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Les meilleurs marchands de vitesse de tous les temps ont changé le visage de la LNH

lundi 2012-08-27 / 12:11 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Les meilleurs marchands de vitesse de tous les temps ont changé le visage de la LNH

Peu de choses sont aussi excitantes que de regarder un patineur explosif passer en coup de vent à côté d’un adversaire, le laissant à la traîne comme s’il n’avançait pas. Les montées d’un bout à l’autre de la patinoire et les échappées sont le type de jeux qui font bondir les partisans de leur siège.

La vitesse du jeu dans la LNH n’a jamais été aussi élevée, alors que les équipes mettent de plus en plus l’accent sur le patinage. Mais ce ne sont pas tous les grands joueurs qui sont de grands patineurs. Wayne Gretzky par exemple a toujours admis qu’il n’était pas un joueur rapide. À l’opposé, certains joueurs possèdent une vitesse incroyable, mais ne sont pas aussi talentueux dans les autres facettes du jeu.

Néanmoins, personne ne peut mettre en doute l’importance de la vitesse au hockey. Avec ce fait à l’esprit, voici un aperçu de sept des plus rapides patineurs de l’histoire de la LNH :

Bobby Orr

Orr était un révolutionnaire. Avant son arrivée dans la LNH avec Boston en 1966, les défenseurs – même les légendes comme Doug Harvey – ne traversaient pas la patinoire afin de relancer l’attaque. Orr a changé tout ça, surtout parce qu’il était le défenseur le plus rapide (si ce n’est pas le joueur le plus rapide) de l’époque.

Personne, pas même les attaquants contre qui il évoluait, ne pouvait patiner comme Orr. Il n’était pas seulement incroyablement rapide, mais il était aussi en mesure d’effectuer des jeux rapides alors qu’il était en pleine vitesse, faisant ainsi faire fausse route à ses couvreurs. Si Orr prenait une demi-enjambée d’avance sur son couvreur, c’était terminé, personne n’allait le rattraper.

Orr évoluait à une vitesse différente de tous les autres joueurs, jusqu’à ce que des problèmes au genou le ralentissent vers le milieu des années 1970. Il a connu sa dernière saison exceptionnelle (1974-75) à l’âge de 27 ans, et il prenait sa retraite à 30 ans. Le hockey n’avait jamais connu quelqu’un comme lui, et il se pourrait que l’on n’en voie jamais d’autres.

Paul Coffey

Dans une équipe qui mettait l’accent sur la vitesse et le talent, aucun joueur n’était aussi rapide que Coffey, le seul sérieux rival d’Orr pour le titre de meilleur patineur de tous les temps chez les défenseurs.

Coffey pourrait en effet avoir été le plus rapide de l’histoire. Même au sein d’une équipe remplie de marchands de vitesse comme celle des Oilers d’Edmonton des années 1980, il pouvait laisser tout le monde loin derrière. Il atteignait sa vitesse maximale après une ou deux enjambées, et il semblait souvent pratiquer un sport différent que tous les autres joueurs sur la glace en raison de sa vitesse.

La vitesse de Coffey était particulièrement mise en évidence pendant son séjour avec Edmonton, où il avait la liberté d’appuyer ou de mener l’attaque, et où il pouvait compter sur Wayne Gretzky pour lui remettre la rondelle. Ses 48 buts en 1985-86 représentent toujours un record pour un défenseur, et sa récolte de 138 points cette saison-là est la deuxième meilleure de tous les temps derrière les 139 points amassés par Orr en 1974-75.

Mais contrairement à Orr, Coffey a été en mesure de demeurer suffisamment en santé pour évoluer dans la LNH pendant deux décennies, ce qui lui a permis d’établir le record pour le plus grand nombre de points en carrière par un défenseur (1531 points). Même à ses dernières années, il représentait toujours une menace chaque fois qu’il était sur la patinoire en raison de sa vitesse, de sa puissance et de son accélération.

Mike Gartner

Quatre joueurs ont remporté à deux reprises la compétition du patineur le plus rapide à l’occasion du week-end du Match des Étoiles. Seulement un, Gartner, était trentenaire lors de ses deux triomphes.

Dès son arrivée dans la LNH en 1979 jusqu’à sa retraite en 1998, l’arme de prédilection de Gartner a été sa vitesse. Peu de joueurs arrivaient avec autant de vitesse sur l’aile, et encore moins de joueurs ont maintenu cette vitesse phénoménale pour une aussi longue période de temps. Il a remporté la compétition en 1993 à l’âge de 33 ans, et il a récidivé trois ans plus tard à l’âge de 36 ans. Les temps qu’il a réussi lors de ses deux victoires ont été les deux plus rapides enregistrés selon la formule utilisée entre 1992 et 2008.

La vitesse de Gartner est l’une des principales raisons qui expliquent pourquoi il a été l’un des marqueurs les plus constants de l’histoire de la LNH. Il a marqué 30 buts ou plus à toutes les saisons entre 1979-80 et 1993-94. Sa séquence a pris fin lors de la saison écourtée par l’arrêt de travail en 1994-95, mais il a ensuite connu des campagnes de 35 et 32 buts, pour un total de 17 saisons de 30 buts et plus, un record de la LNH.

