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Le but de Henderson à la fin du 7e match crée l’égalité dans la Série du siècle

mercredi 2012-09-26 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

Il y a 40 ans que le monde du hockey a été profondément changé par le début de la série de huit matchs entre les équipes nationales du Canada, composée de joueurs de la LNH à leur apogée, et celle de l’U.R.S.S. Ces deux pays étaient considérés à l’époque comme les deux plus grandes nations du hockey. La série, qui a été présentée pendant tout le mois de septembre, a été assidûment suivie par tous les amateurs de hockey du monde. Et après la dramatique victoire du Canada (4-3-1), il n’y avait plus aucun doute que la LNH ne serait plus jamais la même. Le site LNH.com jettera un regard attentif sur l’historique Série du siècle en publiant une succession d’articles pendant tout le mois de septembre. Aujourd’hui, LNH.com donne un aperçu du premier match de cette série. Ne manquez pas les autres textes qui seront publiés pendant tout le mois de septembre.

La victoire d’Équipe Canada dans le sixième match de la Série du siècle a réduit l’avance de l’U.R.S.S. à 3-2-1. Et malgré le fait que les deux dernières rencontres étaient disputées à Moscou, les Canadiens étaient confiants de remporter les septième et huitième matchs.

« On était mort de peur », a dit Bob Clarke à LNH.com quand on lui a demandé quelle était la sensation de jouer en tirant de l’arrière dans la série. « Mais tu as aussi l’avantage de n’avoir rien à perdre – tu fonces et c’est exactement ce que nous avons fait. Tous les joueurs ont probablement disputé le meilleur hockey de leur carrière. »

MATCH No 7: CANADA 4, URSS 3



Première période: 1, Canada, P. Esposito 4 (Ellis, Park), 4:09. 2, URSS, Yakushev 4 (Shadrin, Liapkin), 10:17. 3, URSS, Petrov 3 (Vikulov, Tsygankov), 16:27 (BAN). 4, Canada, P. Esposito 5 (Parisé, Savard), 17:34.

Deuxième période: Aucun.

Troisième période: 5, Canada, Gilbert 1 (Ratelle, Hull), 2:13. 6, URSS, Yakushev 5 (Maltsev, Lutchenko), 5:15 (BAN). 7, Canada, Henderson 6 (Savard), 17:54.

Tirs au but: Canada 9-7-9--25. Union soviétique 6-13-12--31

Gardiens: Canada, T. Esposito 2-1-1 (31 tirs reçus, 28 arrêts). Union soviétique, Tretiak (25-21)

Assistance: 15 000

La pression a augmenté dans les deux clans à la suite de la victoire des Canadiens dans le sixième match.

Tout comme dans la guerre froide, la Série du siècle était une bataille entre deux philosophies de vie et deux styles de hockey différents.

« Il y avait une énorme pression sur les deux équipes », a déclaré Ron Ellis au début du mois avant de partir pour la Russie afin de célébrer le 40e anniversaire de la série. « J’ai découvert qu’en raison de la pression, j’avais fait des choses qui étaient inhabituelles pour moi. On croyait que l’on défendait notre manière de vie. »

Le 26 septembre 1972, l’attaquant étoile Valeri Kharlamov était absent de la formation soviétique lors de la présentation du septième match.

Kharlamov était blessé à la cheville à la suite d’un cinglage de Clarke survenu deux jours plus tôt.

Malgré la défaite dans la dernière rencontre, les Soviétiques étaient confiants de gagner l’un des deux derniers matchs de la série.

Phil Esposito, devenu clairement le leader d’Équipe Canada, a marqué le premier but du match à 4:09 de la période initiale, complétant une passe d'Ellis en tirant entre les jambières de Vladislav Tretiak.

Mais Alexander Yakushev a créé l’égalité à 10:17 et Vladimir Petrov a procuré l’avance aux Soviétiques lors d’un avantage numérique à 16:17 en profitant du fait que le gardien Tony Esposito n’a pu repousser la rondelle avec son bâton.

