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Ratelle, Lemaire et Zubov figurent parmi les joueurs les plus sous-estimés de la LNH

mercredi 2012-09-26 / 16:57 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Ratelle, Lemaire et Zubov figurent parmi les joueurs les plus sous-estimés de la LNH

Aucune équipe gagnante de la LNH n’a pu atteindre ses objectifs sans compter sur des joueurs très talentueux. Mais ces joueurs talentueux n’ont pas tous reçu la reconnaissance qu’ils auraient méritée. Il y a de grands joueurs – même des membres du Temple de la renommée - qui n’ont pas reçu suffisamment d’attention. C’est seulement après que l’on a réalisé comment ils étaient talentueux et quelle était leur contribution aux succès de leur équipe.

Voici une liste de sept des joueurs les plus sous-estimés dans l’histoire de la LNH :

Jean Ratelle

C’est difficile d’imaginer un membre du Temple de la renommée, qui a brillé pendant une longue période dans la LNH, être plus dans l’ombre que Ratelle, un tranquille joueur de centre qui préférait laisser parler son jeu.

Ratelle et son ami d’enfance, Rod Gilbert, sont arrivés en même temps avec les Rangers. Ils ont joué sur le même trio pendant de nombreuses années et ils sont tous les deux membres du Temple de la renommée.

Mais pendant que Gilbert était un ailier flamboyant avec un puissant tir, Ratelle ressemblait plus à Jean Béliveau – un élancé joueur de centre qui se démarquait sur la patinoire par son élégance, sa classe et sa dignité.

Ratelle avait également tendance à être éclipsé par des joueurs de sa propre équipe comme Gilbert et Brad Park et des joueurs de centre comme Béliveau (au début de sa carrière) et Phil Esposito. Ironiquement, Ratelle et Esposito ont été échangés l’un contre l’autre en novembre 1975. Ratelle semblait également voué à demeurer dans l’ombre, la meilleure saison de sa carrière en 1971-1972 a pris fin au début de mars en raison d’une fracture à une cheville causée par un tir d’un coéquipier.

Il était aussi au mauvais endroit au mauvais moment quand est venu le temps de remporter des championnats : les Bruins de Boston ont été un peu meilleur en 1971-1972 et ils ont battu les Rangers en six matchs en finale, et Montréal a battu Ratelle et les Bruins à deux reprises à la fin des années 1970. Il est toujours demeuré dans l’ombre, mais les exploits de Ratelle au cours de sa carrière de 21 ans sont difficiles à ignorer.

Chris Osgood

Peut-être parce qu’il n’était pas très imposant physiquement pendant une période au cours de laquelle les gardiens étaient de plus en plus gros d’année en année. Peut-être parce qu’il jouait pour une équipe dominante qui n’avait pas besoin qu’un gardien effectue de nombreux arrêts. Peu importe la raison, les 401 victoires d’Osgood, ses 50 blanchissages et ses trois Coupes Stanley avec les Red Wings de Detroit (deux à titre de gardien no 1) semblent être tombés dans l’oubli.

Osgood a regardé Mike Vernon mener les Red Wings à la Coupe Stanley en 1997, puis ce fut à son tour d’accomplir l’exploit la saison suivante, lui qui a été l’un des gardiens les plus efficaces de la LNH au cours des trois saisons suivantes. Mais les Islanders de New York l’ont réclamé au ballottage de 2001 et il les a menés à leur meilleure saison en plus d’une décennie. En 2005, il est retourné aux Red Wings, a modifié son style et a été meilleur que jamais, allant même jusqu’à prendre la place de Dominik Hasek au début des séries éliminatoires de 2008 et en menant les Red Wings à une autre Coupe Stanley en conservant une moyenne de buts accordés de 1,55. L’année suivante, il est venu à une victoire près de remporter une deuxième coupe Stanley de suite après avoir présenté une fiche de 15-8 avec une moyenne de buts accordés de 2,01.

Osgood occupe le 10e rang chez les gardiens avec 401 victoires, il est quatrième au chapitre du pourcentage de victoires (53,9 pour cent) et il figure parmi les 10 meilleurs de tous les temps avec une moyenne de buts accordés de (2,49). Pourtant, il a rarement reçu le genre d’attention que ces chiffres lui auraient permis d’avoir.

Stefan Persson

Pendant les années de leur dynastie, les Islanders avaient cinq futurs membres du Temple de la renommée - Billy Smith, Mike Bossy, Bryan Trottier, Clark Gillies et Denis Potvin – mais ils avaient aussi de très bons joueurs de soutien, des joueurs qui auraient été de bien plus grandes vedettes dans d’autres circonstances. Persson, un défenseur suédois qui avait été le 214e choix de repêchage en 1974, était l’un de ces joueurs.

Persson a établi un record pour un défenseur recrue avec 56 points en 1977-1978, avant de connaître une saison de 66 points la saison suivante quand les Islanders ont remporté le championnat de la saison régulière. Il a fait partie de la première équipe de la LNH à remporter la Coupe Stanley avec des Européens dans leur formation quand il a aidé les Islanders à vaincre les Flyers de Philadelphie en finale de 1980. Il a été un membre important de la dynastie qui a remporté la Coupe Stanley au cours des trois années suivantes.

Persson n’était pas flamboyant, mais il était efficace dans son territoire et il pouvait jouer avec n’importe quel coéquipier que lui assignait l’entraîneur en chef Al Arbour. Potvin et lui ont formé un duo très dangereux dans l’une des meilleures unités de supériorité numérique de tous les temps.

