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Babcock parle de sa meilleure équipe et la pression à Detroit

vendredi 2012-09-21 / 16:40 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Babcock parle de sa meilleure équipe et la pression à Detroit

LNH.com amorce une série d’articles appelée « Cinq questions avec… », un petit jeu de questions/réponses avec quelques acteurs de premier plan à travers la LNH.

Le premier à se prêter au jeu est l’entraîneur des Red Wings de Detroit, Mike Babcock.

L’entraîneur des Red Wings de Detroit, Mike Babcock, était un défenseur étoile à l’Université McGill, mais sa carrière de joueur a été de courte durée après un passage en tant que joueur/entraîneur pour les Warriors de Whitley, en Angleterre.

À travers le jeu des questions/réponses, Babcock avoue être devenu entraîneur de carrière par accident, un travail dans lequel il a connu du succès à tous les niveaux.

« À vrai dire, je croyais que je deviendrais un enseignant », a avoué Babcock à LNH.com. J’adorais aller à l’école. »

Il aime encore plus gagner. C’est d’ailleurs devenu une habitude pour lui.

Babcock a remporté le championnat collégial provincial avec Red Deer College en 1989, puis le Championnat universitaire canadien avec l’Université de Lethbridge, cinq ans plus tard.

En 1997, Babcock a mené le Canada à la médaille d’or au CMHJ. Une année plus tard, à sa quatrième campagne à la barre des Chiefs de Spokane, il a eu la chance de mener les siens jusqu’à la Coupe Memorial. Il a amené les Ducks d’Anaheim jusqu’en finale de la Coupe Stanley en 2003, pour s’incliner en sept rencontres face aux Devils du New Jersey. En 2004, il a mis la main sur l’or aux Championnats du monde de hockey, lui qui dirigeait l’équipe du Canada.

En 2008, Babcock était champion de la Coupe Stanley, chez les Red Wings de Detroit. Deux années plus tard, il mettait la main sur une médaille d’or olympique, en tant que pilote de l’équipe du Canada lors des jeux de Vancouver.

Voici le jeu des cinq questions et réponses avec Mike Babcock.

Quelle est votre meilleure expérience au cours de votre carrière d’entraîneur?

« Mes meilleures expériences, c’est quand je constate l’évolution des joueurs, de les voir grandir, mais je peux vous dire que le meilleur boulot que j’ai accompli était avec l’Université de Lethbridge. Je suis entré dans un programme qui n’avait jamais participé aux séries et nous avons gagné le championnat national. C’est, de loin, la meilleure chose que j’ai vue accomplir par un groupe de personnes. Aligner les astres et jouer au-delà des espérances, alors que tout le monde était entièrement dédié. Nous n’avions aucun joueur en extra, nous sommes parvenus à demeurer en santé au bon moment et à gagner. Je peux vous affirmer qu’aucune équipe sous ma direction n’a su tirer le maximum de ses capacités comme celle-là. C’est incroyable, à quel point cette équipe était bonne.

« Mais j’ai été vraiment chanceux. Vous grandissez avec le désir de remporter la Coupe Stanley et donc, le fait de la gagner est extraordinaire. Remporter une médaille d’or olympique dans l’Ouest canadien alors que j’y suis né est une chose que je chérirai pour toujours. Mais pour être honnête avec vous, ce qui fait que ce jeu est si spécial c’est que les gens qui s’y trouvent sont spectaculaires. Les joueurs travaillent tellement fort pour être à leur meilleur, pour moi c’est ce qui est si excitant au hockey. J’adore en faire partie. »

Qui sont les personnes qui vous ont influencé, celles qui vous ont aidé à vous modeler en tant qu’entraîneur et en tant que professionnel ?

« Je vais vous raconter cette histoire : j’ai été embauché par les Chiefs de Spokane et nous avons connu un très bon départ, meilleur qu’anticipé, puisque nous n’étions pas censés être une bonne équipe. Nous étions en reconstruction. Puis, nous avons perdu je ne sais combien de parties de suite et le propriétaire, Bobby Brett, le frère de George Brett, m’a appelé et m’a dit : « Nous allons manger du mexicain ! » Je pensais qu’il m’appelait pour me congédier. Ce soir-là, nous nous sommes assis, avons bu quelques bières, avons parlé de hockey et de la vie plus qu’autre chose. Tout ce qu’il faisait, c’était me donner son support.

