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Rutherford, une carrière au sein d’une seule et même équipe

jeudi 2012-10-18 / 15:35 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Rutherford, une carrière au sein d’une seule et même équipe

LNH.com publiera périodiquement une série appelée « Cinq questions avec… », un article incluant questions et réponses qui visera à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages influents du hockey.

La plus récente édition met en vedette Jim Rutherford, directeur général des Hurricanes de la Caroline.

Seul Lou Lamoriello des Devils du New Jersey peut avancer qu’il a assisté à davantage de parties en tant que directeur général de sa formation que Jim Rutherford.

Rutherford est arrivé en Caroline du Nord avec les Hurricanes en 1997, trois ans après avoir amorcé son règne en tant que président, directeur général et copropriétaire d’une franchise qui s’appelait alors les Whalers de Hartford. Il représente la pierre d’assise des Hurricanes depuis ce temps.

Rutherford a assisté à l’évolution des Hurricanes depuis sa genèse dans un marché de hockey non traditionnel, où l’équipe disputait ses rencontres à domicile à 90 minutes de son bassin de partisans situé à Greensboro, jusqu’à une franchise qui a remporté la Coupe Stanley en évoluant dans la capitale de l’état à Raleigh et qui regorge de jeunes talents qui valent leur pesant d’or au niveau marketing.

Le règne de Rutherford en tant que directeur général d’une équipe de la LNH est le deuxième plus long à travers le circuit, derrière Lamoriello au New Jersey, et il est l’une des voix les plus écoutées dans l’industrie.

Il a prêté cette voix à LNH.com pour notre série « Cinq questions avec », arborant des sujets comme l’embauche de Kirk Muller et le congédiement de son bon ami Paul Maurice, la saison dernière, il livre ses pensées sur le marché de Raleigh, sur sa longévité ainsi que sur les événements étranges mais vrais dont il a été témoin au fil des ans.

Voici donc Cinq questions avec Jim Rutherford :

Qu’avez-vous décelé en Kirk Muller qui vous a convaincu qu’il était l’homme de la situation pour remplacer Paul Maurice en tant qu’entraineur, la saison dernière ?

« Rendre des comptes. C’est un des points clés lorsqu’il est arrivé. Ce n’est pas quelque chose que nous avions discuté avant qu’il n’arrive ici, mais une fois en poste, il a su manœuvrer avec les joueurs. Je sais qu’il a fait venir des joueurs à son bureau entre deux périodes de jeu. Il n’a pas laissé les choses aller sur une longue période de temps. Il s’assoyait avec les joueurs et tentait de trouver des points où ces derniers pourraient éventuellement faire la différence lors de la période suivante. Le facteur responsabilité est la clé de son succès. Ce n’est pas que cela manquait à notre équipe, mais il a fait les choses d’une manière différente et ça a fonctionné. »

Parlant de Paul Maurice, qui est présentement entraineur dans la KHL, c’est bien connu, vous et lui étiez vraiment proches ; à quel point la conversation sur le fait que vous deviez procéder à un changement d’entraineur a été difficile ? À quel point est-ce un challenge lorsque les aspects personnels interfèrent avec les aspects professionnels ?

« C’est difficile, peu importe si c’est un ami ou un associé, mais Paul et moi sommes toujours arrivés à séparer l’aspect personnel de l’aspect professionnel. Fait amusant, même en étant aussi proches, durant le cours d’une saison nous ne nous visitions pas à la maison et même lorsque l’équipe était sur la route, je n’allais pas manger sur une base régulière avec le personnel d’entraineurs. Nous avons toujours séparé ces aspects. Paul et moi, comme nous sommes bons amis, nous avons une bonne compréhension de la manière dont fonctionne ce sport et il a compris que ce moment arriverait un jour ou l’autre. C’est difficile, mais nous comprenons. »

Lorsque l’équipe a déménagé de Hartford jusqu’en Caroline, étiez-vous concerné à propos du marché et à quel point ce dernier pouvait être viable pour une équipe de la LNH ?

