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Touchette : Un moment magique à Chicago

mercredi 2012-09-19 / 14:33 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Un moment magique à Chicago

Une facile: Qu'est-ce que Paul Henderson, Mario Lemieux et Sidney Crosby ont en commun ?

Donnez-vous votre langue au chat ?

Réponse: Ils ont tous les trois réussi un but mémorable lors d'une rencontre internationale.

Les amateurs qui ont été incapables de répondre à la question méritent un coup de baguette sur les doigts. Même deux.

Henderson a donné la victoire au Canada dans le huitième et décisif match de la Série du Siècle en 1972, Lemieux l'a imité lors de la finale de la Coupe Canada en 1987 et Crosby a complété ce tour du chapeau historique en signant le but gagnant en prolongation lors du match de la médaille d'or aux Jeux de Vancouver en 2010.

Autre question: Où étiez-vous quand Lemieux a procuré la victoire au Canada ?

Dans votre char ? Dans un resto ? Chez un ami ? Dans votre salon ?

À Chicago

Où étais-je ? Je m'en souviens trop bien.

Je me trouvais dans un bar-resto de Chicago. A l'époque, je couvrais les Expos.

En après-midi, les Expos avaient affronté les Cubs. Mais je n'avais vraiment pas la tête au baseball. Le hockey occupait toutes mes pensées.

Mes confrères et moi avions donc mandaté un collègue de trouver un bar ou un restaurant qui présentait le match à la télé. Non, la mission n'était pas évidente.

À Chicago, une finale Canada-URSS n'avait rien, on s'entend, pour exciter le poil des jambes des amateurs de l'endroit. Il aurait été plus facile de trouver un resto qui présentait la finale d'une course de dix roues plutôt que le match sans lendemain entre le Canada et l'URSS.

Après plusieurs appels téléphoniques infructueux, notre confrère passablement dégourdi a fini par dénicher un bar-resto sportif situé, si je me souviens bien, à proximité du vétuste Wrigley Field.

« Le proprio m'a assuré qu'il nous brancherait sur le match », a dit le collègue débrouillard.

« Attaboy ! », avons-nous réagi à l'unisson tout en multipliant les accolades combien mérités à notre collègue.

La passe de Gretzky

Le proprio a tenu parole. Nous étions six ou sept journalistes et commentateurs montréalais rivés devant l'écran du bar-resto. Si le bonheur est fait de petites choses, nous avions rendez-vous avec lui ce soir-là.

Oui, ce fut un match de grand cru, le genre de match qui te fait grimper dans les rideaux.

Si le but de Paul Henderson a soulevé le pays en 1972, celui de Mario a non seulement eu le même effet, mais il a aussi réalisé un fantasme collectif. Lequel au juste ? Celui de voir les deux meilleurs joueurs de leur génération, Lemieux et Wayne Gretzky, produire un but décisif dans un match aussi important.

Comme si Jean Béliveau avait contribué au but vainqueur de Bobby Hull dans les années soixante lors d'un match serré contre l'URSS.

Je revois encore Gretzky faire la passe à Lemieux, qui touche la cible et donne la victoire au Canada, 6-5, avec moins de deux minutes à écouler. Wow !

« J'ai choisi de passer la rondelle à Mario parce qu'il possède un meilleur tir que le mien », avait expliqué la Merveille.

Oui, un moment magique.

Ce soir-là, une demi-douzaine de journalistes montréalais a célébré la victoire du Canada dans un resto-bar anonyme de Chicago. Les autres clients n'ont même pas réagi. À vrai dire, nous nous serions crus sur une île déserte, la télé incluse.

À mes yeux, Mario a mérité la première étoile, Gretzky la deuxième.

La troisième ? Je l'ai décerné au confrère, qui nous a permis de vivre l'un des plus beaux matches de l'histoire !

 

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