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Le lancer frappé, arme de prédilection de tireurs d’élite

lundi 2012-08-27 / 14:39 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Le lancer frappé, arme de prédilection de tireurs d’élite

Depuis les débuts du hockey jusqu’à la fin des années cinquante et la première partie des années soixante, les entraîneurs étaient réticents face au lancer frappé. Il était trop long à décocher, plaidaient-ils. Le long élan arrière donnait suffisamment de temps au gardien pour se préparer. De plus, le tir ratait trop souvent la cible.

Avec le hockey tel qu’il est pratiqué aujourd'hui, il est impossible d’imaginer ce jeu sans les lancers frappés. C’est devenu une arme et le lancer frappé a modifié la façon dont le sport est joué, forçant les gardiens à porter des masques et les équipes à adopter des stratégies visant à empêcher les tireurs d’élite de s’exécuter.

Les joueurs sont plus gros et plus forts aujourd’hui et les bâtons fabriqués de matériau composite ont remplacé les bâtons de bois, rendant toute comparaison très difficile à travers les générations. Les tireurs d’aujourd’hui peuvent voir leurs frappes mesurées par un appareil radar, ce qui n’était pas possible dans le cas des générations précédentes.

Il n’en demeure pas moins que la foule qui retient son souffle, lorsqu’un joueur possédant un excellent tir frappé entame son élan, sachant qu’en un instant, le match peut changer de direction, ressent les mêmes émotions aujourd’hui que celles qu’une foule pouvait ressentir il y a plusieurs décennies.

Voici quelques-uns des plus puissants lancers dans l’histoire de la LNH :

10. Bernard « Boom Boom » Geoffrion

Selon les standards actuels, le tir frappé de ce membre du Temple de la renommée du hockey n’aurait rien de notable. Mais on prête à Geoffrion, un membre clé de la dynastie des Canadiens des années cinquante, l’invention (du moins la popularisation) du lancer frappé qui allie long élan arrière et précision.

Le surnom de Geoffrion provient d’un papier publié dans un journal dans les années quarante, alors qu’il pratiquait le sport de lacrosse. Mais il allait comme un gant à celui qui est devenu le « Boomer », à cause du son retentissant que produisait le lancer frappé. Les adversaires qui doutaient de la véracité du lancer de ce dernier ont souvent payé avec des pieds fracturés. C’était le cas de Gordie Howe, entre autre.

Le tir de Geoffrion avait également la particularité de frapper le côté des jambières des gardiens, avant de pénétrer dans le filet. Les Canadiens ont ainsi popularisé l’obstruction de la vue des gardiens adverses, lorsque Geoffrion s’élançait de la pointe.

C’est également ce tir qui a aidé Geoffrion à devenir le deuxième joueur dans l’histoire de la LNH à marquer 50 buts en une saison. Il a terminé sa carrière avec 393 buts en 883 rencontres de saison régulière, en route vers le Temple de la renommée.

9. Jacques Lemaire

On reconnaît aujourd’hui Lemaire comme étant l’entraîneur qui a métamorphosé les Devils du New Jersey en champions de la Coupe Stanley et celui qui se trouvait derrière le banc du Wild du Minnesota durant les quatre premières campagnes de l’histoire de la concession. Mais Lemaire est aussi un membre du Temple de la renommée et un membre de la dynastie des Canadiens de Montréal de la fin des années soixante et de la fin des années soixante-dix. Il a effectué un des tirs frappés les plus importants de l’histoire de la LNH, lancer qu’il avait développé durant son enfance en pratiquant avec une rondelle d’acier.

Son fameux but était inscrit à l’aide d’un lancer frappé, une bombe depuis la ligne rouge qui avait déjoué le gardien Tony Esposito (Chicago) tard en deuxième période lors du septième match de la finale de la Coupe Stanley de 1971. Ce but avait permis au Tricolore de combler un déficit de 2-0, en route vers un gain de 3-2, pavant la voie au premier d’une série de six championnats en huit ans.

Lemaire était un excellent centre dans les deux sens de la patinoire, mais son tir frappé lui donnait une arme que peu de joueurs possédaient dans leur arsenal.

8. Dennis Hull

Imaginez être un marqueur de 300 buts, mais être tout de même le troisième meilleur joueur de votre propre famille. C’est le sort réservé à Dennis Hull, qui durant sa carrière a joué dans l’ombre de son grand frère Bobby et, plus tard, de son neveu Brett.

