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Touchette : La French Connection était un trio pas comme les autres

mardi 2012-10-16 / 15:13 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : La French Connection était un trio pas comme les autres

À une certaine époque, les journalistes, souvent en quête d'une trouvaille, s'amusaient à baptiser les trios les plus productifs de la LNH.

Un baptême n'attendait pas l'autre.

On n'a qu'à penser à la Punch Line, la Production Line, la Scooter Line, la Kid Line, la Goal-A-Game Line, la Triple Crown, la Legion of Doom et j'en passe. Et des meilleures.

Une de mes préférées ? La Donut Line ou, si vous préférez, la ligne qui avait un trou en plein centre.

Dans les années 1970, Steve Shutt, comique à ses heures, avait lui-même donné ce nom au trio qu'il formait avec Pete Mahovlich et Guy Lafleur parce que le grand Pete, bien souvent, avait tendance à conserver la rondelle trop longtemps.

Sur la longue liste des trios les plus célèbres de l'histoire, celui de la French Connection en est un, qui occupera à jamais une place de choix.

Samedi, les Sabres de Buffalo, dans le cadre d'une cérémonie tenue à l'extérieur du First Niagara Center, ont procédé au dévoilement d'un bronze mettant en relief les membres du trio le plus électrisant de leur histoire, trio composé de Gilbert Perreault, René Robert et Richard Martin, qui, on le sait, a perdu la vie, il y a un an.

Un trio infernal s'il en fut un.

Entre 1972-73 et 1978-79, les trois ténors de Buffalo ont totalisé 738 buts et 1,681 points. Ce n'est pas rien.

Il fallait les voir se déchaîner sur la glace. Un pur régal.

À défaut de donner une Coupe Stanley à ses fans de Buffalo, la French Connection leur a donné des spectacles de grand cru.

Martin, un ailier gauche, possédait un tir foudroyant, Robert, un bon marqueur doublé d'un fabricant de jeux, complétait les deux autres à merveille et Perreault, un patineur exceptionnel, pouvait déculotter n'importe quel défenseur avec des feintes, qui sortaient directement d'un livre de magie.

« Perreault », a déjà dit Gerry Desjardins, un gardien de but des Sabres à l'époque, « est un mélange de Jean Béliveau et de Bobby Hull ».

« Dans ce temps-là », a dit, pour sa part, Bryan Trottier, une ancienne vedette des Islanders, « tout le monde au Canada rêvait d'être Gilbert Perreault ».

Trottier n'exagère même pas.

Une équipe qui a rempli le Forum

Autant chez les juniors que chez les pros, Perreault, qui a inscrit plus de 500 buts dans la LNH, a marqué son époque.

Avec l'athlète de Victoriaville comme chef de file, le Canadien junior a maintes et maintes fois rempli le Forum à la fin des années 1970.

A cette époque, le p'tit Canadien, sans blague, était aussi populaire sinon plus que son grand frère, le Canadien.

Il y a des soirs où il y avait tellement de monde au Forum que des spectateurs prenaient place dans les marches d'escalier. C'est vous dire.

Perreault, à ne pas en douter, était le meilleur joueur de la ligue junior de l'Ontario. Fréquemment, il transportait la rondelle d'un bout à l'autre de la patinoire avant de marquer un but spectaculaire. On aurait dit une locomotive.

À lui seul, il valait le déplacement.

En finale

Il a évidemment été la première grande star des Sabres. À sa cinquième saison dans la LNH, il a mené son équipe à la finale de la Coupe Stanley contre les Flyers de Philadelphie.

Les Flyers, qui préconisaient l'intimidation, ont multiplié les mises en échec à l'endroit de Perreault, mais, surtout, la French Connection a rencontré un mur en Bernard Parent, qui a finalement permis aux Flyers de remporter la série en six matches.

« Parent nous a battu », a souvent dit Perreault, membre du Panthéon.

Dans les années, qui ont suivi, Perreault, Martin et Robert ont poursuivi en vain leur rêve de gagner la Coupe.

À vrai dire, les Sabres, après toutes ces années, sont toujours en quête d'une première Coupe.

En attendant, les fans de l'équipe pourront toujours se consoler en admirant un bronze, qui témoigne d'une merveilleuse époque: celle des trois ténors de Buffalo.

 

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