Sergei Zubov

Vous voulez gagner un concours concernant le hockey? Demandez à vos amis qui a été le meilleur pointeur des Rangers de New Rangers lors de la campagne 1993-1994 – saison au cours de laquelle la formation de la Grosse pomme a mis fin à une disette de 54 ans en remportant la coupe Stanley.

La réponse est Zubov, qui a totalisé 89 points, faisant de lui le seul défenseur dans l’histoire de la LNH à avoir terminé au premier rang des pointeurs d’une équipe qui a fini au premier rang du classement général de la LNH. Il a ajouté 19 points en 22 matchs éliminatoires quand les Rangers ont remporté leur première coupe Stanley depuis 1940 – mais c’est le défenseur Brian Leetch qui a remporté le trophée Conn Smythe.

Zubov a joué une autre saison à New York et une autre à Pittsburgh avant d’être échangé aux Stars de Dallas, où il a joué 12 saisons et aidé les Stars à remporter la seule coupe Stanley de leur histoire en 1999. Le système défensif des Stars et l’emphase du jeu défensif dans la ligue ont limité sa production, mais il a tout de même amassé au moins 30 passes et 40 points pendant 11 saisons consécutives. Il a été nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles en 2005-2006 à l’âge de 35 ans après avoir totalisé 71 points. Il a quitté la LNH en 2009 à titre de défenseurs russes avec le plus grand nombre de points.

Fred Stanfield

Tout le monde se souvient que les Blackhawks de Chicago ont échangé Phil Esposito aux Bruins durant l’été 1967 – l’un des plus célèbres (ou plus mauvais, ça dépend des points de vue) échanges dans l’histoire de la LNH.

Ils ont souvent été oubliés, mais il y avait cinq autres joueurs dans cet échange, et en plus d’acquérir Esposito, les Bruins ont obtenu Stanfield, qui perdait son temps dans le club-école des Hawks. Les Bruins lui ont donné l’occasion de jouer et Stanfield est devenu le deuxième joueur de centre idéal. Il a marqué au moins 20 buts et maintenu une moyenne de 68 points à ses six saisons à Boston, gagnant la Coupe Stanley à deux reprises alors qu’il a surtout formé un trio avec John McKenzie et Johnny Bucyk. Il était un bon joueur qui s’est retrouvé dans une situation parfaite en joignant une équipe en pleine progression et il a joué un rôle important dans les succès des Bruins au début des années 1970.

Jacques Lemaire

De nos jours, les amateurs se souviennent plus de Lemaire à titre d’entraîneur en chef – il a mené les Devils du New Jersey à la conquête de la Coupe Stanley en 1995 et a dirigé le Wild du Minnesota à leur entrée dans la LNH. Mais Lemaire est aussi membre du Temple de la renommée à titre de joueur, même s’il a joué dans l’ombre des nombreuses vedettes qui ont évolué avec le Bleu, Blanc, Rouge pendant ses 12 saisons à Montréal.

Lemaire a marqué au moins 20 buts à ses 12 saisons dans la LNH et a connu sa meilleure campagne avec 44 buts et 95 points en 1972-1973, en plus d’ajouter 20 points en 17 matchs éliminatoires quand les Canadiens ont remporté leur quatrième Coupe Stanley avec Lemaire dans leur formation. Il a gagné quatre autres Coupes Stanley avec le Tricolore, couronnant sa carrière en 1979 en dominant tous les pointeurs des séries éliminatoires avec 11 buts et 23 points quand les Canadiens ont battu les Rangers en finale.

Lemaire avait un puissant tir frappé – son tir d’une distance de 90 pieds avait surpris Tony Esposito lors de la remontée des Canadiens contre Chicago dans le septième match de la finale de 1971 – mais il n’a jamais obtenu les mêmes statistiques que ses coéquipiers de trio Guy Lafleur et Steve Shutt. Cependant, son jeu dans les deux sens de la patinoire a permis à ses compagnons de trio de se concentrer sur l’attaque. Sa constance a également été un élément important dans les succès du Tricolore qui a remporté huit coupes Stanley dans une période 12 ans.

Norm Ullman

Ullman a été un autre joueur qui s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment quand venait le temps d’attirer l’attention. Il a joint les Red Wings en 1955-1956,  après que ces derniers eurent remporté la Coupe Stanley pour une deuxième année consécutive. Il a accumulé sa part de points pendant plus d’une décennie, menant même la LNH au chapitre des buts en 1964-1965. Mais son arrivée a coïncidé avec une disette de 42 ans pour les Red Wings. Il a participé à cinq finales de la Coupe Stanley et il est retourné chez-lui les mains vides à chaque occasion.

Les Wings l’ont échangé à Toronto à la fin de la saison 1967-1968 – mais les Leafs, qui avaient remporté la Coupe Stanley quatre fois au cours des six saisons précédentes, ont commencé leur disette à leur tour. Ullman a connu sept bonnes saisons à Toronto avant de prendre sa retraite après avoir marqué 490 buts et amassé 1229 assistances. Il a connu 16 saisons de 20 buts ou plus, il a totalisé 30 buts et 83 points en 106 matchs éliminatoires et a été admis au Temple de la renommée en 1982. Il a été un modèle de constance – mais il n’a jamais obtenu la reconnaissance qu’il méritait après avoir joué pendant plus de deux décennies.

 

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