Même si Dennis n’amassait pas les statistiques offensives des deux autres Hull, il n’était pas un pied de céleri, et quand venait le temps de décocher un de ces tirs frappés, certains prétendaient que ses lancers étaient plus puissants que ceux de Bobby. Le tir de Dennis était souvent considéré comme étant le plus puissant des deux et s’il n’avait ni la vitesse, ni le talent de marqueur de Bobby, il a inscrit 40 buts en 1970-71, atteignant la marque des 30 buts à trois autres occasions, tout en prenant part à cinq matchs des étoiles.

Il aurait été intéressant de voir un affrontement entre Dennis et Bobby dans une compétition de lancers frappés, au plus fort de leurs carrières. Malheureusement, la question à savoir qui de Bobby ou de Dennis possédait le meilleur tir frappé demeure en suspens.

7. Sheldon Souray

La précision du tir de Souray n’a jamais pu égaler sa vélocité, mais il est l’un de ces joueurs qui rendent le blocage de tirs un des assignements les plus périlleux.

Souray a fait son entrée dans la LNH avec New Jersey en 1996, avant d’être échangé à Montréal, trois saisons plus tard. C’est toutefois en 2003-04 que les talents offensifs de Souray se sont révélés. Il a terminé à égalité, en première position avec Adrian Aucoin, lors de la compétition pour le tir le plus puissant, en enregistrant une marque de 102,2 mi/h. Il a également inscrit 15 filets cette saison là, soit plus qu’il n’en avait marqués auparavant durant toute sa carrière.

Il a ajouté 12 filets en 2005-06 et a posté un sommet en carrière en 2006-07 avec 26 buts, dont 19 en avantage numérique, un record pour un défenseur. La réputation de son lancer frappé a continué à se propager à travers la LNH après avoir signé un contrat avec Edmonton, à l’été 2007. Il a pris le troisième échelon du concours du lancer le plus puissant de la LNH en 2008 et a établi un record non officiel de 106,7 mi/h dans un concours intra équipe avec les Oilers, en 2008-09, terminant la campagne avec 23 buts.

Le joueur de 36 ans a joué avec Dallas l’an dernier et s’est entendu avec Anaheim cet été, apportant son puissant tir frappé dans ses valises.

6. Steven Stamkos

Le premier choix du repêchage 2008 de la LNH a développé l’un des meilleurs tirs sur réception de l’histoire du circuit. Mais une des raisons qui lui permet d’atteindre la cible aussi souvent est la vélocité de son tir. On a chronométré son tir à 101 mi/h à son premier concours d’habiletés avec le Lightning de Tampa Bay et il a égalé cette marque lors de la compétition du tir le plus puissant en 2011.

Stamkos a également fait sensation sur Internet lorsqu’il a effectué un lancer frappé chronométré à 104,5 mi/h lors du Bauer Athletic Camp de 2010. Mais ce qui le démarque des autres tireurs d’élite, c’est son habileté à décocher son tir rapidement sur la cible. Il a enregistré un sommet de 60 filets la saison dernière et il n’est âgé que de 22 ans.

5. Shea Weber

Zdeno Chara est la bête noire de Weber lorsque vient le temps de participer à la compétition du tir le plus puissant, présentée durant le week-end du Match des Étoiles ; il termine toujours deuxième. Le défenseur des Predators de Nashville a décoché un boulet de canon de 106 mi/h lors de la compétition présentée la saison passée, un tir plus puissant que quiconque depuis qu’on a instauré cette compétition en 1990 ; avant de voir Chara le dépasser en établissant un record de tous les temps avec une frappe de 108,8 mi/h.

L’année précédente, il avait enregistré une frappe à 103,4 mi/h, avant de voir Chara le coiffer avec un boulet de 105,4 mi/h.

Mais ce n’est pas une honte que de se retrouver deuxième derrière le plus gros boulet de canon de la LNH, et les adversaires de Nashville sont bien au fait qu’ils ne doivent jamais donner le temps et l’espace à Weber pour décocher un tir de la pointe. Il a inscrit 19 filets en 2011-12 et a marqué 74 buts au cours des quatre dernières saisons.