« J’ai donc travaillé pour un propriétaire, à Spokane, en la personne de Bobby Brett, et pour un directeur général en la personne de Tim Speltz, qui m’ont donné l’opportunité d’évoluer pendant six années de suite comme entraîneur, ils m’ont laissé essayer des choses, entraîner des jeunes joueurs et des plus vieux, développer mes équipes et aller jusqu’à la Coupe Memorial. J’ai eu la chance de diriger au CMHJ grâce à cette opportunité. Ils m’ont donné cette chance.

« Aujourd’hui, il vous faut effectuer un bon travail pour mériter votre chance, nous avons gagné beaucoup de matchs, mais c’est comme pour les joueurs, il vous faut une opportunité et c’est ce qu’ils m’ont offert, une excellente opportunité. »

Qu’est-ce qui a fait que vous n’y êtes pas arrivé comme joueur et comment cela vous a aidé à vous modeler comme entraîneur ?

« Si je n’y suis pas arrivé comme joueur, c’est probablement parce que je n’étais pas assez bon. J’étais un joueur étoile au collège et j’étais le capitaine de mon équipe au niveau junior majeur, mais c’est tout. J’étais un genre de joueur dépanneur, peut-être que si je n’avais pas obtenu cette opportunité d’aller à l’école, je serais allé dans les ligues mineures, à m’accrocher encore et encore, mais je n’étais pas intéressé à faire cela. Je voulais terminer ma maîtrise et décrocher mon doctorat, faire carrière à McGill. Je me suis retrouvé à Red Deer College et je me suis égaré dans mon plan de carrière. J’ai commencé à diriger et j’ai commencé à gagner, c’est ainsi que je suis devenu un entraîneur. »

À quel point il est difficile de prospérer avec les attentes élevées à Detroit ?

« Habituellement, la pression signifie que vous avec une chance. Si vous allez aux Jeux olympiques et qu’on ne s’attend à rien, il n’y a pas de pression. Qui voulez-vous être, celui qui n’a pas de pression ou vous préférez être l’équipe avec la pression sur les épaules parce que vous êtes celle qui est sensée gagner, parce qu’elle a une bonne chance de gagner ? La réponse est évidente.

« Maintenant, la pression de poursuivre dans la même voie à Detroit est présente, je le savoure. Il n’y a pas de doute, même si ça devient toujours de plus en plus difficile à mesure que l’équipe change. Je vous le dis, il faut travailler d’arrache-pied et de plus en plus fort pour amasser nos 100 points et être encore plus efficaces que nous l’étions à mon arrivée ici. La parité est présente à travers la LNH, c’est évident. Mais il s’est passé beaucoup de choses au sein du groupe de joueurs depuis que je suis à Detroit.

« À ma première année, Steve Yzerman s’est retiré et Brendan Shanahan a décidé qu’il était temps pour lui de quitter également. Nous nous retrouvions avec deux joueurs qui ne seraient pas de retour. (Dominik) Hasek, (Chris) Chelios, (Chris) Osgood, (Kris) Draper, (Kirk) Maltby, tous des gagnants de la Coupe Stanley ont quitté via la retraite. (Brian) Rafalski, (Brad) Stuart, (Jiri) Fischer également et voilà que Nicklas Lidstrom est parti.

« Il en va de même du point de vue des dirigeants, Scotty Bowman a quitté pour Chicago, Steve Yzerman est allé à Tampa Bay et Pat Verbeek l’a suivi. Paul MacLean est allé à Ottawa, tandis que Todd McLellan a quitté pour San Jose. Et malgré cela, tout est question de victoire. Je pense que c’est fantastique, mais il nous faut maintenant trouver une manière de combler ces départs et il faut le faire dans une nouvelle réalité. C’est toujours de plus en plus serré. »

Vous avez déménagé souvent étant enfant, mais aviez-vous des joueurs préférés en grandissant ?

« Absolument, j’arborais le numéro 4, Bobby Orr était mon homme. Il l’est toujours aujourd’hui. Cette année, il m’a envoyé un texto et m’a demandé : Mike, je voudrais appeler Nick Lidstrom, peux-tu me texter son numéro ? Je me disais alors : Pourquoi je raterais une chance de parler à Bobby Orr ? Je l’ai donc appelé et lui ai parlé durant 20 minutes. Un de mes clichés préférés est celui de Bobby Orr, volant dans les airs. Il l’a autographié pour moi, c’est une superbe photo. Il a toujours été unique pour moi. »

 

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