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Les Canadiens hués après leur défaite dans le 4e match de la Série du siècle

samedi 2012-09-08 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Les Canadiens hués après leur défaite dans le 4e match de la Série du siècle

Il y a 40 ans que le monde du hockey a été profondément changé par le début de la série de huit matchs entre les équipes nationales du Canada, composée de joueurs de la LNH à leur apogée, et celle de l’U.R.S.S. Ces deux pays étaient considérés à l’époque comme les deux plus grandes nations du hockey. La série, qui a été présentée pendant tout le mois de septembre, a été assidûment suivie par tous les amateurs de hockey du monde. Et après la dramatique victoire du Canada (4-3-1), il n’y avait plus aucun doute que la LNH ne serait plus jamais la même. Le site LNH.com jettera un regard attentif sur l’historique Série du siècle en publiant une succession d’articles pendant tout le mois de septembre. Aujourd’hui, LNH.com donne un aperçu du premier match de cette série. Ne manquez pas les autres textes qui seront publiés pendant tout le mois de septembre.

Les partisans d’Équipe Canada n’étaient pas très satisfaits d’avoir vu leurs héros laisser filer deux avances de deux buts dans le verdict nul de 4-4 lors du troisième match de la Série du siècle disputé à Winnipeg. Ils étaient encore plus stupéfaits après le quatrième match disputé au Pacific Coliseum de Vancouver, le 8 septembre 1972.

Le Canada était privé de l’un de ses meilleurs duos de défenseurs puisque Guy Lapointe et Serge Savard, tous deux des Canadiens de Montréal, avaient raté le match en raison de blessures.

Deux pénalités infligées à Bill Goldsworthy en début de match ont été encore plus coûteuses. Goldsworthy, qui avait été inséré dans la formation pour ajouter plus d’énergie, a écopé d’une pénalité pour double-échec à 1:24 et une pour avoir donné du coude à 5:58. Boris Mikhailov a profité des deux supériorités numériques pour marquer à chaque fois et procurer une avance de 2-0 aux Soviétiques.

Dire que ce n’était pas le genre de départ qu’Équipe Canada avait envisagé serait un euphémisme.

MATCH No 4: URSS 5, CANADA 3



Première période: 1, URSS, Mikhailov 2 (Lutchenko, Petrov), 2:01 (BAN). 2, URSS, Mikhailov 3 (Lutchenko, Petrov) 7:29 (BAN).

Deuxième période: 3, Canada, Perreault 1, 5:37. 4, URSS, Blinov 1 (Petrov, Mikhailov), 6:34. 5, URSS, Vikulov 1 (Kharlamov, Maltsev), 13:52.

Troisième période: 6, Canada, Goldsworthy 1, (P. Esposito, Bergman), 6.54. 7. URSS, Shadrin 1 (Yakushev, Vasiliev), 11:05. 8, Canada, D. Hull 1 (P. Esposito), 19:38.

Tirs au but: Union soviétique 11-14-6--31. Canada 10-8-23--41.

Gardiens: Union soviétique, Tretiak 2-1-1 (41 tirs reçus, 38 arrêts). Canada, Dryden 0-2-0 (31-26).

Assistance: 15 570

« Nous avons vraiment été impatients à Vancouver », a dit l’attaquant Paul Henderson à LNH.com. « Nous pensions que si gagnions ce match, on se retrouverait en bonne position. Mais ils ont marqué deux buts en supériorité numérique dans les sept ou huit premières minutes de jeu et ça nous a coupé les jambes. »

Gilbert Perreault a réduit l’écart à 2-1 au début de la deuxième période à la suite d’un spectaculaire effort individuel.

Mais l’attaque soviétique a haché la défense canadienne pour prendre une priorité de trois buts.

Moins d’une minute après le but de Perreault, Vladimir Petrov a préparé le but de Yuri Blinov lors d’une montée de 2-contre-1 à 6:34.

Vladimir Vikulov a porté la marque 4-1 en déjouant Ken Dryden d’un tir de l’enclave à 13:52 alors que la défense des Canadiens était complètement hors position.

« Nous avons dû ouvrir le jeu pour tenter de créer l’égalité, a indiqué Henderson. Et à chaque fois qu’on a été obligé d’agir ainsi, ils ont pu nous faire mal paraître en raison de leur jeu de transition.

« Je pense que nous avons joué notre pire match de la série à Vancouver. »

Alors que la déception des 15 570 amateurs était de plus en plus incisive, Goldsworthy a semé un peu d’espoir en déjouant Vladislav Tretiak à 6:54 du dernier engagement. Mais un but de Vladimir Shadrin avec 8:55 à jouer au match a scellé le suspense. Dennis Hull a eu beau marquer dans la dernière minute, le score de 5-3 laissait entrevoir un match plus âprement disputé qu’il avait été en réalité.

Les Canadiens avaient dominé les Soviétiques 23-6 au chapitre des tirs au but en troisième période, mais plusieurs avaient été décochés de loin, et Tretiak, qui était maintenant une étoile internationale émergente devant les buts, n’a eu aucun problème à protéger l’avance des siens.

« Nous n’avons jamais été dans le match », a indiqué l’entraîneur en chef d’Équipe Canada, Harry Sinden. « Ils ont pris le contrôle de la rencontre dès le début et malgré nos efforts, on dirait que ça empirait à mesure que le match progressait. »

Rod Gilbert, qui est encore fâché 40 ans plus tard de s’être fait refuser un but en deuxième période car on a prétendu qu’il avait poussé la rondelle dans le filet avec son patin, a indiqué « que le score aurait pu être encore plus élevé. Nous n’étions pas en forme. Ces gars étaient beaucoup plus sérieux que nous. »

Une pluie de huées a enseveli les joueurs d’Équipe Canada à leur sortie de la patinoire, ce qui a déclenché l’une des réactions les plus célèbres de l’histoire du hockey.

Phil Esposito, qui était devenu l’un des leaders de l’équipe au cours des quatre premiers matchs, s’en est pris aux amateurs qui avaient hué les joueurs canadiens.

« Dites aux gens du Canada que nous avons essayé. Nous avons fourni notre meilleur effort », a-t-il dit lors d’une entrevue télévisée après le match. « À tous ceux qui nous ont hués, je leur dirais que tous les joueurs sont vraiment découragés. Nous sommes désillusionnés et déçus. On ne peut pas croire que nous avons été critiqués de la sorte dans les médias et que nous avons été hués dans notre amphithéâtre.

« Je suis complètement désappointé, je ne peux pas y croire. Chacun de nous – nous sommes 35 gars – avons accepté de relever le défi parce que nous aimons notre pays. Il n’y a pas d’autre raison… Nous avons accepté parce que nous aimons le Canada. »

Une pause de deux semaines a eu lieu avant que la série se poursuive à Moscou et les Soviétiques étaient fiers de retourner chez eux avec une priorité de 2-1-1.

Deux jours plus tard, Équipe Canada s’est réunie à nouveau à Toronto avant de quitter pour Stockholm où elle allait disputer des matchs préparatoires contre la Suède avant la cinquième rencontre prévue le 22 septembre.

Seule une poignée de sympathisants ont pris la peine de se présenter à l’aéroport pour les voir partir.

 

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