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Le Canada s’est racheté dans le deuxième match

mardi 2012-09-04 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Le Canada s’est racheté dans le deuxième match

Il y a 40 ans que le monde du hockey a été profondément changé par le début de la série de huit matchs entre les équipes nationales du Canada, composée de joueurs de la LNH à leur apogée, et celle de l’U.R.S.S. Ces deux pays étaient considérés à l’époque comme les deux plus grandes nations du hockey. La série, qui a été présentée pendant tout le mois de septembre, a été assidûment suivie par tous les amateurs de hockey du monde. Et après la dramatique victoire du Canada (4-3-1), il n’y avait plus aucun doute que la LNH ne serait plus jamais la même. Le site LNH.com jettera un regard attentif sur l’historique Série du siècle en publiant une succession d’articles pendant tout le mois de septembre. Aujourd’hui, LNH.com donne un aperçu du premier match de cette série. Ne manquez pas les autres textes qui seront publiés pendant tout le mois de septembre.

L’atmosphère festive, qui régnait autour du premier match de la Série du siècle à Montréal était difficile à trouver au début de la deuxième rencontre à Toronto. Les 16 485 amateurs qui remplissaient le Maple Leaf Gardens avaient vu les « amateurs » soviétiques découper les meilleurs joueurs de la LNH en petits morceaux à Montréal.

Autant les joueurs que les amateurs savaient maintenant que ce serait beaucoup plus difficile que ce qu’ils avaient anticipé.

MATCH 2: CANADA 4, URSS 1



Première période: Aucun.

Deuxième période: 1, Canada, P. Esposito 2 (Park, Cashman), 7:14.

Troisième période: 2, Canada, Cournoyer 1 (Park), 1:19 (BAN). 3, URSS, Yakushev 2 (Liapkin, Zimin), 5:53 (BAN). 4, Canada, P. Mahovlich 1 (P. Esposito), 6:47 (BDN). 5, Canada, F. Mahovlich 1  (Mikita, Cournoyer), 8:59.

Tirs au but: Union soviétique 7-5-9--21. Canada 10-16-10--36.

Gardiens: Union soviétique, Tretiak 1-1-0 (36 tirs reçus, 32 arrêts). Canada, T. Esposito 1-0-0 (21-20).

Assistance: 16 485

L’entraîneur en chef d’Équipe Canada, Harry Sinden, le savait aussi. Il reconnaissait qu’il devait effectuer des changements à sa formation après la dégelée survenue dans le premier match.

Pas moins de neuf joueurs qui avaient participé à la première rencontre n’ont pas sauté sur la patinoire le 4 septembre 1972 à Toronto. Le trio complet composé de Jean Ratelle, Rod Gilbert et Vic Hadfield, qui avait conduit les Rangers de New York en finale de la Coupe Stanley quatre mois plus tôt, a été laissé de côté.

Il en fut de même pour Ken Dryden, vainqueur du trophée Conn Smythe en 1971, qui a dû céder sa place à Tony Esposito après avoir accordé sept buts dans le premier match.

Le changement de gardien, en particulier, a semblé faire une différence.

« Tony Esposito a connu un grand match ce soir-là, a rappelé Paul Henderson à LNH.com. Ken Dryden avait connu beaucoup de difficultés dans la première rencontre. Quand il pensait que les Soviétiques allaient passer, ils tiraient. Et quand, il pensait qu’ils allaient tirer, ils passaient. Il n’avait jamais rien vu comme cela auparavant et ça l’a rendu nerveux. Tony était plus à l’aise avec leur style de jeu. »

Plus important a été le changement de style de jeu d’Équipe Canada. Au lieu de tenter de rivaliser de vitesse avec les Soviétiques, les Canadiens sont retournés à la base, soit jouer du hockey physique comme ils étaient habitués de le faire en Amérique du Nord.

En simplifiant leur jeu - plus agressifs dans leur échec-avant et plus intense dans leur territoire défensif, - les Canadiens ont facilité la tâche à Esposito et ont rendu la vie beaucoup plus difficile à leurs adversaires.

« Pendant tout le camp d’entraînement, nous n’avions pas assez mis d’emphase sur notre jeu défensif », a admis le défenseur des Canadiens de Montréal, Serge Savard, qui a excellé dans le deuxième match après avoir été laissé de côté dans la rencontre initiale. « On ne parlait que de buts… par combien de buts allions-nous les battre? Mais, lors du deuxième match, on a mieux joué défensivement. »

Les Soviétiques ont fait face à un style de hockey qu’ils n’avaient pas affronté souvent sur la scène internationale, où le jeu robuste était limité. Les officiels du hockey soviétique étaient furieux contre les arbitres américains Steve Dowling et Frank Larsen, car ils prétendaient qu’ils avaient laissé les Canadiens transgresser les limites du jeu robuste.

« Ils nous ont démontré plus de respect dans le deuxième match », a déclaré le capitaine soviétique, Boris Mikhailov. « Ils avaient compris que nous pouvions bien jouer au hockey. Ils ont bien joué dans la deuxième rencontre, ce fut un match très robuste. Nous n’avions pas vu ce style de jeu souvent. »

Les Canadiens ont dominé la première période, mais ils avaient été frustrés par Vladislav Tretiak, le jeune gardien âgé de 20 ans, qui a démontré que sa performance dans la victoire de 7-3 dans le premier match n’était pas le fruit du hasard.

Tretiak a bloqué les 10 tirs des Canadiens au premier engagement et a permis aux siens de demeurer dans le match en deuxième période en effectuant 15 arrêts et en allouant seulement un but, celui de Phil Esposito.

Le Canada menait 1-0 après 40 minutes de jeu, mais le nombre de tirs, 26-12 en leur faveur, reflétait très bien l’avantage du jeu.

La vitesse d’Yvan Cournoyer a permis à Équipe Canada de prendre les devants 2-0 à 1:19 de la troisième, mais un but en avantage numérique d’Alexander Yakushev, un attaquant de puissance qui avait grandement impressionné les Canadiens, avait réduit l’écart à un but à 5:53.

Les Soviétiques ont obtenu une belle opportunité de créer l’égalité quand Pat Stapleton a été puni pour avoir accroché 21 secondes après le but de Yakushev.

Au lieu de cela, les frères Frank et Pete Mahovlich ont pris les choses en main.

Peter Mahovlich a d’abord marqué un but spectaculaire en désavantage numérique à 6:47 pour redonner une priorité de deux buts au Canada.

Mahovlich a sauté sur une tentative de dégagement d’Esposito au centre de la patinoire, a débordé un défenseur, avant de feinter un tir de revers et de faire glisser la rondelle entre les jambières de Tretiak et de tomber par-dessus le gardien.

Deux minutes plus tard, le grand frère Frank a tiré sur réception en captant une passe de Stan Mikita pour sceller une victoire de 4-1 et créer l’égalité dans la série, ce qui a amené un grand soupir de soulagement à travers le Canada.

« On se sentait beaucoup mieux après cette victoire », a admis Henderson.

Malgré une belle victoire et une domination de 36-21 au chapitre de tirs au but, Sinden a fait savoir à ses joueurs qui célébraient que la série serait longue.

« Profitez de la victoire, mais ne vous laissez pas emporter par elle », leur a dit Sinden après le match. « Nous avons encore six matchs à disputer, profitez-en, savourez-là, mais il nous reste encore plusieurs matchs à jouer. »

 

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