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Après deux décennies comme joueur, Lidstrom se prépare à passer à autre chose

jeudi 2012-09-27 / 16:03 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Après deux décennies comme joueur, Lidstrom se prépare à passer à autre chose

À tout bien considérer, Nicklas Lidstrom a mené une vie normale pendant la majeure partie du mois de juin, le mois de juillet au complet et au moins la moitié du mois d’août. Il a passé l’été en Suède et il est revenu à Detroit à la fin du mois d’août – ce qui était le moment approprié pour rencontrer ses coéquipiers des Red Wings lors des séances d’exercices optionnelles en vue du camp d’entraînement.

Toutefois, le retour de Lidstrom cette année à « Hockeytown » a été bref et en quelque sorte aigre-doux.

L’ancien défenseur des Red Wings, qui a annoncé sa retraite lors d’une conférence de presse à l’allure de gala au Joe Louis Arena le 31 mai, a vendu sa grande maison en banlieue en juillet et il est simplement revenu dans la région tard cet été pour remettre les clés et s’occuper de quelques derniers détails.

Lidstrom et sa femme, Annika, étaient de retour en Suède au début de septembre, prêts à passer à autre chose après avoir consacré leur vie au hockey lors des deux dernières décennies.

Est-ce que ce fut facile ? Pour le moment, oui – mais Lidstrom sait bien que la réalité le frappera en plein visage comme une rondelle mal dirigée quand la LNH reprendra ses activités.

Craint-il de mettre en doute sa décision quand ça se produira ? Pas du tout.

« Je suis bien avec ma décision de prendre ma retraite », a confié à LNH.com Lidstrom, qui a quitté la patinoire après avoir remporté la Coupe Stanley à quatre reprises et le trophée Norris à sept reprises. « J’étais très à l’aise à mon retour en Suède. Quelques semaines ont passé et je ne sentais pas l’urgence d’avoir à remettre les patins, de faire partie d’une équipe, de me préparer en vue d’une autre saison. Je suis très à l’aise avec ma décision. »

Maintenant qu’il peut relaxer, Lidstrom n’ignore pas jusqu’à quel point sa vie a changé.

Après deux décennies d’excellence qui le conduiront sûrement au Temple de la renommée du hockey en novembre 2015, Lidstrom est maintenant un mari à temps plein d’Annika et père de ses quatre garçons aux cheveux blonds âgés de 18 à neuf ans – et il sera bientôt un dépisteur occupé des Red Wings en Europe.

Lidstrom est intrigué par son nouveau poste. Il a hâte de voyager avec le dépisteur-en-chef en Europe des Red Wings, Hakan Andersson, et il est intéressé à donner des conseils à quelques joueurs prometteurs des Red Wings en Suède.

Cependant, Lidstrom ne peut dire s’il connaîtra du succès dans son nouveau travail, et même s’il aimera ça. Il réalise qu’il a encore beaucoup de choses à apprendre de l’autre côté de la rampe.

« J’ai joué pendant neuf ans dans les rangs professionnels et quand les Red Wings ont dit qu’ils m’engageaient comme dépisteur, je savais quel était le travail d’un dépisteur mais je ne savais pas où aller », a révélé le directeur général des Red Wings Ken Holland à LNH.com. « Je ne savais pas par quelle porte entrer dans l’amphithéâtre et une fois à l’intérieur, je n’étais pas certain comment obtenir de l’information. C’est un apprentissage.

« Quand Nick Lidstrom s’amène à Columbus, par exemple, il descend de l’autobus, il marche vers la porte avec les joueurs et il se dirige vers le vestiaire. Quand vous n’êtes pas un joueur, vous entrez par une porte différente, et vous allez ailleurs. C’est comme si on redevenait une recrue. »

Comme la carrière de Lidstrom se définit en partie par sa capacité d'avoir rendu facile ce qui était difficile, les Red Wings aimeraient croire qu’il en fera autant dans sa prochaine carrière.

« Si Nick Lidstrom veut devenir un bon dépisteur, je peux vous dire qu’il peut le faire », a affirmé l’entraîneur-chef des Wings Mike Babcock à LNH.com. « Il est brillant. »

Cela dit – et personne ne conteste l’intelligence de Lidstrom à propos du jeu – Holland ne s’attend pas à ce que Lidstrom repère immédiatement le prochain joueur suédois étoile. (Même si Lidstrom a avancé : « Il est là quelque part. »)

Holland a indiqué que la raison pour laquelle on a demandé à Lidstrom de devenir dépisteur, c'était parce que les Wings voulaient le garder dans leur organisation avec l’espoir qu’il voudrait apprendre les rudiments du travail administratif tout en étant un atout au plan du marketing. Detroit en a fait autant lors des dernières années avec des joueurs tels Steve Yzerman, Jiri Fischer, Kris Draper, Kirk Maltby et Chris Chelios.

