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Match No 3 : Un verdict nul aux allures de défaite pour le Canada

jeudi 2012-09-06 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Match No 3 : Un verdict nul aux allures de défaite pour le Canada

Il y a 40 ans que le monde du hockey a été profondément changé par le début de la série de huit matchs entre les équipes nationales du Canada, composée de joueurs de la LNH à leur apogée, et celle de l’U.R.S.S. Ces deux pays étaient considérés à l’époque comme les deux plus grandes nations du hockey. La série, qui a été présentée pendant tout le mois de septembre, a été assidûment suivie par tous les amateurs de hockey du monde. Et après la dramatique victoire du Canada (4-3-1), il n’y avait plus aucun doute que la LNH ne serait plus jamais la même. Le site LNH.com jettera un regard attentif sur l’historique Série du siècle en publiant une succession d’articles pendant tout le mois de septembre. Aujourd’hui, LNH.com donne un aperçu du premier match de cette série. Ne manquez pas les autres textes qui seront publiés pendant tout le mois de septembre.

Pendant que la Série du siècle opposait les meilleurs joueurs de la LNH à ceux de l’U.R.S.S., Bobby Hull était un spectateur.

Hull aurait sans aucun doute fait partie d’Équipe Canada, mais il a été laissé de côté, car il s’était joint à la nouvelle Association mondiale de hockey (AMH) durant l’été.

Ironiquement, le troisième match de la série était disputé à Winnipeg, là où Hull jouerait pendant sept ans dans l’AMH.

Hull et les 9800 amateurs réunis au Winnipeg Arena, le soir du 6 septembre 1972, se demandaient bien quelle Équipe Canada allait se présenter : celle qui a été humiliée à Montréal ou celle qui a dominé dans le deuxième match à Toronto.

Il en était de même des Soviétiques, qui avaient apporté quelques changements à leur formation.

MATCH No 3: CANADA 4, URSS 4



Première période: 1, Canada, Parisé 1 (White, P. Esposito) 1:54. 2, URSS, Petrov 2, 3:16 (BDN). 3, Canada, Ratelle 1 (Cournoyer, Bergman), 18:25.

Deuxième période: 4, Canada, P. Esposito 3 (Cashman, Parisé), 4:19. 5, URSS, Kharlamov 3 (Tsygankov), 12:56 (BDN). 6, Canada, Henderson 2 (Clarke, Ellis) 13:47. 7, URSS, Lebedev 1 (Anisin, Vasiliev), 14:59. 8, URSS, Bodunov 1 (Anisin), 18:28.

Troisième période: Aucun.

Tirs au but: Union soviétique 9-8-8-25. Canada 15-17-6--38.

Gardiens: Union soviétique, Tretiak 1-1-1 (38 tirs reçus, 34 arrêts). Canada, T. Esposito 1-0-1 (25-21)

Assistance: 9 800

La meilleure décision de l’entraîneur en chef, Vsevolod Bobrov, a été de réunir Alexander Bodunov, Yuri Lebedev et le centre Viachaeslav Anisin, un trio qui avait permis à l’équipe junior soviétique de remporter les Jeux universitaires mondiaux de Lake Placid en 1971. La « Kid Line », comme ils avaient été surnommés par les médias canadiens, a joué un rôle important dans le résultat de la rencontre.

S’il y avait un aspect dans le jeu d’Équipe Canada qui n’avait pas besoin d’être amélioré, c’était bien leur début de match. Jean-Paul Parisé a sauté sur le retour du tir de Bill White à 1:54 de la première période et le Canada a marqué le premier but de la rencontre pour la troisième fois depuis le début de la série.

Mais contrairement à la performance offerte deux jours plus tôt à Toronto, Équipe Canada a connu un relâchement et en a payé le prix.

Vladimir Petrov a intercepté une passe de Frank Mahovlich dans le territoire canadien et il a déjoué Tony Esposito à 3:15 pour procurer aux Soviétiques leur deuxième but en infériorité numérique de la série.

Jean Ratelle, de retour dans la formation sans ses coéquipiers Vic Hadfield et Rod Gilbert, des Rangers de New York, a redonné l’avance au Canada à 18:25 après un échange avec Yvan Cournoyer.

Phil Esposito a déjoué Vladislav Tretiak avec un tir à bout portant à 4:19 de la deuxième période pour augmenter l’avance à 3-1 et le Canada semblait en contrôle du match et dominait physiquement, d’une manière cependant trop robuste aux yeux de plusieurs Soviétiques.

Valeri Kharlamov a réduit l’écart à 3-2 avec un autre but en désavantage numérique à 12:56, mais moins d’une minute plus tard, Paul Henderson a permis au Canada de reprendre leur priorité de deux buts.

C’est à partir de ce moment que la « Kid Line » soviétique a pris les choses en main.

Lebedev a d’abord dévié un tir de la pointe de Valeri Vasiliev derrière Tony Esposito à 14:59. Les jeunes joueurs ont alors sauté dans les airs et se sont étreints – démontrant ainsi le premier signe d’émotion par les stoïques Soviétiques depuis le début de la série.

Trois minutes et demie plus tard, Bodunov a saisi une belle passe de Anisin au centre avant de tirer par-dessus l’épaule droite du gardien et de créer l’égalité 4-4.

« Ils ont réuni ces trois jeunes que nous n’avions jamais vus et ils nous ont dominés », a affirmé l’entraîneur en chef d’Équipe Canada, Harry Sinden, après le match.

Le Canada avait beau dominer 32-17 au chapitre des tirs au but après deux périodes, la marque était toujours égale.

Aucun but n’a été marqué en troisième période et les Canadiens ont tenu le coup même s’ils ont été dominés 8-6 au chapitre des tirs au but.

Tony Esposito a littéralement volé Alexander Maltsev qui s’était échappé dans les dernières 15 secondes de jeu pour préserver le verdict nul, qui était ni plus ni moins considéré comme une défaite pour les Canadiens.

« On pensait que nous aurions dû l’emporter », a raconté Paul Henderson à LNH.com. « Nous avons commis quelques erreurs en deuxième période et ils en ont profité à chaque fois. »

Après le match, Sinden a accepté toutes les critiques des médias qui ne comprenaient pas pourquoi son équipe ne dominait pas la série. Mais au lieu de critiquer ses joueurs, Sinden a louangé les Soviétiques qui ont surpris presque tout le monde avec leur jeu lors des trois premiers matchs.

« Est-ce que l’on peut comparer les Soviétiques avec les meilleurs joueurs de la LNH? », a demandé un journaliste.

« Absolument ».

« Aussi bons que les Bruins de Boston? »

« Oui, monsieur », a répondu Sinden, concernant l’équipe qu’il avait dirigé à la conquête de la Coupe Stanley en 1970. « Aussi bons que les Bruins de Boston. »

Après une pause, Sinden a ajouté : « Après tout, qui nous a dit que nous, au Canada, connaissions tout sur le hockey, à part nous-mêmes. »

 

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