Yvan Cournoyer

Les Canadiens des années 1950, 1960 et 1970 n’étaient pas surnommés les « Flying Frenchmen » pour rien. Le style de jeu axé sur l’attaque des Canadiens offrait un grand contraste avec l’approche plus pragmatique choisie par d’autres équipes, plus particulièrement par leurs rivaux de toujours, les Maple Leafs de Toronto.

Mais même dans une équipe réputée pour sa vitesse, Cournoyer ressortait du lot. S’il n’était pas très imposant, il était par contre l’un des patineurs les plus forts et les plus difficiles à rattraper de l’histoire de la LNH, ce qui lui a valu le surnom de « Roadrunner », en référence à sa petite taille (5 pieds 7 pouces et 175 livres) et à sa vitesse fulgurante.

La carrière de Cournoyer a débuté bien lentement, car les éditions des Canadiens du milieu des années 1960 étaient tellement puissantes que Cournoyer était confiné à un rôle de spécialiste de l’attaque massive pendant quelques campagnes, pendant qu’il apprenait à utiliser sa vitesse en défensive autant qu’en territoire adverse. Il a cependant terminé sa carrière avec 428 buts, et il a remporté 10 Coupes Stanley, en route vers le Temple de la renommée.

Pavel Bure

Bure était appelé le « Rocket Russe » pour une bonne raison. Il était tellement rapide que si son couvreur se trouvait à la même hauteur que lui, il n’avait aucune chance de le rattraper. Il pouvait déborder presque n’importe quel défenseur en le contournant par l’extérieur, mais si les équipes tentaient de tricher de ce côté, il possédait la force et la vitesse nécessaire pour se glisser entre les deux défenseurs dans le milieu de la patinoire.

Au cours de son séjour à Vancouver au début des années 1990, puis en Floride de la fin des années 1990 au début des années 2000, Bure était le buteur le plus électrisant de la LNH. Il a d’abord connu des saisons consécutives de 60 buts pour les Canucks en 1992-93 et 1993-94 avant d’y aller de campagnes de 58 et de 59 buts pour la Floride en 1999-2000 et 2000-01.

Bure était une sorte de réincarnation de Cournoyer dans les 1990; un petit joueur dont la formidable accélération était presque impossible à contrer. La seule chose qui pouvait ralentir Bure était les blessures. Des problèmes de genou l’ont forcé à prendre sa retraite à l’âge de 32 ans. Il avait alors marqué 437 buts en seulement 702 rencontres. Il sera intronisé au Temple de la renommée en novembre.

Sergei Fedorov

Bure et Fedorov évoluaient sur le même trio avec l’Union soviétique (en compagnie d’Alexander Mogilny), formant ainsi l’une des meilleures lignes d’attaque de tous les temps dans les rangs juniors. Fedorov s’est retrouvé avec les Red Wings de Détroit à son arrivée en Amérique du Nord en 1990.

Fedorov ne possédait pas l’accélération fulgurante de Bure, mais ses enjambées longues et puissantes le rendaient presque impossible à arrêter, et ce même s’il ne semblait pas atteindre une vitesse particulièrement élevée. Plutôt que de faire aller ses jambes à toute vitesse, Fedorov possédait un coup de patin fluide. Cela ne l’empêchait toutefois pas d’être aussi rapide que son ancien compagnon de trio. Il a remporté deux des trois premières compétitions du patineur le plus rapide au cours du week-end du Match des Étoiles.

Fedorov a passé près de vingt ans dans la LNH, et il était aussi rapide lors de son dernier match qu’il l’était lors de sa première présence sur les patinoires nord-américaines.

Erik Karlsson

Les recrues Michael Grabner des Islanders (2011) et Carl Hagelin des Rangers (2012) ont remporté les deux dernières éditions de la compétition du patineur le plus rapide, et des joueurs comme Marian Gaborik, Shawn Horcoff et Taylor Hall font partie des dizaines de joueurs qui démontrent à quel point la vitesse est importante dans le hockey d’aujourd’hui.

Cependant, il faut faire la distinction entre être rapide lors d’une course, et être rapide lors d’un match. Peu de joueurs peuvent maintenir une vitesse aussi élevée lors d’un match que Karlsson, qui a remporté le trophée Norris l’an dernier avec Ottawa à titre de meilleur défenseur de la LNH, remportant également le titre de meilleur pointeur chez les défenseurs, tout en impressionnant Bobby Orr au passage.

« Ce jeune possède une vitesse incroyable, et un très, très bon sens du jeu, a indiqué Orr, un expert sur le sujet, au Ottawa Sun. Lorsque l’on peut compter sur un jeune qui patine de la sorte, on le laisse aller. »

La vitesse de Karlsson l’a grandement aidé à devenir un joueur plus efficace dans les deux sens de la patinoire. Il a en effet fait assez de progrès dans son territoire pour passer d’un différentiel de moins 30 en 2010-11 à plus 16 la saison dernière. Tout comme Orr, il n’est pas seulement rapide, il est aussi capable de faire des feintes rapides lorsqu’il patine à toute allure.

À 22 ans, ses meilleures, et plus rapides, saisons sont devant lui.

 

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