Contrairement à Lidstrom, ces anciens joueurs des Red Wings ont décidé de se retirer et de demeurer dans la région de Detroit, où ils pouvaient être près des opérations quotidiennes de l’équipe et étaient toujours en contact direct avec Holland et les propriétaires Mike et Marian Ilitch.

Comme Lidstrom est à l’aise avec sa décision de revenir en Suède, Holland a indiqué que l’organisation est positive à l’idée d’avoir un employé aussi connu outre-mer.

Les Red Wings veulent que Lidstrom assiste à des tournois avec Andersson, qu’il rencontre des joueurs choisis au repêchage, qu’il revienne à Detroit à quelques reprises chaque année pour participer aux réunions des membres de l’organisation et qu’il représente l’équipe lors de quelques événements de promotion.

« Compte tenu de sa stature dans l’industrie et les petits trucs du métier qu’il connaît, éventuellement quand il aura acquis un bon niveau de confort avec nous, composant avec nous sans être le joueur-capitaine mais plutôt parmi nous, il commencera à connaître le développement, le repêchage, la patience, voir le chemin qu’il faut prendre pour qu’un joueur vous aide à remporter la Coupe Stanley après avoir été repêché, a expliqué Holland. Ce sera pour lui l’occasion de comprendre tout ça.

« Je veux que Nick Lidstrom rencontre les gens de notre industrie, assiste à quelques matchs avec Hakan Andersson, et quand nous aurons éventuellement une nouvelle convention collective, nous l’aurons avec nous lors du camp d’entraînement que ce soit cette année ou l’an prochain. »

Andersson, lui, est ravi d’avoir un nouveau compagnon de route qui possède un tel bagage dans le hockey.

Andersson a choisi de laisser Lidstrom seul cet été pour qu’il puisse s’établir dans sa ville natale de Vasteras, située à environ 75 minutes de route de Stockholm. Maintenant que la saison débute en Suède, il projette d’amener Lidstrom à quelques matchs, de s’asseoir avec lui dans les gradins, de lui demander quels sont les joueurs qu’il aime, les tendances qu’il voit et plus encore.

« Je ne sais pas encore à quel rythme il veut travailler, mais du point de vue d’un joueur, ce que je n’ai jamais eu, il sera intéressant d'écouter ce qu’il dit, a noté Andersson à LNH.com. Il verra sûrement des choses que je ne verrai pas. Je veux obtenir son opinion sur ce qu’il voit. »

Andersson et Holland ont tous les deux ri quand on leur a demandé si la meilleure façon de représenter le nouveau Lidstrom serait de voir le futur membre du Temple de la renommée assis dans la dernière rangée des gradins portant un manteau d’hiver et écrivant des notes sur la feuille de la formation.

« J’espère qu’il a un sac rempli de pièces d’équipement qu’il a mis de côté parce qu’il pourrait être encore un des meilleurs défenseurs dans la LNH, a lancé Holland en blaguant. Mais au-delà de ça, après avoir vu une personne faire une chose pendant 20 ans – c’est presque la moitié de sa vie – puis la voir soudainement avec un manteau, un crayon et un calepin, ça semble étrange. Mais c’est une occasion qui s’offre à lui. »

« Je ne sais pas s’il l’a en lui. Je ne sais pas s’il le sait lui-même, a ajouté Andersson. S’il le fait, c’est formidable. S’il ne le fait pas, c’est compréhensible. »

Ce qui est clair, toutefois, c’est la grande popularité de Lidstrom dans les cercles du hockey en Suède.

Il a été approché par plusieurs équipes intéressées à ses services. Andersson a indiqué que l’Association suédoise de hockey veut aussi que Lidstrom travaille avec eux.

« Tout le monde s’informe à son sujet, incluant d’autres dépisteurs, a souligné Andersson. Assistent-ils aux matchs ? Que fait-il ? C’est gros, mais ça ne fait aucun doute. Tous veulent qu’il travaille avec eux. Ils en meurent d’envie. Les gens m’appellent pour des émissions de télévision et je lui transmets le message. Je ne veux pas être son agent, mais je ne veux pas aussi donner seulement son numéro de téléphone. »

Lidstrom ne ferme pas les yeux devant l’intérêt pour ses services.

« Personne m’a dit vouloir de moi comme entraîneur-chef ou entraîneur-adjoint mais il y a des équipes qui m’ont demandé ce que j’aimerais faire », a précisé Lidstrom.

Il n’est pas encore sûr, ce qui explique pourquoi Lidstrom estime que son nouveau rôle avec les Red Wings est le départ parfait de sa nouvelle vie. Il travaille à ses conditions, dans son pays, avec plus de temps que jamais à consacrer à sa famille. Il peut être un mari, un père, un entraîneur-adjoint dans l’équipe de hockey de Samuel, son fils de 12 ans, et un dépisteur – tout en même temps.

Différent ? Cela ne fait aucun doute.

Intéressant ? Sûrement.

« Et j’aurai du plaisir, aussi, a dit Lidstrom. Je suis très à l’aise là où je suis maintenant. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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