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Bernier brille à Montréal après avoir abandonné le hockey pour le soccer

mercredi 2012-10-03 / 12:38 / LNH.com - Nouvelles

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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Bernier brille à Montréal après avoir abandonné le hockey pour le soccer

Il s’agit du rêve de tous les enfants de Montréal qui ont déjà joué au hockey, c’est-à-dire progresser à tous les niveaux du hockey mineur afin d’atteindre la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Après cela, peut-être aller jouer en Europe avant de revenir jouer en ville à un moment ou à un autre.

L’ancienne vedette de hockey junior Patrice Bernier vit exactement ce rêve, mais avec une variante intéressante.

Patrice Bernier a brillé dans la LHJMQ, mais il fait sa marque maintenant avec l'Impact de Montréal dans la Major League Soccer. (Photo: Getty Images)

Bernier a bel et bien brillé avec les foreurs de Val-d'Or et les Faucons de Sherbrooke dans la LHJMQ. Et il a aussi fait sa marque dans différentes ligues européennes avant de devenir une vedette dans sa ville natale de Montréal. Le seul hic est que Bernier a cessé de jouer au hockey il y a 15 ans, une décision qui a souri au milieu de terrain de l’Impact de Montréal, qui évolue dans la Major League Soccer.

« J’ai pratiqué les deux sports jusqu’à l’âge de 18 ans. J’ai évolué à tous les niveaux au soccer et au hockey », a révélé Bernier, âgé de 33 ans, à LNH.com. « Il m’arrivait de participer à un tournoi de hockey en matinée, puis à un tournoi de soccer en après-midi. C’était plutôt épuisant de passer du soccer au hockey 365 jours par année, parfois même dans la même journée. »

À l’âge de 17 ans, Bernier a connu de bons moments alors qu’il occupait le poste de défenseur à Val-d'Or, au sein d’une équipe qui comptait sur dix joueurs qui allaient plus tard être repêchés par une équipe de la LNH. À sa première saison dans le junior, le défenseur de 5 pieds 9 pouces a terminé au premier rang des pointeurs de son équipe à sa position.

« On pouvait tout de suite deviner que Patrice jouait au soccer », a déclaré Jean-Luc Grand-Pierre, le partenaire de Bernier à la défense à Val d’Or, qui a participé à 269 matchs dans la LNH avant de s’aligner avec les Redhawks de Malmo l’an dernier. « Lorsqu’on lui remettait la rondelle, il tentait parfois de la contrôler avec ses pieds, même si elle se dirigeait sur son bâton. »

À mi-chemin de sa deuxième saison avec Val d’Or, il a été échangé aux Faucons de Sherbrooke, quittant ainsi une équipe qui allait par la suite remporter le titre de la LHJMQ. Pendant que ses anciens coéquipiers célébraient leur voyage à la Coupe Memorial de 1998, Bernier mettait un terme à sa carrière de hockeyeur afin de s'investir entièrement dans le soccer.

« Avant même d’atteindre la LHJMQ, je savais que je n’allais pas faire carrière au hockey. Comme j’ai grandi au Québec, là où le hockey est une religion, il s’agissait d’une avenue que je ne pouvais écarter complètement, a expliqué Bernier. J’ai cependant parlé avec quelques recruteurs, et ils m’ont dit que j’étais talentueux, mais petit pour évoluer à la défense. J’aimais le soccer depuis mon enfance et mes parents sont Haïtiens, alors le soccer était déjà bien présent pour moi. »

Après avoir quitté le hockey, Bernier a porté les couleurs de l’équipe de soccer de l’Université de Syracuse, où il a été nommé sur l’équipe d’étoiles des recrues, et plus tard sur l’équipe d’étoiles. Par la suite, il a évolué pendant trois saisons avec l’équipe de sa ville natale, l’Impact, qui appartenait alors à une ligue de deuxième ordre, la North American Soccer League. Ensuite, au cours d’une décennie passée dans les différentes ligues d’Europe, Bernier a finalement pu reprendre contact avec Grand-Pierre, au même moment où une chance unique se présentait à Montréal.

« L’hiver dernier, alors que j’évoluais en Suède, il jouait à Copenhague, qui se trouve à seulement 30 minutes de voiture. Je suis donc allé le voir jouer, a relaté Grand-Pierre. Je lui ai dit : “Hé, Montréal va obtenir une équipe de la MLS, vas-tu essayer d’aller jouer là-bas?” Il a répondu : “On verra.” C’est finalement ce qui s’est produit. »

« Je ne croyais pas que j’allais revenir. Jamais je n’avais envisagé de rejouer à la maison. Ça n’a pas de prix de pouvoir évoluer devant les siens. J’ai connu un parcours fantastique. »
--Patrice Bernier, vedette de l'Impact de Montréal

Après avoir évolué pendant dix ans dans des ligues en Norvège, en Allemagne et au Danemark, Bernier a conclu une entente avec l’Impact en décembre. Trois mois plus tard, l’Impact accueillait près de 59 000 spectateurs à l’occasion de son premier match à domicile, quelque chose que Bernier n’aurait jamais cru possible dans sa jeunesse.

« Je ne croyais pas que j’allais revenir. Jamais je n’avais envisagé de rejouer à la maison, a avoué Bernier. Ça n’a pas de prix de pouvoir évoluer devant les siens. J’ai connu un parcours fantastique. »

Avec ses neuf buts, un sommet au sein du surprenant club montréalais, Bernier s’est véritablement établi en tant que vedette dans la MLS alors qu’il a été nommé Joueur du mois d’août de la ligue. En accomplissant ce fait d’armes dans sa ville natale, cela permet non seulement à Bernier de renouer avec certaines de ses anciennes connaissances du monde du hockey, mais aussi de ranimer son amour pour le sport qui lui a permis en premier de s’établir comme une vedette dans la Belle Province.

« Nous avons une pause de deux mois à la fin de la saison, alors je pourrai peut-être garder la forme en jouant au hockey. Le hockey aide beaucoup à augmenter la force du bas du corps. Le centre de gravité doit être bas, ce qui aide à prévenir les blessures, analyse Bernier. J’espère jouer au hockey une à deux fois par semaine pour demeurer dans une forme acceptable. Peut-être même que je pourrai retrouver mes vieilles sensations d’antan. »

 

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