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Grâce à son régime et à son programme d’entraînement, Subban est au sommet de sa forme

lundi 2012-08-27 / 11:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Grâce à son régime et à son programme d’entraînement, Subban est au sommet de sa forme

TORONTO – Le défenseur des Canadiens de Montréal P.K. Subban lit le menu de son déjeuner sans même froncer les sourcils. Pour lui, faire cuire un steak sur le barbecue à 7 h et le manger accompagné d’un jus de légumes frais, d’huile de poisson, de vitamine C et de diverses autres préparations multivitaminiques est tout ce qu’il y a de plus normal.

Pas d’œufs, ni de rôties, ni de pommes de terre.

« Je mange beaucoup de protéines : du steak le matin et l’après-midi, du poisson, du poulet », a raconté Subban à LNH.com lors d’une récente visite à son centre de conditionnement physique. « J’ai commandé un bœuf entier engraissé à l’auge au début de l’été. Il est chez mes parents et ma mère assaisonne les différentes pièces de viande. Je vais les chercher pour avoir ma ration de steaks pour la semaine. »

Blagues à part, Subban mange effectivement tout le bœuf qu’il commande chaque été.

C’est ce que prévoit le régime alimentaire conçu spécialement pour lui par son entraîneur personnel, Clance Laylor, qui a éliminé tous les produits céréaliers et laitiers du régime estival de Subban.

« Il ne tolère pas les glucides. Dès qu’il en absorbe, il engraisse, a expliqué Laylor à LNH.com. Son régime comporte de la viande et des légumes, donc uniquement des gras sains. Ça l’aide à se débarrasser de son surplus de gras. Au fil des semaines, on commence à introduire de bons sucres et de bons féculents dans son régime. Toujours pas de blé ou de céréales, mais de bons féculents comme l’igname. Il ne mange pas de pain ni de pâtes. »

C’est le quatrième été de suite que Subban et Laylor travaillent ensemble. Cette association est née lorsqu’ils ont fait connaissance pendant une réunion familiale. Laylor, le mari de la cousine de Subban, est l’entraîneur personnel du défenseur pendant l’été et son conseiller pendant la saison.

Subban prétend qu’il ne peut plus se passer de Laylor. Il est en communication constante avec lui et il le rencontre au moins huit fois par semaine pendant la saison morte.

Depuis que Subban suit le programme personnalisé conçu par Laylor, le défenseur du Canadien joue avec plus de confiance dans les coins de la patinoire avec ou sans la rondelle, il est plus robuste devant le filet, son coup de patin est plus explosif et même son lancer frappé est un peu plus puissant.

« Les gens ont réalisé, l’an passé, qu’il était très fort, a révélé Laylor. Ils croyaient que c’était plutôt un joueur de finesse, mais ils ont constaté qu’il était aussi capable de tenir son bout sur la patinoire. »

Subban a été précédé par sa réputation à son arrivée dans la LNH, mais ses résultats sur la glace parlent d’eux-mêmes maintenant. Il est le premier à admettre que tout a commencé dans le petit centre de conditionnement physique de Laylor du Clarence Square, à 10 minutes à pied du Centre Air Canada.

« C’est difficile de trouver un bon entraîneur personnel aujourd’hui, car c’est difficile d’en trouver un qui tient vraiment à te voir réussir, a déclaré Subban. Plusieurs entraîneurs ne se soucient que de l’argent. Du moment où tu améliores quelque peu ta forme, ils considèrent avoir fait leur boulot. Ce n’est pas comme ça pour nous. Clance veut que je réussisse parce qu’on a une relation personnelle et familiale. »

Après avoir digéré son steak et son jus de légumes, Subban se rend au centre de conditionnement physique de Laylor. Il loue un appartement situé tout près afin de demeurer proche de son gymnase, son bureau estival.

C’est sa première séance d’entraînement de la journée, qui en comptera deux. Pendant cette séance de 90 minutes, Subban se concentre sur le haut de son corps avec des exercices spécialement conçus pour répondre à ses besoins.

« On se concentre sur sa force, sa taille, sa puissance et son explosion. Sur la glace, il doit entrer en contact avec d’autres joueurs et je dois m’assurer que son corps est prêt pour ça, a expliqué Laylor. Quand il va dans le coin avec la rondelle, je veux qu’il en ressorte avec la rondelle. Grâce à son style, il peut vous écarter de sa route d’un seul bras avec sa force latérale. Il est très fort du haut du corps. »

Laylor affirme que la force et la puissance de Subban ont augmenté de façon exponentielle depuis l’été 2010, alors qu’il s’entraînait pour se tailler une place avec les Canadiens à l’issue du camp d’entraînement.

Subban dit peser 220 livres maintenant, alors qu’il en pesait 206 la saison dernière. Il explique cette prise de poids par le fait que Laylor et lui ont commencé à travailler ensemble pendant la deuxième semaine de mai. Ils n’avaient jamais amorcé cet exigeant régime aussi tôt auparavant.

Le lundi, Subban s’entraîne en salle le matin et à l’extérieur en après-midi. Le mardi, entraînement en salle le matin et des exercices sur glace en après-midi. Subban s’entraîne deux fois en compagnie de Laylor le mercredi, une fois le jeudi, deux fois le vendredi et prend congé le samedi. Le dimanche soir, Subban joue un match amical avec plusieurs autres joueurs de la LNH, dont le centre des Islanders John Tavares et le centre des Sabres Cody Hodgson.

Les gens qui travaillent au centre-ville peuvent apercevoir Subban en train de tirer ou de pousser des traîneaux sur l’avenue Spadina lorsqu’ils sortent à l’heure du dîner. Il attire l’attention et certains partisans des Maple Leafs ne se gênent pas pour l’apostropher, mais il n’arrête jamais. Subban reste toujours concentré sur sa tâche.

« Tout le monde veut bien paraître torse nu, a lancé Laylor. On y prend goût et ça devient une source de motivation. De plus, on constate que nos performances s’améliorent. »

Laylor accompagne Subban à chacune des étapes : il l’entraîne, le motive et le pousse à se dépasser. Il dirige une petite entreprise et Subban est son plus gros client (Joel Ward a aussi commencé à s’entraîner avec Laylor), mais la gloire et la fortune ont un prix.

Subban paye ce prix en s’imposant un régime quasi spartiate chaque été.

« Les gens ne voient que les aspects positifs de notre vie : les salaires et la célébrité. Ils ne voient pas la quantité de travail qu’on y met, a confié Subban. On me dit souvent que je m’entraîne trop. Pas du tout. Je m’entraîne comme ça pour être prêt à jouer une saison entière de 82 parties. Certains ne comprennent pas tous les sacrifices que ça demande.

« On a beau être bourré de talent, ce qui distingue les joueurs aujourd’hui, c’est le travail qu’on accomplit pendant la saison morte. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

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