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Rask, Horton et Hamilton sont les principaux points d’interrogation des Bruins

mercredi 2012-08-29 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Rask, Horton et Hamilton sont les principaux points d’interrogation des Bruins

Les Bruins de Boston ont des questions à se poser à l’aube de la prochaine saison mais aucune ne représente une question de vie ou de mort pour une équipe qui a imposé sa loi à la division Nord-Est au cours des deux dernières années et alors que rien n’indique que sa domination soit à la veille de prendre fin.

Néanmoins, avec un nouveau gardien numéro un, un marqueur établi de retour au jeu après une grave blessure, un jeune espoir de qualité qui va tenter de faire le saut dans la LNH et une déficience chronique toujours irrésolue, les Bruins ont aussi des questions auxquelles ils devront apporter des réponses.

Si la question d’une participation aux séries ne se pose presque pas, jusqu’où les Bruins vont avancer pourrait très bien dépendre des six questions qui suivent.

30 EN 30

Pas de panique

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com
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1. Rask est-il prêt à être le numéro un?

Le départ de Tim Thomas est survenu un an plus tôt que prévu lorsque le gardien a fait savoir qu’il allait prendre une année sabbatique. Pour plusieurs équipes, une annonce semblable serait catastrophique, mais les Bruins ont une solution de rechange en Tuukka Rask. Agé de 25 ans, celui-ci a été préparé à ce moment dès qu’il a été acquis des Maple Leafs de Toronto en retour d’Andrew Raycroft en 2006 et il a attendu patiemment son tour

« J’ai comme l’impression d’avoir payé mon dû dans les ligues mineures et assis sur le banc la plupart du temps ces dernières années, a confié Rask cet été. C’est donc un gros défi pour moi et j’ai hâte de le relever. »

Ses statistiques dans la LNH suggèrent qu’il est prêt à franchir cette étape. Il présente une fiche de 47-35-11 en 102 matchs, avec 11 blanchissages, une moyenne de 2,20 et un pourcentage d’arrêts de ,926. Mais il n’a jamais pris part à plus de 57 matchs en une saison depuis son arrivée chez les professionnels (à Providence en 2008-09). Comme son auxiliaire Anton Khubodin n’a pas encore fait ses preuves, il devrait jouer beaucoup plus souvent cette saison.

« Je suis sûr qu’on va se poser des questions lorsque je connaîtrai un mauvais match ou deux, mais ça fait partie de mon travail et je suis certain de pouvoir contrôler la situation, a-t-il raconté. Tout va bien mentalement. Mais quand on joue souvent et qu’on dispute des matchs consécutifs, il faut prendre soin de son corps. Ce sera mon plus gros défi, rester au sommet de mon art et en santé. »

La pression sur Rask d’approcher le niveau de Thomas au cours des deux dernières saisons sera énorme, et il devra effectivement être fort aussi bien mentalement que physiquement.

2. Nathan Horton pourra-t-il redevenir le joueur qu’il était?

Horton connaissait une des meilleures saisons de sa carrière quand un coup illégal d’Aaron Rome (maintenant à Dallas) lors du troisième match de la finale de la Coupe Stanley 2011 contre les Canucks de Vancouver a entraîné une commotion cérébrale. Horton a marqué 26 buts à sa première saison à Boston en 2010-11 et a été un joueur important en route vers la conquête de la Coupe Stanley.

Il a connu un lent départ la saison dernière, à l’image de presque toute l’équipe, et il n’avait que deux buts et cinq points après 12 rencontres. Mais il venait de marquer huit buts en 11 matchs lorsqu’il a été frappé par le défenseur Tom Sestito des Flyers de Phiadelphie le 22 janvier avec le résultat qu’il a subi une nouvelle commotion cérébrale qui a mis fin à sa saison prématurément.

Il a pu renouer avec les contacts au cours de l’été et sera prêt pour le camp d’entraînement. Mais représentera-t-il la même menace offensive susceptible de marquer 25 buts par année? Si ce n’est pas le cas, cela laissera un gros trou dans les deux premiers trios des Bruins.

3. Dougie Hamilton pourra-t-il passer sans heurts du hockey junior à la LNH?

Les Bruins semblent espérer que oui.

Le neuvième choix du repêchage de 2011 a connu une dernière saison phénoménale à Niagara Falls, récoltant 72 points en seulement 50 matchs pour être nommé défenseur junior de l’année au Canada.

