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La Série du siècle de 1972 a défini le hockey moderne

samedi 2012-09-01 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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La Série du siècle de 1972 a défini le hockey moderne

Il y aura 40 ans, dimanche, que le monde du hockey a été profondément changé par le début de la série de huit matchs entre les équipes nationales du Canada, composée de joueurs de la LNH à leur apogée, et celle de l’U.R.S.S. Ces deux pays étaient considérés à l’époque comme les deux plus grandes nations du hockey. La série, qui a été présentée pendant tout le mois de septembre, a été assidûment suivie par tous les amateurs de hockey du monde. Et après la dramatique victoire du Canada (4-3-1), il n’y avait plus aucun doute que la LNH ne serait plus jamais la même. Le site LNH.com jettera un regard attentif sur l’historique Série du siècle en publiant une succession d’articles pendant tout le mois de septembre. Aujourd’hui, LNH.com donne un aperçu de ce que signifiait cette série pour ceux qui y ont pris part. Ne manquez pas les autres textes qui seront publiés pendant tout le mois de septembre.

Est-ce que ça fait déjà 40 ans?

La première fin de semaine de septembre 1972 a été marquée par le début de la plus grande série de hockey jamais mise sur pied. Au fil des ans, elle a été reconnue comme la Série du siècle, mais il y a quatre décennies, elle était simplement appelé la série Canada-U.R.R.S. – une série de huit matchs entre les deux superpuissances du hockey.

LA SÉRIE DU SIÈCLE


2 septembre: Match No 1
4 septembre: Match No 2
6 septembre: Match No 3
8 septembre: Match No 4
22 septembre: Match No 5
24 septembre: Match No 6
26 septembre: Match No 7
28 septembre: Match No 8

Le 2 septembre 1972, Équipe Canada, composée principalement des meilleurs joueurs de la Ligue nationale de hockey, entreprenait une série tant attendue contre l’équipe nationale de l’Union soviétique, la meilleure formation « amateur » de l’époque. Équipe Canada était privée des services de Bobby Hull, qui avait été déclaré inadmissible à jouer après avoir quitté pour se joindre à la jeune Association mondiale de hockey, et de la super étoile Bobby Orr, qui était blessé.

À cette époque, les professionnels n’étaient pas admis aux Jeux olympiques. Les joueurs soviétiques occupaient des emplois en apparence, la plupart étaient des militaires, mais leur principale occupation était « joueur de hockey ».

La LNH était bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Elle ne comprenait pas 30 équipes et elle n’était pas une entreprise de l’Atlantique au Pacifique. Elle était composée de 14 équipes – seulement trois du Canada et deux (Vancouver et Los Angeles) qui étaient situées à l’ouest de St. Louis. Cette dernière était alors la concession la plus au sud à part celle de Los Angeles.

À l’exception de quelques joueurs américains, les Canadiens, qui croyaient foncièrement qu’ils étaient les meilleurs joueurs de hockey du monde, composaient la majeure partie des équipes.

Les Soviétiques représentaient un mystère. Ils avaient bien remporté les trois dernières médailles d’or aux Jeux olympiques, après avoir été surpris par les Américains au Jeux de Squaw Valley en 1960, mais le Canada devait avoir recours à des joueurs amateurs. Pis encore, le Canada n’avait même pas envoyé une équipe aux Jeux de Sapporo disputés en 1972 en raison d’une dispute avec la Fédération internationale de hockey sur glace.

Les partisans canadiens croyaient fermement que si leur pays pouvait envoyer leurs meilleurs joueurs, les résultats seraient nettement différents.

Le dépistage était loin d’être aussi développé qu’aujourd’hui, et aucun joueur canadien n’avait beaucoup vu jouer un Soviétique.

« On ne connaissait rien à leur sujet », a admis le membre du Temple de la renommée, Rod Gilbert, à LNH.com. « On n’avait aucune idée comment ils étaient bons. »

Après des négociations qui avaient impliquées parmi tant d’autres, des diplomates canadiens et des éditeurs de journaux soviétiques, il a été convenu que la série soit disputée en septembre 1972, tout juste avant le début de la saison régulière. La formule était simple – huit matchs, quatre dans chaque pays, pour déterminer quelle était la meilleure nation du hockey.

Aujourd’hui, on prend pour acquis de voir des Russes jouer dans la LNH, plusieurs ont même été parmi les meilleurs joueurs de la ligue au cours des deux dernières décennies, soit depuis la chute du Rideau de fer. Mais il faut se rapporter en 1972. La série serait disputée pendant que la Guerre froide était à son apogée, ce qui a provoqué un élan de nationalisme parmi les partisans des deux pays.

« On avait beaucoup de pression, a déclaré Gilbert. Nous ne pouvions pas perdre cette série. Ce fut la plus incroyable pression que je n’ai jamais ressenti. »

Les amateurs canadiens étaient convaincus que leurs favoris ne feraient qu’une bouchée des Soviétiques. Dans un sondage du magazine Hockey News auprès des journalistes, aucun d’eux ne s’attendait à ce que les Soviétiques ne gagnent un match, même si ceux qui les avaient vu jouer en personne les avaient avertis qu’ils arriveraient en grande forme et qu’ils pourraient bien remporter non seulement une ou deux victoires, mais bien la série.

« On ne les a pas pris au sérieux », a déclaré l’attaquant Paul Henderson, qui allait devenir le héros de la série. « On savait qu’ils étaient de bons joueurs. Mais comment pouvions-nous perdre avec la formation que nous avions? »

Les Canadiens ont rapidement obtenu la réponse quand les Soviétiques ont comblé un déficit de 2-0 pour remporter le premier match 7-3 à Montréal.

Les Soviétiques menaient 3-1-1 dans la série avant qu’Équipe Canada ne gagne les trois derniers matchs à Moscou et l’emporte finalement quand Henderson a marqué dans la dernière minute de jeu pour procurer une victoire de 6-5 dans la huitième et ultime rencontre le 28 septembre.

Le but de Henderson a jeté la frénésie dans tout le Canada, où un mois plus tôt, on était fermement convaincu que ses héros balaieraient la série de huit matchs.

La série, et surtout le troisième but victorieux de Henderson dans un troisième match d’affilée, allait devenir un événement marquant dans l’histoire culturelle du Canada et une grande source de fierté nationale.

L’événement a également démontré que les « amateurs » soviétiques étaient aussi bons que les professionnels de la LNH. Les Soviétiques l’ont démontré à plusieurs reprises avant que la « frontière » entre les amateurs et les professionnels ne s’estompent, et que le Rideau de fer ne disparaisse.

Mais la plus grande conséquence de la série a été ce que le joueur étoile soviétique, Boris Mikhailov, a appelé « une rencontre entre deux écoles de hockey ». La récolte de cet affrontement et les changements que la série a apportés au sport, se font encore ressentir, aujourd’hui.

« Les deux équipes ont gagné en 1972 », a concédé celui qui est maintenant président de la Fédération de hockey de la Russie, Vladislav Tretiak, à TSN cet été. « Ce fut une très grande série pour le monde du hockey. C’était les meilleurs joueurs russes contre les meilleurs joueurs canadiens.

« Le hockey en est ressorti gagnant. »

 

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