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L’entraînement a fait de Tavares l’un des meilleurs patineurs de la ligue

mardi 2012-08-28 / 14:35 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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L’entraînement a fait de Tavares l’un des meilleurs patineurs de la ligue


En trois saisons depuis que les Islanders en ont fait le premier choix au repêchage 2009 de la LNH, le joueur de centre John Tavares a acquis la réputation d’être l’un des meilleurs patineurs de la ligue. Il contourne aisément les défenseurs en raison de sa bonne posture, de ses longues enjambées, d’une exceptionnelle puissance et d’une vitesse améliorée.

Tavares a parfaitement réussi à combiner son talent avec sa vitesse, ce qui l’a mené dans le top 10 des marqueurs de la ligue et au Match des Étoiles. Il est devenu l’un des joueurs les plus complets de la LNH.

Il ne devrait pas être surprenant de le voir connaître du succès si tôt dans sa carrière, en raison du battage publicitaire presque sans fin qui a accompagné l’arrivée de Tavares dans la LNH. Cependant, les gens qui l’ont suivi de près lorsqu’il était adolescent et qui le regardent patiner aujourd’hui sont légèrement sous le choc, puisque Tavares n’a jamais été l’un des patineurs les plus puissants ou rapides dans les matchs qu’il disputait à cet âge.

Son coup de patin était peut-être sa seule faiblesse au cours de sa carrière chez les juniors, mais c’était une faiblesse évidente.

« John possédait un coup de patin bizarre, saccadé, et même lent, selon certains observateurs », a expliqué au LNH.com Dawn Braid, une entraîneuse de patin réputée de la grande région du Toronto et qui travaille avec Tavares depuis 2008. « Il était très déséquilibré. »

Tavares possédait un coup de patin communément associé à un chemin de fer, puisque ses jambes étaient tellement écartées l’une de l’autre que l’on pourrait croire qu’il tentait de les placer de part et d’autre des rails d’un chemin de fer. Cette façon de patiner le forçait à effectuer de petites enjambées qui lui demandaient trop d’énergie pour passer du point A ou point B. Tavares savait qu’il devait améliorer l’ensemble de son patinage s’il voulait connaître du succès chez les professionnels.

Tavares s’entraîne pour améliorer son lancer

En plus de mettre beaucoup d’efforts à améliorer sa technique de patinage, le joueur de centre des Islanders de New York a consacré beaucoup de temps à améliorer son lancer au cours des deux derniers étés. Et non, ce n’est pas aussi facile que d’aller sur la patinoire et d'envoyer des rondelles dans un filet désert.

Tavares et son entraîneur Richard Clark ont mis au point des exercices destinés à renforcer les muscles qui entrent en ligne de compte lors d’un lancer frappé.

« Il fait un exercice avec un ballon lesté de 20 livres où il se déplace de côté vers le mur, plante son pied droit et lance littéralement le ballon du plus fort qu’il peut contre le mur, a révélé Clark au LNH.com. Ce n’est pas exactement le même mouvement, mais lors d’un lancer, on patine vers le but, on plante le pied avant, le pied arrière suit, tout comme la rotation des hanches et on explose dans le lancer. Et bien, on fait des exercices qui ressemblent à ça. »

À la demande de Tavares, Clark a acheté un appareil fabriqué par Keiser que le joueur de centre utilise pour tonifier son tronc grâce à des exercices de rotation.

« Je crois que ça m’a grandement aidé à m’améliorer, a déclaré Tavares au LNH.com. Au hockey, il y a beaucoup de mouvements de torsions et le corps se retrouve souvent dans des positions inhabituelles, qui ne sont pas normales pour les autres athlètes comme les sprinteurs et les joueurs de football. On place notre corps dans plusieurs positions uniques, et ces positions nécessitent souvent que l’on effectue une rotation, que l’on tourne ou que l’on tire. Nous avons utilisé l’appareil conçu par Keiser afin de soulever des poids en rotation. C’est une bonne chose pour nous puisque l’on effectue une rotation pendant un lancer, et pour y arriver le mieux possible, on doit faire travailler notre tronc. »

Tavares a aussi fait installer une surface pour s’entraîner à lancer sur une glace synthétique dans la cour de sa maison à Mississauga en Ontario.

« L’une des choses qui m’a le plus marqué lors de mon arrivée dans la ligue, c’est à quel point les gardiens sont bons et à quel point il faut améliorer notre vitesse, pas seulement au niveau du patin, mais aussi dans la façon de lancer la rondelle, a confié Tavares. C’est pourquoi je travaille autant pour améliorer ces deux facettes de mon jeu. »


-- Dan Rosen

Et c’est ici qu’entrent en scène Braid, son préparateur physique de longue date Richard Clark, et l’éthique de travail irréprochable de Tavares.

Ensemble, ils ont façonné le joueur qui a amassé 81 points en 82 rencontres la saison dernière, et dont le coup de patin attire les compliments des autres joueurs et des entraîneurs de la ligue.

« Il est passé à une autre étape », a avoué le défenseur des Maple Leafs de Toronto Dion Phaneuf. « Son jeu est passé à un autre niveau, et il effectue des jeux incroyables. »

Tavares était l’image même du potentiel pour Braid; maintenant, il représente ce qui se rapproche le plus de la perfection, à un tel point qu’elle utilise des photographies de Tavares de 2008 et de 2012 pour aider ses autres clients.