Un peu plus d’une minute plus tard, Phil Esposito a dévié un tir pour recréer l’égalité et les deux équipes sont retournées dans leur vestiaire respectif avec une marque égale de 2-2.

Aucun but n’a été marqué à la deuxième période en raison surtout des exploits de Tony Esposito devant le filet des Canadiens. Esposito n’a accordé aucun but dans une période dominée 13-7 par les Soviétiques au chapitre des tirs au but.

Au début du troisième engagement, Rod Gilbert s’est présenté devant Tretiak en provenance de derrière le filet et a tiré du revers pour procurer les devants au Canada à 2:13.

Mais Yakushev a recréé l’impasse avec son deuxième but de la rencontre, le deuxième des Soviétiques en avantage numérique, à 5:16.

Le but de Yakushev a fouetté les Soviétiques, qui ont alors cru qu’ils étaient à un but près de remporter le match et la série.

Mais ils n’ont pu déjouer « Tony O » pour le reste de la rencontre et les deux équipes ont joué de façon conservatrice à mesure que le temps s’écoulait.

Avec 3:34 à jouer, le capitaine soviétique Boris Mikhailov et le défenseur canadien Gary Bergman ont écopé de pénalités majeures - Mikhailov pour avoir donné un coup de patin à Bergman, qui a répliqué en frappant la tête du Soviétique contre le grillage derrière les filets à l’aréna Luzhniki.

Cette clôture à poule servait de protection au lieu du traditionnel plexiglas utilisé dans les amphithéâtres nord-américains.

Durant la mêlée, les joueurs des deux équipes ont quitté leur banc, mais l’ordre est revenu sans que les arbitres ne décernent d’autres pénalités.

L’incident a semblé procurer une dose d’adrénaline aux joueurs canadiens.

Et avec moins de trois minutes à jouer, Paul Henderson, le héros du sixième match, a saisi une passe de Serge Savard et s’est présenté seul devant deux défenseurs soviétiques.

Au lieu de tenter de passer entre les deux adversaires, le rapide attaquant a laissé glisser la rondelle entre eux avant de contourner Evgeny Tsygankov et de se retrouver seul devant Tretiak.

L’autre défenseur, Vladimir Vasiliev, a bien tenté de mettre Henderson en échec, mais il n’a pu empêcher le Canadien de tirer et de déjouer Tretiak à 17:54.

« Ma vitesse et mon tir étaient mes atouts, a déclaré Henderson à LNH.com. Je pouvais leur faire mal avec ma vitesse. J’ai d’ailleurs marqué quelques buts en échappée. J’ai battu de vitesse l’un de leurs défenseurs et j’ai pu marquer. »

Les Canadiens ont résisté aux attaques désespérées des Soviétiques dans les deux dernières minutes.

Tony Esposito a effectué quatre arrêts dans les dernières secondes de jeu et après avoir entendu le son de la sirène, les joueurs canadiens et leurs partisans ont célébré une belle victoire de 4-3 qui permettait au Canada de créer l’égalité dans la série.

Les Soviétiques, qui croyaient bien qu’ils enlèveraient les honneurs de la série après avoir comblé un déficit pour l’emporter dans le cinquième match, étaient stupéfaits.

« On croyait qu’en jouant à Moscou, sur notre propre patinoire, que nous ne pourrions pas perdre, a raconté Tretiak. Ce fut notre principale erreur. »

Gilbert a indiqué à LNH.com que la pression était maintenant sur les épaules des Soviétiques qui avaient laissé filer une avance de 3-1-1 dans la série.

« La pression sur leurs épaules était incroyable, a dit Gilbert. Les Russes devaient l’emporter à tout prix. Nous avions eu nos différends avec les arbitres, nous avions eu des problèmes à l’hôtel, nous avions connu des problèmes lors de nos entraînements. L’hostilité était à son comble, ils ne nous aimaient vraiment pas. »

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