Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

Les Bruins refusent de paniquer et maintiennent le statu quo

dimanche 2013-01-13 / 9:00 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

Partagez avec vos amis


Les Bruins refusent de paniquer et maintiennent le statu quo

Peter Chiarelli faisait face à un beau dilemme à la fin de la dernière saison.

Son équipe venait d’être éliminée en première ronde par les négligés Capitals de Washington. Même si ce fut à la suite d’un but de Joel Ward en période supplémentaire du septième match de la série, il s’est agi d’une grande déception pour les Bruins de Boston qui visaient une deuxième conquête consécutive de la Coupe Stanley et avaient une chance réaliste d’y parvenir.

Une fin de saison aussi amère aurait pu motiver le directeur général à réagir de façon draconienne dans le but d’améliorer son équipe au cours de l’été.

Mais Chiarelli n’a rien fait du genre.

Au contraire, il a prouvé à ses joueurs qu’il croyait en eux en conservant son noyau et en accordant de nouveaux contrats à des joueurs autonomes comme Chris Kelly, Rich Peverley, Shawn Thornton, Gregory Campbell et Johnny Boychuk. Il a manifesté une confiance encore plus grande à l’endroit de l’homme qui dirige ces joueurs en faisant signer un contrat de longue durée à l’entraîneur Claude Julien, évitant ainsi de lui faire entreprendre la prochaine saison avec l’étiquette de « canard boiteux ».

30 EN 30

Pas de panique

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com
Eliminés rapidement en séries éliminatoires, les Bruins refusent de paniquer et maintiennent le statu quo. LISEZ

« Nous estimons avoir fait beaucoup de chemin afin de constituer tout ce qui fait cette équipe, que je vois comme une forte équipe et qui va continuer de l’être », a dit Chiarelli lors de la conférence de presse pour annoncer le nouveau contrat de Julien. « Et un des composants principaux de cette réalisation est, de ma part, d’appuyer notre entraîneur, Claude Julien, et nous sommes heureux d’annoncer cette prolongation de contrat. »

Ainsi alors que les Rangers étaient occupés à faire l’acquisition de Rick Nash des Blue Jackets de Columbus sans perdre de joueurs vraiment importants, les Bruins l’étaient à simplement garder les joueurs en place.

Et qui pourrait les blâmer?

Les Bruins ont une des équipes les plus équilibrées de la LNH, qu’ils ont menée pour le différentiel de buts deux ans de suite, et trois fois au cours des quatre dernières années.

Mais de là à s’imaginer que Chiarelli a tout bonnement passé son été à s’occuper d’affaires de routine serait une grave erreur.

Lorsque le gardien Tim Thomas a fait savoir qu’il allait s’accorder une année sabbatique pour passer plus de temps auprès de sa famille, Chiarelli s’est retrouvé avec son salaire de 5 millions $ au niveau de la masse salariale et une décision à prendre à savoir si Tuukka Rask était prêt à assumer la relève un peu plus tôt que prévu.

« Nous avons toujours travaillé sur ce que j’appelle un plan de succession, à savoir quand nous passerions le bâton à Tuukka, a expliqué Chiarelli. C’est ce que j’ai continué à lui dire depuis qu’il a 20 ans. Le processus a probablement été accéléré d’un an mais c’est sa chance de nous démontrer qu’il est un vrai numéro un. Je lui ai toujours dit qu’on aimerait le voir dans l’uniforme des Bruins pour toute sa carrière. C’est donc une bonne occasion pour lui. »

Chiarelli lui a fait signer un contrat d’un an seulement, d’une valeur de 3,5 millions $, au cours de l’été, de sorte que Rask devra faire vite pour bien saisir l’occasion.

Au moment de la signature du contrat, Chiarelli a déclaré qu’une entente de longue durée n’avait pas été envisagée parce que Rask voulait prouver qu’il pouvait « être le bon homme avant d’être payé comme tel. »

« Sûr, 3,5 millions $ n’est pas exactement de la menue monnaie, mais on a tous pu voir ces gros contrats offerts à des gardiens récemment, a rappelé Chiarelli. Il veut prouver qu’il sera le gardien numéro un des Bruins pour longtemps et c’était la façon la plus facile de préparer le terrain pour y arriver.

« Il a vraiment bien fait pour nous, mais pour un an il n’a pas été le numéro un. La table est mise pour lui et on va voir où ça va nous mener. »

BRUINS DE BOSTON

Ajouts: D Garnet Exelby, AG Chris Bourque

Départs: D Joe Corvo, D Greg Zanon, AG Benoît Pouliot, C Zach Hamill

Agents libres: AG Brian Rolston, D Mike Mottau, G Marty Turco

Principaux espoirs: D Dougie Hamilton, Matt Bartkowski, D Colby Cohen

Rask, qui n’a que 25 ans, a déjà fait sa large part de boulot quand il a disputé 45 matchs en 2009-10, s’illustrant avec une fiche de 22-12-5, cinq blanchissages, une moyenne de 1,97 et un pourcentage d’arrêts de ,931. Mais il n’a plus jamais joué autant depuis, ni approché ces statistiques et, le plus important, il n’a jamais détenu le statut d’être le gardien numéro un incontesté.

Tout cela ne préoccupe guère Chiarelli.

« C’est un jeune gardien formidable et je crois qu’il va saisir sa chance, a-t-il dit. Il y aura probablement des séquences plus difficiles au début, juste mentalement à cause de ce statut de numéro un, mais il a toujours prouvé qu’il pouvait répondre à ce genre de pression. »

A part le gardien, les plus gros changements chez les Bruins cette saison consisteront à trouver de la place pour une infusion de jeunes jambes.

A l’attaque, l’échange de Benoit Pouliot au Lightning de Tampa Bay fournira l’occasion à Jordan Caron de mériter un poste régulier. Pourtant, Caron pourrait rater le début de la saison après avoir été blessé lors d'un match avec Providence de la Ligue américaine de hockey (LAH).  En ce cas, ce vide pourrait être comblé par Chris Bourque, dont le père Ray a été aussi un assez bon joueur pour les Bruins.

A la défense, le départ de Joe Corvo pourrait être comblé par le meilleur espoir des Bruins, Dougie Hamilton, qui a inscrit 41 points en 32 matchs avec Niagara de la Ligue de hockey de l'Ontario cette saison et qui vient de représenter le Canada au Championnat mondial de hockey junior.

Autrement, les Bruins s’en remettent beaucoup au progrès continu de leurs jeunes vedettes, à commencer par Tyler Seguin, qui pourrait éclore définitivement à l’âge de seulement 20 ans. Mais il y a aussi Milan Lucic, Brad Marchand et même le gagnant du trophée Selke, Patrice Bergeron, qui n’a que 27 ans malgré qu’il soit à Boston depuis 2003.

Chiarelli espère que les problèmes de commotion cérébrale de Nathan Horton sont réglés une fois pour toutes et qu’il redeviendra le joueur qu’il était quand il a marqué. 26 buts à sa première saison avec les Bruins en 2010-11 et il a le privilège de compter chaque soir sur Zdeno Chara, peut-être le défenseur la plus efficace de la LNH.

Avec une formation semblable, l’été relativement tranquille de Chiarelli s’explique non seulement facilement mais il répondait tout bonnement à la logique.

 

La LNH sur Facebook