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Quelques années après la Coupe Canada, l’Europe de l’Est n’était plus la même

samedi 2012-09-15 / 23:48 / LNH.com - Nouvelles

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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Quelques années après la Coupe Canada, l’Europe de l’Est n’était plus la même


La Coupe Canada de 1987 est un tournoi international de hockey qui s’est déroulé du 28 août au 15 septembre et qui a réuni les équipes nationales du Canada, de l’Union soviétique, des États-Unis, de la Suède, de la Tchécoslovaquie et de la Finlande. Plusieurs s’entendent pour dire que la série finale de trois parties opposant le Canada à l’URSS a donné lieu au meilleur hockey de tous les temps. Ce tournoi a également été la seule occasion où Wayne Gretzky et Mario Lemieux, les plus grands joueurs de leur génération, ont joué sur le même trio dans un cadre compétitif. LNH.com vous fait revivre ce tournoi historique avec une série de quatre articles.

Les amateurs de hockey du monde entier ne voulaient rien manquer de la Coupe Canada de 1987, car ce tournoi opposait les meilleures équipes des six pays les plus compétitifs dans le monde du hockey. Cinq ans et demi plus tard, deux de ces pays, la Tchécoslovaquie et l’Union soviétique, n’existaient plus. Lors de ce tournoi historique, certains joueurs avaient remarqué des indices qui laissaient présager les changements à venir.

Privée de certains de ses meilleurs éléments qui étaient passés à l’Ouest, la Tchécoslovaquie s’était inclinée devant le Canada en demi-finale. Il y avait aussi des signes annonciateurs de changements du côté des vice-champions, les Soviétiques. Des rumeurs voulant que des joueurs étoiles comme Viacheslav Fetisov et Igor Larionov fassent le saut dans la Ligue nationale de hockey commençaient à circuler.

« Il y avait des rumeurs concernant Larionov. On disait qu’il avait rencontré des gens [pour organiser sa défection] », a révélé le gardien de but canadien Kelly Hrudey. « Bien sûr, ce n’était que des rumeurs. »

En URSS, le gouvernement soviétique avait commencé à faire preuve d’une plus grande ouverture aux idées occidentales pendant la glasnost. Toutefois, la puissante équipe nationale de hockey était toujours surveillée de près, et ce, depuis des décennies.

« La sécurité entourant leur équipe était très serrée », a expliqué l’entraîneur du Canada, Mike Keenan. « J’ai vécu cette expérience pour la première fois en 1979. Je dirigeais l’équipe canadienne au Championnat mondial de hockey junior en Finlande. La sécurité autour de leur équipe était très serrée. Il y avait des agents partout : aux étages et dans la salle à manger. Il y avait des agents qui les surveillaient partout. »

Malgré cette surveillance, les joueurs soviétiques profitaient de certaines libertés que la plupart des Occidentaux tiennent pour acquises. Wayne Gretzky, dont les ancêtres étaient des propriétaires fonciers en Russie, a même reçu Fetisov et Larionov pour un repas chez ses parents. Ce genre de rencontre aurait été impossible à peine quelques années plus tôt.

« Je me souviens quand il [Gretzky] est revenu. Il disait qu’il avait passé une très belle soirée. Ça nous a permis de voir ces gars comme des humains et pas seulement comme des ennemis », a raconté l’attaquant canadien Kevin Dineen. « Je me souviens les avoir croisés dans la rue après une partie. C’était incroyable de les voir marcher dans la rue et de pouvoir s’arrêter et discuter un peu avec eux. »

Deux années plus tard, plusieurs des meilleurs joueurs soviétiques, dont Larionov et Fetisov, évoluaient dans la LNH. Leur transfert légal à des équipes nord-américaines a causé des remous dans leur pays, qui était sur le point de se soulever. Cependant, malgré toutes les rumeurs les concernant pendant la Coupe Canada, le sujet était tabou dans le vestiaire des Soviétiques.

« Je sais que plusieurs joueurs pensaient à faire le saut dans la LNH, mais personne n’en parlait publiquement, surtout pas en URSS », a révélé l’ailier russe Yuri Khmylev, qui s’est joint aux Sabres en 1992. « Bien entendu, quand ils sont partis jouer dans la LNH, tout le monde a commencé à y penser. »

Aux Jeux olympiques d’hiver de 1992 à Albertville, l’Union soviétique n’existait plus et c’est « l’Équipe unifiée » représentant la nouvelle Russie et d’autres anciennes républiques soviétiques qui a remporté l’or. En l’absence de Fetisov et de Larionov, l’une des plus grandes nations de hockey au monde entrait dans une nouvelle ère. Personne n’aurait pu prédire la suite des événements pendant la Coupe Canada de 1987, mais il y avait assurément un vent de changement qui soufflait de l’autre côté du Rideau de fer.

« On en entendait parler et il commençait à y avoir des Russes qui venaient jouer dans la LNH. C’était inévitable », a ajouté le défenseur du Canada Larry Murphy. « J’ai fini par jouer avec Fetisov à Detroit. Je n’aurais jamais cru cela possible à l’époque. Dans les années 1970 et 1980, ils étaient de l’autre côté du mur. Toutes ces barrières n’existent plus maintenant. »

 

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