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Lou Lamoriello: à la poursuite de l’excellence

mercredi 2012-10-10 / 11:49 / LNH.com - Nouvelles

Par Mike G. Morreale - Journaliste LNH.com

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Lou Lamoriello: à la poursuite de l’excellence

Lou Lamoriello est le premier à admettre que l’ancien propriétaire des Devils du New Jersey, feu le docteur John McMullen, a pris une chance en l’engageant au poste de président de l’équipe en avril 1987. McMullen avait pris cette décision dans l’espoir de renverser la vapeur alors que les Devils avaient été incapables de se qualifier en vue des séries éliminatoires lors des cinq saisons précédentes.

Avant de joindre les Devils, Lamoriello, qui avait connu du succès comme entraîneur et directeur des sports à Providence College, n’avait jamais été joueur, entraîneur ou directeur général dans la LNH. Mais cela ne voulait rien dire aux yeux de McMullen, qui croyait en la philosophie de Lamoriello pour bâtir une concession gagnante.

« Personne n’est plus important que le logo », a expliqué Lamoriello à LNH.com. « Ma philosophie a toujours été de respecter mes coéquipiers. Pour avoir du succès, les uns ont besoin des autres. Vous avez besoin de vos thérapeutes sportifs, de vos préposés à l’équipement et de vos dépisteurs. Selon moi, philosophiquement, c’est ce qui constitue une équipe, et c’est ce que sont les Devils du New Jersey. »

Néanmoins, Lamoriello savait bien que McMullen s’aventurait en terrain inconnu.

« La question ne se pose pas à l'effet qu’il prenait un risque à plusieurs égards mais je pense que c’était une chose qu’il voulait faire, a souligné Lamoriello. C’est ce qu’il avait ressenti à ses débuts dans la ligue. Il avait reçu des conseils de gens qui essayaient de l’aider, pensait-il – et dans son esprit, il s’est avéré que ce fut tout le contraire. Voilà pourquoi il voulait sortir du réseau existant et faire appel à quelqu’un qui était complètement nouveau. »

Lamoriello avait hâte d’entreprendre sa nouvelle carrière dans la LNH mais ce fut tout de même difficile pour lui de quitter Providence.

« Je n’avais jamais pris une décision plus difficile que celle de quitter mon poste d’entraîneur pour devenir le directeur des sports à Providence. Mais quand le docteur McMullen m’a approché, je savais qu’il était temps de passer à autre chose, a-t-il révélé. J’avais supervisé 24 disciplines et nous avions connu beaucoup de succès avec nos programmes de basketball, s’étant classé parmi les quatre finalistes. Je m’amenais dans une organisation (au New Jersey) qui ne gagnait pas et qui, dans une certaine mesure, n’avait pas connu de succès. »

Dès sa nomination, Lamoriello s’est attribué le poste de directeur général. Les Devils devaient connaître leur première saison gagnante et atteindre la finale de l’Association Prince-de-Galles dès sa première saison. Ils ont ensuite accédé aux séries éliminatoires à 20 reprises en 22 saisons et ils ont remporté la Coupe Stanley à trois reprises. Deux de ces conquêtes de la Coupe Stanley, celles de 1995 et 2000, sont survenues alors que McMullen était le propriétaire des Devils.

« J’avais vraiment confiance au docteur McMullen dans sa façon de voir les choses, et aussi pour m’avoir permis d’être moi-même, a confié Lamoriello. Il m’a donné, sans équivoque, toute l’autorité pour faire ce qu’il fallait pour tenter de gagner. Son but était certainement de remporter la Coupe Stanley, et je suis content d’avoir apporté ma contribution pour qu’il puisse l’emporter – en 1995 et 2000. »

McMullen a réalisé que l’engagement vers l’excellence de Lamoriello avait commencé bien avant qu’il ne l’embauche en 1987. C’était attribuable à sa façon d’utiliser tous les ressources à sa disposition derrière le banc comme entraîneur et derrière son bureau comme directeur des sports à Providence.

