exploit de cette légende du sport. »

Ses 50 buts en 50 parties lui ont permis de rejoindre l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de la ligue, mais Bossy a su se démarquer et se faire un nom pendant le reste de sa carrière.

Bossy a pris d’assaut le livre des records dès son arrivée dans la LNH avec les Islanders de New York en 1977. Toujours très confiant, il avait prédit qu’il compterait 50 buts dès sa première campagne. Il en a marqué 53, un record à l’époque, et il a gagné le trophée Calder.

« J’ai eu la chance de jouer avec de grands joueurs, comme Bryan Trottier au centre, et tout a bien été dès mes premiers coups de patins dans le circuit », a raconté Bossy à LNH.com. « J’étais très confiant en mes capacités, mais j’étais quand même un peu surpris de compter 53 buts. »

Si l’on se fie au reste de sa carrière, il n’avait pas à s’en surprendre. Bossy a marqué au moins 50 buts neuf saisons de suite, de son arrivée dans la ligue en 1977 à 1986, un record qui risque de tenir encore longtemps. Il mène également au chapitre du nombre de buts par partie en carrière (0,762) et il a déjà enchaîné trois tours du chapeau consécutif.

Pour plusieurs des 42 membres du club sélect des 500 buts, la route vers ce plateau a ressemblé à un marathon. Dans le cas de Bossy, elle a plutôt pris des allures de sprint. Il a compté ses 100 premiers buts en seulement 129 matchs, un record dans l’histoire moderne de la LNH, et il n’a eu besoin que de 647 parties pour en marquer 500. Il était alors le joueur qui avait atteint ce plateau le plus rapidement dans l’histoire de la LNH. Il est aujourd’hui troisième derrière Wayne Gretzky et Mario Lemieux.

« Je ne veux pas avoir l’air prétentieux, mais je savais que j’y arriverais, a ajouté Bossy. Je comptais 50 buts par saison et la seule chose qui aurait pu m’arrêter, c’était une blessure. J’ai été chanceux, car je n’ai pas souffert de blessure sérieuse avant d’atteindre la marque des 500 buts. »

Or, la chance a semblé l’abandonner peu de temps après avoir atteint cet objectif. Une blessure au dos a contraint Bossy à mettre un terme à sa carrière en 1987 à l’âge de 30 ans. Il avait disputé 10 saisons et amassé 573 buts. Pourtant, autant sur le plan individuel que collectif avec les Islanders, il en a plus accompli en une seule décennie que ce que la plupart des joueurs rêveraient de faire en 20 ou 30 ans.

En plus de ses 573 buts inscrits en saison régulière, Bossy a compté 129 buts en séries éliminatoires et il a mené les Islanders à quatre conquêtes consécutives de la Coupe Stanley. Deux de ces buts marqués en séries ont permis aux siens de mettre la main sur le précieux trophée, soit en 1982 et en 1983. Son but marqué en plein vol après avoir été mis en échec contre Vancouver lors du quatrième match de la finale de 1982 est l’un des plus beaux buts de tous les temps.

Bossy est l’un des francs-tireurs les plus précis de l’histoire du hockey (son taux de réussite de 21,2 % en carrière est parmi les meilleurs de la LNH), mais son 500e but a étonnamment été compté dans un filet désert. Il a marqué son 499e contre Doug Keans des Bruins de Boston le 2 janvier 1986 pour briser une égalité de 5-5 tard en troisième période. Il a ensuite compté dans un filet désert alors qu’il ne restait que 17 secondes à faire au match.

L’absence de gardien de but n’a nullement empêché Bossy de célébrer.

« Mes 499e et 501e buts n’ont pas été marqués dans un filet désert, mais c’est arrivé comme ça, c’est tout, a-t-il affirmé. J’étais aussi heureux de compter ce but-là que je l’aurais été pour un but gagnant ou pour un beau but dans la lucarne. C’était un objectif que je voulais atteindre et j’étais extrêmement heureux d’avoir réussi. »

Atteindre le plateau des 500 buts a permis à Bossy de rejoindre un groupe restreint de joueurs comprenant, entre autres, les autres légendes montréalaises que sont Guy Lafleur, Jean Béliveau et, bien entendu, Maurice Richard.

« Maurice m’a précédé, mais j’ai grandi en admirant sa légende, a conclu Bossy. J’admirais le type de joueur qu’il était, sa passion pour le hockey, son flair et sa détermination pour compter. »

 

La LNH sur Facebook