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Roberts a aidé Stamkos à atteindre le plateau des 60 buts

lundi 2012-08-27 / 14:45 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Roberts a aidé Stamkos à atteindre le plateau des 60 buts


TORONTO – Il n’est pas facile de mettre Gary Roberts hors de combat. Steven Stamkos y est pourtant presque arrivé à l’aide de sa solide poigne cet été.

Stamkos, le joueur de centre du Lightning de Tampa Bay, se chamaillait avec Roberts, un homme de 24 ans son aîné, mais qui est aussi considéré comme l’un des joueurs les plus durs à avoir joué dans la LNH. Stamkos a alors serré le biceps de Roberts avec sa main, et le bras de Roberts s’est mis à élancer, mettant ainsi en péril sa partie de golf prévue cette journée-là.

Plutôt que d’être en colère, Roberts a ressenti beaucoup de fierté. Après tout, Roberts et ses méthodes d’entraînement sont responsables de l’augmentation phénoménale de la force de Stamkos au cours des quatre dernières années.

« Si l’on mange sainement et que l’on s’entraîne de la bonne façon, votre corps peut accomplir de grandes choses, et c’est pour cela que Stammer peut serrer mon biceps assez fort pour m’empêcher d’aller jouer au golf aujourd’hui », a récemment expliqué Roberts au LNH.com au cours d'une entrevue à son gymnase de North York. « Je me disais “Seigneur, il est donc devenu si fort”. Il n’a que 22 ans. Il lui reste trois ou quatre années d’entraînement de qualité. Il a donc encore la chance de s’améliorer.

« C’est effrayant. »

Les entraîneurs et les joueurs de la LNH peuvent blâmer Roberts d’avoir aidé Stamkos à acquérir la force, la puissance et la vitesse nécessaires pour complimenter ses habiletés qui ne laissaient déjà pas à désirer. De son côté, le Lightning peut remercier Roberts et son programme d’entraînement axé sur une intensité élevée, une vitesse accrue et une alimentation équilibrée d'avoir aidé Stamkos à devenir l’un des meilleurs joueurs au monde.

Et, bien sûr, Roberts peut remercier Stamkos d'avoir contribué au succès rapide de son après carrière puisque sans le succès de son premier client, le Gary Roberts High Performance Training Centre n’aurait peut-être jamais vu le jour.

« Vous voyez à quoi ça ressemble maintenant », a indiqué Stamkos au LNH.com en parlant des installations dernier cri construites expressément pour Roberts à l’intérieur du Fitness Institute. « Mais il y a quatre ans, c’était seulement Gary et moi dans son gymnase à la maison. »

En 2009, Roberts, qui évoluait avec le Lightning comme joueur, a invité Stamkos au gymnase qu’il avait fait construire dans sa maison à Uxbridge en Ontario afin qu’il puisse s’entraîner et en apprendre davantage sur la nutrition dans un cadre personnalisé. Il croyait qu’un entraînement et une alimentation appropriés pourraient aider Stamkos, le premier choix au total du repêchage 2008 de la LNH, à bâtir sur sa saison recrue de 46 points.

Selon Roberts, Brian Lawton qui était le directeur général du Lightning à l’époque, souhaitait que Stamkos aille s’entraîner tout l’été au Minnesota, ce qui aurait obligé le jeune joueur à aller vivre à l’hôtel. Roberts et l’entraîneur Rick Tocchet ont trouvé une façon plus commode d’aider la future vedette.

Plutôt que d’aller vivre à des centaines de kilomètres de chez lui, Stamkos pouvait se rendre en voiture chez Roberts, un trajet qui lui prenait une vingtaine de minutes, afin de s’entraîner et de manger avec quelqu’un qui savait exactement ce qu’il faut pour survivre et exceller dans la LNH, autant à 20 ans qu’à 40 ans.

« Ce fut très bénéfique de pouvoir me fier à entraîneur comme lui, a révélé Stamkos. Il a déjà vécu tout cela, il a joué dans la LNH, et il sait ce que ressent notre corps sur une base quotidienne. Le regarder faire était également très instructif. C’était un joueur de 42 ans à l’époque, et c’était le gars qui travaillait le plus fort dans l’équipe. Et moi j’étais là, âgé de 18 ans, croyant que je m’entraînais fort. Cependant, Gary, qui a presque tout réalisé dans la LNH comme une saison de 50 buts et une Coupe Stanley et qui n’a donc plus rien à prouver à personne, se trouvait là et tentait d’aider un jeune comme moi. La meilleure chose qui me soit arrivée est lorsqu’il m’a demandé de venir m’entraîner avec lui. »

Après son premier été d’entraînement et de nutrition avec Roberts, Stamkos a explosé avec une saison de 51 buts et 95 points. Cela a été suffisant pour le convaincre du bien-fondé du programme.