Listé à 6 pieds 5 pouces et 193 livres la saison dernière, Hamilton a travaillé à ajouter de la force à sa charpente de façon à pouvoir tenir le coup dans la LNH dès cette année, ce qu’espère le directeur général Peter Chiarelli.

« Une des choses que nous avons réussi à accomplir, que Claude (Julien) a accomplie, c’est d’insérer des jeunes dans notre formation et de leur permettre de se développer afin d’avoir du succès », s’est réjoui Chiarelli à l’occasion du camp de développement des Bruins en juillet. « Nous espérons faire de même avec Dougie Hamilton. »

Un avantage ajouté s’il devait faire le saut dès cette saison c’est qu’Hamilton aurait l’occasion d’apprendre au côté d’un autre géant défenseur, Zdeno Chara, qui pourrait devenir son mentor.

« Vient un point où vous vous diminuez en retournant en restant sur place quand vous êtes un joueur de ce niveau, a expliqué Chiarelli. Nous ne voulons pas lui céder bonnement le poste mais il a déjà tout ce qu’on demande à un défenseur. Il est jeune et il lui reste à se développer comme professionnel, mais il est grand, il a une grande portée, il lit bien le jeu, il aime frapper et il aime fermer le jeu en défense. »

4. Jusqu’où Tyler Seguin pourra-t-il progresser?

Seguin a mené les Bruins avec 67 points à seulement 20 ans en 2011-12, 45 points de plus que la saison précédente comme recrue.

Il ne serait pas raisonnable d’imaginer que sa production progressera au même rythme la saison qui vient mais il y a peu de doute que celle-ci va encore augmenter. Jusqu’où? Voilà la question.

Seguin a été très constant pour un joueur aussi jeune, mais il a montré des signes de ralentissement à mesure que la saison avançait. Il avait 32 points en 34 matchs le 1 er janvier mais a ralenti un peu par la suite en amassant 35 points à ses 47 dernières rencontres. Il n’a jamais passé plus de trois matchs sans récolter un point, mais les quatre fois que c’est arrivé furent en deuxième moitié de saison. Puis lors de la série contre les Capitals, il a été blanchi de la feuille de pointage à ses cinq premiers matchs mais a récolté trois points à ses deux derniers.

Le fait de commencer la saison avec ses déjà vieux complices Patrice Bergeron et Brad Marchand et une plus grande maturité physique susceptible de l’aider à mieux répondre aux rigueurs du long calendrier de la LNH devraient lui permettre de maintenir le même rythme jusqu’à la fin.

5. Le jeu de puissance va-t-il s’améliorer?

La relative inefficacité du jeu de puissance des Bruins demeure un mystère depuis quelques années.

Toutes les pieces sont là pourtant. Chara décoche le plus puissant lancer frappé de la LNH de la pointe, Milan Lucic et Horton sont de gros bonhommes devant le filet, Seguin, Bergeron et David Krejci sont d’habiles fabricants de jeu, et les Bruins comptent de plus sur d’autres bons joueurs offensifs pour remplacer les blesses ou constituer une deuxième unité en avantage numérique.

Malgré tout, ils ont complété la dernière saison en milieu de peloton, au 15e rang, avec un taux de réussite de 17,2 pour cent avec un joueur en plus, leur meilleur classement depuis leur quatrième rang en 2008-09.

Régler ce problème chronique représente un des plus gros défis de Julien.

6. Une longue période de repos servira-t-elle la cause des Bruins?

Gagner la Coupe Stanley deux ans de suite s’est avéré une mission impossible depuis 14 ans et les Bruins ont bien illustré les conséquences négatives d’une longue présence en séries aussi bien au début qu’à la fin de la dernière saison.

Mais avec les meilleurs éléments de leur équipe championne en 2011 toujours en place et des jeunes améliorés depuis, il n’y a pas de raison de croire qu’ils ne seront pas de nouveau des candidats sérieux aux plus grands honneurs.

Aussi, les Seguin, Lucic, Marchand, Horton, Rask et Andrew Ference viseront tous un nouveau contrat et rien n’est plus rentable qu’une conquête de la Coupe Stanley.

« Ça vous rend presque plus affamé encore parce que vous y avez goûté », a indiqué Lucic la semaine dernière. « Vous regardez ce sixième match entre les Kings et les Devils, vous les voyez célébrer avec la coupe et vous voulez revivre ces moments-là. Je crois que c’est ce qui nous motive à en vouloir plus la saison prochaine et pour en avoir parlé avec des coéquipiers je pense que nous sommes tous sur la même page. »

 

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