4. Al Iafrate

Lorsque la LNH a instauré les concours d’habiletés du week-end des étoiles, Iafrate est devenu une vedette instantanée, en remportant le concours inaugural du tir le plus puissant, avec une frappe de 96 mi/h. Il a remporté à nouveau cette compétition en 1993, avec un tir record de 105,2 mi/h, une marque qui n’a été battue que 16 ans plus tard. L’année suivante, Iafrate a récidivé avec une autre frappe très puissante de 102,7 mi/h.

À 6 pieds 3 pouces et 240 livres, Iafrate était un patineur explosif qui frappait comme un train et qui possédait un tir frappé qui pouvait confondre les gardiens. Il a marqué 20 buts ou plus à trois reprises en 12 ans de carrière dans la LNH, mais n’aura disputé que 799 parties à cause de blessures, avant de se retirer à l’âge de 32 ans.

3. Al MacInnis

Zdeno Chara, des Bruins de Boston, a remporté le concours du tir le plus puissant lors des cinq dernières compétitions du genre, mais il a encore du travail à faire pour égaler la marque du défenseur Al MacInnis, qui a remporté la compétition à sept reprises en 12 ans, entre 1991 et 2003.

Le tir de MacInnis était une arme dès son arrivée sur les patinoires de la LNH, chez les Flames de Calgary en 1981-82, même s’il lui a fallu quelques années pour s’établir. Il a envoyé une note de service à tout le circuit le 17 janvier 1984, quand son tir frappé de la ligne bleue a scindé en deux le masque du gardien Mike Liut. La puissance de son tir frappé a fait de MacInnis, un des joueurs les plus craints de la LNH, spécialement en avantage numérique. Il était l’un des rares joueurs capables de marquer du centre de la glace.

Après avoir été utilisé généralement en tant que spécialiste du jeu de puissance, lors de ses premières années, MacInnis est devenu un des meilleurs arrières de la LNH, faisant partie de la première équipe d’étoiles à quatre occasions et mettant la main sur le trophée Norris en 1998-99. Son puissant tir l’a suivi tout au long de sa carrière, il a d’ailleurs remporté sa dernière compétition du tir le plus puissant à l’âge de 39 ans.

2. Bobby Hull

Le « Golden Jet » n’a pas inventé le tir frappé, mais il l’a transporté à un autre niveau dans les années soixante. Durant plus d’une décennie, ce que craignaient le plus les gardiens, c’était quand Hull s’emparait de la rondelle dans la zone de Chicago et descendait à toute vitesse à l’aile gauche avant de décocher un boulet de canon. Il a encouragé plus de gardiens à porter le masque que quiconque.

Justement, c’est avec un tir frappé que Hull a inscrit son 51e but lors de la saison 1965-66, le 12 mars 1966, faisant de lui le premier joueur de l’histoire de la LNH à marquer plus de 50 buts en une saison. Il a terminé la campagne avec 54 buts, un sommet à l’époque des six équipes originales.

On raconte qu’un tir de Hull a déjà été chronométré à plus de 118 mi/h (et son tir des poignets à 105 mi/h, même si la technologie de l’époque n’était pas aussi fiable), il pouvait patiner à près de 30 mi/h. C’était donc une combinaison de vitesse et de puissance qui lui a permis de terrifier les gardiens de but tout au long de sa carrière.

1. Zdeno Chara

La vision d’un joueur de 6 pieds 9 pouces et 260 livres qui s’élance avec un bâton qui semble sortir tout droit des hauteurs de l’aréna ferait trembler n’importe quel gardien. Telle est la vision des gardiens lorsque Zdeno Chara, le capitaine des Bruins de Boston, s’élance, soir après soir.

Chara a fait de la compétition du tir le plus puissant son terrain de jeu. Il a remporté les cinq dernières compétitions du genre, établissant des records lors des deux dernières années, canonnant une rondelle à 105,9 mi/h en 2011 et ajoutant l’insulte à l’injure en y allant d’une frappe de 108,8 mi/h en 2012.

Chara n’est pas qu’un gros bonhomme avec un puissant lancer. Son exécution dans toutes les facettes du jeu lui a valu le trophée Norris en 2009, et il a fait partie des finalistes pour ce même honneur lors des deux dernières campagnes. Cependant, c’est vraiment le tir de Chara qui l’a rendu célèbre chez les amateurs de hockey. Tant et aussi longtemps que personne ne le surpassera, Chara demeurera le roi des tireurs d’élite dans la LNH.

 

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