Il pouvait sentir la différence partout sur la patinoire. Même si c’était invisible à l’œil nu, Stamkos avait gagné assez de force et d’endurance pour le pousser à pratiquer un style de jeu plus physique.

« On s’en rend définitivement compte lorsque l’on a la rondelle et que les autres tentent de vous l’enlever, mais que l’on est assez fort pour les en empêcher, a expliqué Stamkos. On le sent lorsque l’on va dans le coin de la patinoire et que le joueur qui vous accompagne ne s’attend pas à recevoir un coup d’épaule et pourtant on réussit à le mettre en échec et à prendre possession de la rondelle. »

Stamkos est retourné auprès de Roberts à l’été 2010, s’entraînant de cinq à six fois par semaine tout en avalant les mixtures organiques que Roberts l’obligeait à prendre. Il a ensuite entrepris la campagne avec 19 buts en 19 rencontres, lançant ainsi les discussions sur la possibilité de le voir marquer 50 buts en 50 matchs. Même Wayne Gretzky parlait de lui.

Stamkos n’a pas atteint le plateau des 50 buts. Il a terminé la saison avec 45, lui qui n’a réussi que sept filets à ses 30 dernières parties.

Roberts croit savoir pourquoi le jeune attaquant est tombé dans une telle léthargie : Stamkos avait cessé de s’entraîner et n’a pas maintenu son niveau de condition physique.

« Il pouvait le ressentir, et maintenant il a appris, a confié Roberts. Je ne lui demande pas d’être au gymnase tous les jours au cours de l’hiver, mais deux fois par semaine, il doit faire quelque chose afin de travailler sur son corps pour qu’il ne se crée pas tous ces déséquilibres. Il ne soulevait plus de poids. Il a subi quelques blessures mineures qui ont nui à sa capacité à s’entraîner, et il a cessé de le faire. Par la suite, il est devenu plus faible et il manquait d’énergie. »

Stamkos a déclaré qu’il n’avait pas triché la saison dernière. Le résultat : 60 buts et 97 points.

« J’ai remarqué une différence », a avoué le directeur général du Lightning Steve Yzerman au LNH.com. « Il a amené son jeu à un autre niveau. »

Yzerman, qui a été intronisé au Temple de la renommée en tant que joueur, a déclaré que Stamkos ne pourra rien faire au cours de sa carrière qui pourrait le prendre par surprise, même atteindre le plateau des 70 buts.

« Il n’y a pas de limites à ce qu’il peut accomplir, surtout parce qu’il est très motivé, a déclaré Yzerman. Il adore jouer, et il possède beaucoup de volonté, comme tous les grands joueurs. Je ne peux pas affirmer qu’il ne réussira pas à marquer 60 buts chaque saison, peut-être même 70, je ne sais pas. Il en est certainement capable en raison de son talent et de sa volonté… il est tellement motivé. »

Stamkos a affirmé qu’il s’entraîne plus fort que jamais cet été. Il s’entraîne avec un groupe qui comprend l’ailier droit James Neal des Penguins de Pittsburgh, le centre Jeff Skinner des Hurricanes de la Caroline, de son coéquipier à Tampa Bay Brett Connolly, de même que les espoirs Christian Thomas des Rangers de New York et Anthony Peluso des Blues de St-Louis.

Ils se poussent mutuellement, de l’échauffement à la période de retour au calme. Ils se mettent au défi de sauter plus haut, de courir plus vite et de soulever plus de fonte que les autres membres du groupe. Roberts veille sur eux en remplissant les rôles d’entraîneur pointilleux, de motivateur, d’ami et de confident.

Stamkos ne voudrait pas qu’il en soit autrement. Jusqu’ici dans sa carrière, il n’a jamais connu d’autres façons de faire.

« J’ai toujours eu confiance en mon talent, mais je commence maintenant à avoir confiance en mes habiletés physiques, a déclaré Stamkos. C’est très excitant. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

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