« J’étais concerné par le fait que nous ne commencions pas à jouer dans notre ville actuelle, ce qui rendrait probablement les choses plus difficiles et c’est ce qui est arrivé. J’étais également concerné par le temps qu’il faudrait pour percer un marché de hockey non traditionnel, mais ce n’est pas comme si nous nous attendions à un succès instantané dès le départ, comme si nous avions déménagé l’équipe au Canada, de retour à Winnipeg. Il fallait bâtir un marché, car nous savions que c’était un très bon marché potentiel et qu’il allait connaître une belle progression. En bout de ligne, le processus s’est bien déroulé, de façon stable, et présentement, nous sommes au point où nous avons une jeune équipe, il faut avoir une formation compétitive et devenir une bonne équipe sur une base régulière, afin d’augmenter les revenus. Nous n’arriverons évidemment jamais à rivaliser avec les gros marchés, mais nous devons continuer à bâtir nos revenus. C’est là où nous en sommes.

« Je n’ai pas d’année en tête à savoir à quel moment les choses prendront place. Nous n’avions pas comme but de remporter la Coupe Stanley en 2006 lorsque nous sommes arrivés ici, ou de nous rendre en grande finale en 2002. Mais nous savions pertinemment que ce serait un processus, et la bonne nouvelle est que nous avons un propriétaire qui comprend ces choses, qui a été patient et qui a vu cette concession devenir une franchise viable. »

Avec une telle longévité en tant que directeur général des Hurricanes, autrefois appelés les Whalers, que faites-vous pour demeurer à jour dans le hockey d’aujourd’hui, en constant changement, avec les différentes philosophies et les jeunes loups qui se pointent ?

« J’embauche des anciens joueurs de caractère et ce ne sont pas nécessairement d’anciennes vedettes. J’ai été choyé avec les leaders que nous avons embauchés, des gars comme Ron Francis, Rod Brind’Amour, Glen Welsey. Sept ou huit ex joueurs travaillent avec nous. Cory Stillman s’est joint à nous et Jeff Daniels également. Le jeu évolue constamment et si vous n’acceptez pas d’évoluer avec lui, il sera sans doute difficile de demeurer en poste dans la ligue. J’ai été chanceux d’arriver à engager ce type de personnes qui ont beaucoup d’opinions sur ce qui se passe avec l’équipe. »

Quelle est la chose la plus étrange dont vous avez été témoin durant tout ce temps en Caroline ?

« Je ne suis pas certain que je devrais raconter cela…

« En fait, au début, il est arrivé bon nombre de choses étranges. Un bon exemple est notre soirée d’ouverture, vous essayez toujours d’en faire plus et nous avons connu des problèmes avec une partie de notre célébration d’avant match, quand la mascotte s’est retrouvée dans la Zamboni, incapable d’en sortir et que ça s’est mal déroulé. C’était un moment horrifiant.

« Je dirais peut-être lors des séries éliminatoires de 1999, nous affrontions les Bruins et il y a eu un gros point tournant durant un match où Martin Gélinas avait un but totalement désert et il a raté son coup en frappant la rondelle à deux reprises. Il a lancé le disque et il était clair qu’il s’en allait directement au fond du filet, mais il a touché la rondelle sur son élan avant et cette dernière a changé de trajectoire et n’a pas pénétré dans le filet.

« Je pourrais également parler d’un voyage où l’avion nolisé n’a pas fonctionné. Nous étions là, sur le tarmac, en Floride, attendant que l’avion vienne nous prendre, ce qui n’est survenu qu’à cinq heures du matin, et nous devions jouer le soir même. Nous avions joué la veille et eux non. Paul Maurice était venu me voir et m’avait demandé : « Comment allons-nous arriver à disputer cette rencontre ? ». J’avais répliqué : « Dis à ton gardien de tout arrêter », ce à quoi il avait répondu : « Mais c’est notre auxiliaire ». J’avais simplement dit : « Alors dis à ton auxiliaire de tout arrêter ! » Vous savez quoi ? Il l’a fait et nous avons battu New Jersey 1-0.

« Il y a tant d’histoires. Si je m’assoyais avec vous autour d’une bière, je pourrais vous en raconter 50 comme ça, mais pour le moment, c’est le mieux que je puisse faire. »

 

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