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Gretzky débarque en Russie en compagnie de Messier et Dryden

mardi 2012-09-11 / 22:50 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Gretzky débarque en Russie en compagnie de Messier et Dryden

NEW YORK -- Wayne Gretzky, 51 ans, ne fréquente plus les patinoires autant qu’avant, mais il s’est senti rajeunir la semaine dernière lorsqu’il s’est mesuré à Igor Larionov, Alexander Mogilny, Alexei Yashin et bien d’autres à l’occasion d’une série de deux rencontres amicales en Russie.

Étonnamment, c’était la première fois que Gretzky disputait un match en sol russe et il n’est pas prêt d’oublier cette expérience.

« Nous y sommes allés pour avoir du plaisir. Nous sommes plus âgés et nous ne jouons plus aussi souvent qu’avant. C’est vrai », a admis Gretzky à LNH.com lundi soir un peu avant le banquet annuel de l’Association canadienne de New York, où il a été honoré pour ses exploits dans le monde du hockey. « Dès que l’arbitre a laissé tomber la rondelle, l’émotion et l’énergie de la foule ont propulsé la partie à un autre niveau. »

Gretzky était à la tête d’un contingent de légendes canadiennes comprenant Mark Messier, Brett Hull, Ken Dryden et Phil Esposito, qui se sont tous rendus en Russie pour célébrer le 40e anniversaire de la fameuse Série du siècle de 1972. Selon Gretzky, cette série de huit parties hors-concours organisée en pleine guerre froide a changé à jamais le hockey au Canada.

Ce voyage permettait également aux deux pays de souligner la Coupe Canada de 1987 (remportée par le Canada contre l’Union soviétique lors de la finale de trois matchs) ainsi que le premier anniversaire de l’écrasement d’avion qui a coûté la vie à 44 membres de l’équipe du Lokomotiv de Yaroslavl et l’équipage de l’avion le 7 septembre 2011.

Gretzky a rapidement fait noter que le style de hockey pratiqué lors des rencontres disputées à Saint-Pétersbourg et à Yaroslavl la semaine dernière n’avait rien à voir avec, par exemple, l’intensité de la finale de trois parties de la Coupe Canada de 1987 (disputées à Hamilton et à Montréal) qui a opposé le Canada et l’Union soviétique.

Cependant, Gretzky était encore fébrile lorsqu’il nous a décrit l’ambiance entourant cette compétition amicale.

Quelques jours après les événements, il était toujours surpris par la décision des Russes de surutiliser le trio de Mogilny, Larionov et Yashin pour prendre le dessus. Il rigolait en nous parlant de Mike Keenan et Esposito, qui étaient derrière le banc, et de son père Walter, qui ouvrait la porte aux joueurs lorsqu’ils revenaient à leur banc.

Et il était heureux de décrire comment Hull a célébré son but gagnant lors de la deuxième partie.

Les Russes ont remporté le premier match à Saint-Pétersbourg au compte de 6-5. Deux jours plus tard, Hull, qui formait un trio en compagnie de Gretzky et Brian Propp, a inscrit le filet victorieux qui a procuré un gain de 5-4 aux Canadiens à Yaroslavl.

« Ce n’était pas comme il y a 20 ans, mais pour des gars de notre âge, le niveau de jeu était bon. J’aurais beaucoup aimé pouvoir aller jouer là-bas il y a 20 ans, a ajouté Gretzky. C’était amusant parce que tout le monde y mettait du sien et faisait de son mieux. Peu importe votre âge, que vous ayez 10 ou 55 ans, on ne peut rien demander de plus si vous y mettez tout votre cœur. »

D’après Gretzky, c’est justement cette attitude adoptée par l’équipe du Canada en septembre 1972 qui a séduit les Canadiens et qui a unifié le pays. La fameuse Série du siècle, remportée par le Canada 4-3-1 grâce au célèbre but de Paul Henderson marqué avec seulement 34 secondes à faire au huitième match, demeure l’événement sportif le plus marquant de toute l’histoire canadienne.

« Je crois que l’une des raisons qui expliquent pourquoi le pays s’est rallié derrière cette équipe, c’est que nous étions censés l’emporter facilement sept parties contre une. Pourtant, nous tirions de l’arrière avec une victoire, deux revers et un match nul avant d’aller disputer les quatre dernières rencontres à Moscou, où il a fallu gagner trois matchs de suite pour remporter la série, a expliqué Gretzky. Nos quatre meilleurs joueurs [Jean Béliveau, Gordie Howe, Bobby Hull et Bobby Orr] ne faisaient pas partie de l’équipe, ce qui a donné l’occasion à d’autres joueurs de se démarquer.

« Évidemment, la victoire était importante, mais le hockey canadien a beaucoup appris de cette équipe. Son énergie, son émotion et l’enthousiasme de ses joueurs nous ont marqués. Ils étaient comme des enfants. Depuis 1972, c’est ce qui alimente tous les Canadiens. »

Dont un certain Wayne Gretzky.

Il était âgé de 11 ans lors de la Série du siècle et, encore aujourd’hui, il est un véritable passionné de cet événement.

Gretzky regarde fréquemment les parties de cette série et il connaît par cœur les alignements, les trios, les marqueurs ainsi que certains commentaires des analystes.

« C’est notre histoire, a-t-il déclaré. Ç’a changé notre pays. Le hockey est passé à un autre niveau grâce aux exploits de cette équipe. »

Quinze ans plus tard, Gretzky a fait partie d’une équipe, issue de la génération de joueurs influencés par la Série du siècle de 1972, qui a fait progresser encore davantage le hockey canadien avec sa victoire mémorable face à l’URSS lors de la Coupe Canada. C’est Mario Lemieux qui a compté le but qui a donné le titre au Canada avec 86 secondes à faire au troisième match de la finale et le « Magnifique » a été alimenté par nul autre que… Gretzky.

Plusieurs Canadiens et Russes qui ont participé à ce tournoi il y a 25 ans se sont réunis la semaine dernière en Russie. Ils se sont affrontés dans le cadre d’une série amicale marquée par l’émotion, l’intensité, la tactique et, il y a fort à parier, quelques aines endolories.

Il ne manquait qu’une troisième et décisive rencontre.

« On s’est vraiment demandé dans quoi on s’était embarqué, a avoué Gretzky. On croyait qu’on allait là juste pour s’amuser et soudainement, tout le monde essaie de gagner. Les amateurs étaient très excités, alors le niveau d’énergie a grimpé.

« C’était génial. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

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