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La transaction de Lindros a transformé la façon de faire des échanges dans la LNH

samedi 2012-10-13 / 6:00 / 92/93 - La meilleure saison?

Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

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La transaction de Lindros a transformé la façon de faire des échanges dans la LNH

Lorsque les Flyers de Philadelphie ont confié le poste de directeur général à Russ Farwell en 1990, le monde dans lequel il entrait était complètement différent de celui d’aujourd’hui.

On ne faisait pas les échanges de la même façon, par exemple.

« On faisait encore les échanges en donnant notre parole », a raconté Farwell à LNH.com. « On en discutait, on s’entendait et le tour était joué. »

Tout a changé en juin 1992 lors que les Nordiques de Québec ont échangé les droits d’Eric Lindros deux fois dans la même journée.

Farwell et les Flyers croyaient avoir conclu une entente avec les Nordiques. Ils obtiendraient les droits de Lindros en retour de cinq joueurs, de deux choix au repêchage et de 15 millions $. Cependant, les Nordiques ont utilisé cette offre pour négocier une entente qui leur semblait plus avantageuse avec les Rangers de New York.

Les Flyers ont porté plainte et l’affaire a été entendue par un arbitre lors d’une audience de six jours qui s’est tenue à Montréal.

« Ce fut la naissance des procédures actuelles qui régissent les transactions », a admis Larry Bertuzzi, qui avait agi à titre d’arbitre nommé par la ligue, à LNH.com.

Avant l’échange impliquant Lindros, les choses étaient plus simples.

« C’était beaucoup moins formel », a déclaré Neil Smith, le directeur général des Rangers de 1989 à 2000. « Je pouvais vous offrir John en échange de Joe. Dès que vous acceptiez, j’appelais la ligue pour l’informer. L’autre partie devait aussi l’appeler. Quand les deux organisations avaient confirmé l’échange et que la ligue l’avait approuvé, tout était réglé. »

Farwell, qui a travaillé pour les Flyers de 1990 à 1994, se souvient de situations semblables.

« Je me souviens de quelques gros échanges, comme celui qui nous a permis d’acquérir Mark Recchi de Pittsburgh. On a conclu cette transaction au téléphone, entre deux périodes d’une partie, a révélé Farwell. On s’est entendu et on l’a annoncé le lendemain matin. C’est comme ça que ça fonctionnait avant. »

Bertuzzi explique qu’un élément important du processus d’arbitrage a été de définir ce qu’était une transaction.

« Parmi les éléments de preuves qui nous ont été présentés, il y avait ce qui devait constituer un échange, a-t-il dit. Par exemple, plusieurs directeurs généraux ont expliqué qu’ils ont conclu des échanges en téléphonant à leur homologue à partir de la galerie de presse pendant une partie. Ils raccrochaient quand ils avaient une entente verbale. C’était la façon de faire la plus courante. On a entendu plusieurs histoires semblables. »

Bertuzzi a finalement confirmé l’échange des droits de Lindros aux Flyers en se basant sur cette définition plutôt vague du moment où une transaction est entérinée.

« Le raisonnement était le suivant : si New York et Québec prétendaient avoir conclu une entente, alors il fallait vérifier si les discussions menées entre Québec et Philadelphie une heure plus tôt avaient la même teneur, a-t-il ajouté. On avait besoin du contexte. Si l’on se penche uniquement sur le dossier de Philadelphie, on est en droit de se demander si la transaction était conclue. Or, lorsqu’on la replace dans son contexte, on en vient à la conclusion que si l’entente avec New York était valide, alors celle avec Philadelphie l’était aussi et elle l’avait précédée d’une heure. »

Pour éviter qu’une telle situation se reproduise, la ligue a imposé des directives plus rigoureuses concernant les transactions.

« C’est devenu beaucoup plus formel à cause de cet échange, a admis Smith. Les ententes verbales ne suffisent plus. Tu veux échanger John contre Joe? D’accord. Remplis tous les formulaires nécessaires et je vais les signer. Ensuite, on pourra les envoyer à la ligue. On fera une conférence téléphonique dès que la transaction sera approuvée. Je ne pense pas qu’il y avait de conférences téléphoniques à l’époque. 

« Tout est devenu plus organisé après l’échange de Lindros, a conclu Farwell. Ce fut la naissance du système actuel. Aucune entente n’est finale tant que la ligue ne l’a pas étudiée et approuvée. Tout ça remonte à cet échange et ce fut la fin des ententes verbales. »

Vous pouvez joindre Adam Kimelman au akimelman@nhl.com. Suivez-le sur Twitter : @NHLAdamK

 

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