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Le but de Lemieux a couronné l’un des tournois les plus relevés de l’histoire

samedi 2012-09-15 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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Le but de Lemieux a couronné l’un des tournois les plus relevés de l’histoire

La Coupe Canada de 1987 est un tournoi international de hockey qui s’est déroulé du 28 août au 15 septembre et qui a réuni les équipes nationales du Canada, de l’Union soviétique, des États-Unis, de la Suède, de la Tchécoslovaquie et de la Finlande. Plusieurs s’entendent pour dire que la série finale de trois parties opposant le Canada à l’URSS a donné lieu au meilleur hockey de tous les temps. Ce tournoi a également été la seule occasion où Wayne Gretzky et Mario Lemieux, les plus grands joueurs de leur génération, ont joué sur le même trio dans un cadre compétitif. LNH.com vous fait revivre ce tournoi historique avec une série de quatre articles.

Pendant plusieurs années, le hockey international en Amérique du Nord se définissait par deux moments clés : la victoire canadienne lors de la Série du siècle de 1972 et la miraculeuse médaille d’or des États-Unis aux Jeux olympiques d’hiver de 1980.

La Coupe Canada de 1987 a permis d’ajouter un nouveau chapitre à cette histoire grâce à une finale épique entre le Canada et l’Union soviétique dont l’issue a été scellée par un des buts les plus mémorables dans toute l’histoire du sport.

« Les trois parties de la finale contre les Russes comptent probablement parmi les plus grands matchs jamais joués », a déclaré le défenseur canadien Craig Hartsburg. « Il y avait tant de talent, d’émotions et d’intensité sur la glace. Les meilleurs joueurs au monde jouaient leur meilleur hockey. »

Pendant ce tournoi qui se déroulait presque entièrement au Canada, tous les yeux étaient tournés vers l’équipe canadienne. Elle avait tellement de profondeur que trois futurs membres du Temple de la renommée ont été retranchés à l’issue du camp d’entraînement. Malgré l’abondance de talent, personne n’allait oser remettre en question l’autorité de l’entraîneur canadien Mike Keenan.

« La première séance d’entraînement que nous avons eue à Montréal est de loin la plus dure que j’ai connue en levée de rideau d’un camp », a révélé Kelly Hrudey, un des gardiens de but de la formation canadienne. « Mike a donné le ton dès le premier jour. »

Malgré les rigueurs du camp d’entraînement préparé par Keenan, le Canada a commencé le tournoi avec un décevant match nul de 4-4 contre la Tchécoslovaquie. Les Canadiens se sont ressaisis pour conclure le tournoi à la ronde avec un dossier de 3-0-2 pour ensuite se venger 5-3 contre les Tchécoslovaques en demi-finale. Grâce à ce gain, l’équipe hôtesse accédait à la finale contre la puissante équipe soviétique.

Pendant le tournoi, Wayne Gretzky et Mario Lemieux ont transporté l’équipe canadienne sur leurs épaules. Les deux meilleurs joueurs au monde ont pris respectivement le premier et deuxième rang des compteurs, et ce, même si Keenan était réticent à les réunir sur un même trio.

« Je ne les ai pas réunis plus tôt dans le tournoi parce que je ne voulais pas que nos adversaires élaborent des stratégies pour les contrer, a avoué Keenan. Je n’en ai jamais discuté, pas même avec mes adjoints. »

Le premier match de la finale a eu lieu à Montréal le 11 septembre. L’URSS l’a remporté 6-5 grâce à un but d’Alexander Semak en prolongation. Le filet de Lemieux en deuxième période de prolongation et les cinq mentions d’aide de Gretzky ont permis au Canada d’égaler la série deux jours plus tard à Hamilton. Gretzky affirme que cette partie gagnée 6-5 est l’une des meilleures qu’il a eu la chance de jouer.

« Juste le fait d’être assis dans le vestiaire et de voir les deux meilleurs joueurs au monde ensemble était excitant », a confié Larry Murphy, un autre défenseur du Canada. « Ce n’était pas comme un Match des Étoiles, où l’intensité est moindre. Ils étaient déterminés. »

Le 15 septembre, lors de la troisième et décisive rencontre, Keenan a finalement décidé de réunir Gretzky et Lemieux au sein d’un trio pivoté par Mark Messier. Après que les Soviétiques eurent compté trois buts sans réplique dans les huit premières minutes de jeu, tous ont réalisé que toute l’équipe allait devoir mettre l’épaule à la roue et pas seulement un trio.

Rick Tocchet et Brian Propp, qui jouaient sous les ordres de Keenan à Philadelphie à l’époque, ont réduit l’écart, puis Dale Hawerchuk a éventuellement donné les devants 5-4 au Canada au troisième tiers. Or, lorsque Semak a égalé la marque à 5-5 tard dans la rencontre, Keenan a décidé de remplacer Messier par Dale Hawerchuk sur son premier trio avant de l’envoyer prendre une mise au jeu en territoire défensif avec moins de deux minutes à faire au troisième engagement.

« J’avais dirigé Dale chez les juniors, alors je le connaissais bien. J’ai agi d’instinct, a affirmé Keenan. Et ça s’est avéré être une bonne décision. »

Hawerchuk a remporté la mise au jeu et quelques secondes plus tard, Gretzky alimentait Lemieux qui marquait le but gagnant avec seulement 1:26 à faire en temps réglementaire. Ce but a procuré une autre victoire de 6-5 au Canada et il demeure l’un des faits saillants les plus mémorables dans l'histoire du hockey.

« La foule a explosé », a raconté l’attaquant Kevin Dineen. « Ce n’était pas seulement dans l’amphithéâtre. On l’a ressenti partout au pays. Je ne crois pas qu’on puisse trouver trois autres parties aussi enlevantes que celles-là. »

La Coupe Canada de 1987 a été l’un des derniers tournois internationaux à opposer les meilleurs joueurs de la LNH à la redoutable équipe nationale soviétique et elle a transformé à jamais le sport. Toutefois, on retient surtout qu’elle a offert du hockey d’un calibre qu’on a rarement l’occasion de voir.

« Je n’ai jamais joué à un niveau aussi élevé, a ajouté Hrudey. Je me souviens qu’à mon retour dans la LNH après le tournoi, je trouvais le jeu très lent, ce qui est complètement ridicule. »

La performance de Lemieux a propulsé le centre des Penguins au rang des super vedettes. Il ne jouera avec Gretzky qu’une seule autre fois à l’occasion du Match des Étoiles de 1997. C’est l’une des nombreuses raisons qui expliquent pourquoi l’été de 1987 a été si mémorable pour le monde du hockey.

« C’est le fait saillant de ma carrière de joueur, a avoué Hartsburg. Je n’ai jamais gagné la Coupe Stanley, mais j’ai eu l’occasion d’en discuter avec d’autres joueurs qui l’ont gagnée, avec les Oilers entre autres. Je leur ai demandé si c’était semblable et ils m’ont répondu que c’était pareil et peut-être même un peu plus spécial. »

 

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