Le fils de Lamoriello, Chris, qui supervise l’équipe d’Albany, la filiale des Devils dans la Ligue américaine en tant que vice-président senior et directeur général, admet que la détermination de son père d’avoir du succès à tous les niveaux n’a jamais faibli.

« Je ne veux surtout pas dire qu’on s’attend toujours à connaître du succès, mais la chose la plus importante était son engagement pour réussir », a dit Chris Lamoriello à LNH.com. « Peu importe dans quoi il était impliqué, il faisait en sorte de mettre autant de temps et d’efforts que possible.

« Dans tout ce qu’il a fait ou ce à quoi il a participé, il n’a jamais changé d’attitude ou traité les gens différemment, et c’est ce dont je suis le plus fier. »

Fils aîné d'une famille de trois enfants, Chris Lamoriello peut aussi être fier du fait que son père sera intronisé au Temple de la renommée du hockey américain le 15 octobre à Dallas. Il fera son entrée au panthéon aux-côtés des joueurs Mike Modano et Ed Olczyk.

« Ça me rend humble », a confié Lou Lamoriello en parlant de son intronisation. « C’est le miroir des gens et des joueurs à Providence, aux fêtes sportives des États-Unis, aux Olympiques, à la Coupe du monde et avec les Devils. Tous ces gens ont une responsabilité dans cette reconnaissance qui m’est accordée. »

Il n’hésite pas aussi à noter que tout ce qu’il a accompli, il le doit à sa mère et à son père, Rose et Nick. Ses parents, qui ont émigré d’Italie, n’ont jamais dépassé la huitième et la neuvième année à l’école, mais ils ont travaillé extrêmement fort pour s’assurer que leurs enfants aient de meilleures chances de réussite.

C’est une chose que Lamoriello n’oubliera jamais.

« En toute justice, je ne sais pas comment je pourrais décrire toute l’influence qu’ils ont eue sur moi, a dit Lamoriello. Ma mère vient de Rome, et mon père, de Naples. Ils n’étaient vraiment pas instruits, mais ils ont travaillé beaucoup, ils savaient ce que signifiait l’intégrité et ils savaient quel exemple donner à leurs enfants. Tous les trois, nous avons été les récipiendaires de tout ça et de leurs sacrifices. Ils voulaient qu’on participe à des activités sportives et ils voulaient qu’on obtienne une bonne éducation. Ils ont consacré leur vie à faire ça et ils ont laissé sur nous une trace indélébile. »

Né à Providence dans le Rhode Island, Lamoriello, qui aura 70 ans le 21 octobre, a joué un rôle important dans la formation de l’Association de hockey de l’Est, devenant son premier commissaire. Sur la scène internationale, Lamoriello a été le directeur général de l’équipe des États-Unis qui a remporté la médaille d’or au Championnat mondial de hockey en 1996 et aux Jeux Olympiques d’hiver de 1998. Il y a trois ans, il a aussi été intronisé au Temple de la renommée du hockey à Toronto en même temps que les joueurs Brett Hull, Brian Leetch, Luc Robitaille et Steve Yzerman.

« Il n’y a rien de plus agréable que de voir le succès que des joueurs obtiennent quand ils en payent le prix et font les sacrifices nécessaires pour gagner, a signalé Lamoriello. J’ai toujours dit qu’il n’y avait pas plus grande satisfaction que de voir sur les visages que ça en valait la peine. Surtout dans un sport d’équipe où on a besoin de prendre soin l’un de l’autre. »

En plus de ses succès au hockey, en tant que propriétaire minoritaire des Yankees de New York, Lamoriello possède aussi une bague de la Série mondiale de 2009.

Quel serait son plus grand moment ?

« Toutes les conquêtes de la Coupe Stanley sont spéciales… la Coupe du Monde était spéciale, a-t-il précisé. Les différentes séquences et expériences inattendues sont spéciales, tout comme les réussites de jeunes joueurs. Il y a tant de moments à retenir quand on fait un retour dans le passé. Je ne pourrais pas vraiment mettre le doigt sur un seul. »

Suivez Mike Morreale sur Twitter à: @mike_morreale

 

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