Elle avait pour habitude de montrer à Tavares des images de Mike Gartner.

« Mon coup de patin a fait une différence incroyable. C’est déterminant, a admis Tavares au LNH.com. Cela m’a permis de ne pas être seulement un joueur talentueux, mais aussi un joueur complet, un joueur plus dynamique. »

La clé pour Tavares, qui était conscient de cette faiblesse avant même que les Islanders le sélectionnent au tout premier rang à Montréal il y a trois ans, était de s’assurer que ce qu’il faisait dans le gymnase avec Clark allait faire une différence sur la glace avec Braid. S’il en avait été autrement, cela aurait été contre-productif pour Tavares, Clark et Braid.

Il était toutefois facile pour eux de travailler de concert puisque Clark et Braid sont collègues. Clark est le propriétaire du gymnase, le Athlete Training Center, et il a embauché Braid à titre de directrice du perfectionnement du patinage.

« Ce qui a changé dans mon entraînement au cours des dernières années, c’est que nous avons compris qu’il fallait entraîner mon corps d’une certaine manière afin que je sois en mesure de me placer dans les positions que voulait me faire prendre Dawn sur la glace pour que je devienne un patineur plus puissant et plus efficace, a expliqué Tavares. Dawn m’a toujours dit : “Si tu ne t’entraînes pas comme il le faut et que tu ne fais pas les choses que tu dois faire, tu ne seras pas assez fort pour faire les exercices que je veux que tu fasses”. »

Le premier défi de Tavares a été d’augmenter la force de son tronc et sa posture.

« J’avais besoin d’augmenter mon amplitude de mouvement grâce à la force de mes hanches et de mes [fessiers]. Je n’étais pas assez fort dans ces régions-là, a déclaré Tavares. Alors nous (Tavares et Clark) avons fait beaucoup d’exercices pendant mon échauffement, ainsi que des exercices de renforcement musculaire. Nous avons aussi fait beaucoup de courses et de sprints, afin que mes fibres musculaires à contraction rapide deviennent encore plus rapides et plus fortes. Entraîner ces parties de mon corps m’a vraiment aidé lorsque je travaillais sur des aspects comme mon enjambée et les croisements. »

Clark, qui admet rapidement qu’il n’est pas un expert en hockey – « Je m’y connais davantage en basketball et en football », indique-t-il – a toujours pensé que Tavares était un patineur puissant, mais il était aussi d’accord avec Braid lorsqu’elle affirmait qu’il n’était pas le patineur le plus fluide.

« Mais maintenant, il est explosif », a déclaré Clark au LNH.com.

Ce fut par contre un long processus.

Tavares a passé la majeure partie de trois étés consécutifs à travailler sur sa foulée, sa posture, sa puissance et sa vitesse. Clark a dit à la fin de l’été dernier que la différence sautait aux yeux, et pas seulement sur la glace mais aussi sur la piste dans son gymnase.

« Il battait finalement des gars de quatre ans plus vieux que lui aux sprints de 10 et 12 verges, de même qu’aux exercices de réaction, où l’on doit suivre son partenaire en effectuant un pas chassé puis y aller d’un sprint, a expliqué Clark. Nous étions certains qu’il allait exploser. Maintenant, les gens disent qu’il fait partie des meilleurs patineurs de la LNH. »

Cet été, Tavares est passé à la phase suivante de son coup de patin : son jeu de pieds. Il travaille sur ses arrêts, ses départs, ses transitions et ses pivots.

Tavares qualifie ces exercices de « situations de match ».

« C’est d’apprendre comment placer mon corps dans la bonne position pour protéger la rondelle, prendre de la vitesse après les arrêts, les départs et les virages, décrit-il. Ça devient de plus en plus précis puisque je suis devenu un meilleur patineur. »

Braid confie : « Je crois que dans quelques années, on n’hésitera pas à le faire jouer en désavantage numérique en raison de la qualité de ses virages et de ses transitions. J’ai déjà remarqué une grande amélioration. »

Encore une fois, l’amélioration n’aurait pas été possible sans le travail acharné que Tavares déploie avec Clark chaque jour. Ils s’entraînent ensemble depuis que Tavares est âgé de 13 ans, et il n’y a pas seulement un fort sentiment de confiance entre les deux hommes, il y a aussi un lien presque familial.

« Je pourrais presque l’appeler oncle Rich », blague Tavares.

Tavares et le fils de Clark, Wes, sont de très bons amis. Wes est le directeur du développement des joueurs pour les Greyhounds de Sault Ste. Marie de la Ligue de hockey de l’Ontario. Le gymnase de Clark à Mississauga en Ontario, surnommé affectueusement « le donjon », est l’endroit où Tavares rencontre beaucoup de ses meilleurs amis.

« Ils s’entraînent comme des animaux et ils se poussent les uns les autres, explique Clark. Il y a beaucoup de volonté et d’amitié au sein de ce groupe, mais John a évolué. Il a toujours eu une bonne éthique de travail, mais chaque année il s’améliore.

« John fait partie de la famille ici. Il aurait très bien pu aller s’entraîner au YMCA et il serait quand même devenu un excellent joueur de hockey, mais nous sommes ici seulement pour aider John. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

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