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Doughty honore ses grands-parents pendant sa journée avec la Coupe Stanley

jeudi 2012-08-23 / 21:13 / LNH.com - Nouvelles

Par Dave Lozo - Journaliste LNH.com

LONDON, Ontario – Edward, le grand-père de Drew Doughty, a été le premier membre de la famille à se présenter dans la cour, jeudi matin. L’homme de 74 ans ne s’est pas présenté les mains vides. Il a apporté du vin blanc maison dans une cruche transparente ornée du logo du Storm de Guelph, de « l’eau bénite » pour le Saint Graal du hockey, selon ses dires.

« Il est chanceux d’avoir gagné et de se retrouver ici », de dire Edward, avant d’ajouter une blague sur son âge avancé. « Je me sens très chanceux d’être ici également. »

Ce jour en était un particulièrement spécial pour Doughty, le défenseur de 22 ans des Kings de Los Angeles qui profitait de sa journée en possession de la Coupe Stanley, deux mois après que les Kings eurent mis la main sur la plus importante récompense du monde du hockey pour la première fois dans l’histoire de la concession.

Mais bien avant que Doughty puisse parader avec la Coupe Stanley dans sa ville natale, avant son superbe but inscrit lors du match numéro deux de la finale face aux Devils de New Jersey et longtemps avant d’être sélectionné par les Kings en 2008, après une brillante carrière avec Guelph, il a eu besoin de sa famille agrandie et « adoptive » pour l’aider à démarrer sa carrière.

L’équipe de niveau Midget AAA de Doughty était les Knights Junior de London. Il avait, de toute évidence, le talent pour y jouer, mais il lui manquant deux choses nécessaires à tous les enfants qui jouent au hockey : l’argent pour le coûteux équipement et un transport pour aller et revenir de la patinoire après les entraînements matinaux.

Les parents de Doughty, Connie et Paul, voulaient que leur fils pratique le sport qu’il affectionnait, mais les deux travaillaient et ne pouvaient se payer les jambières, les patins et les bâtons nécessaires à la pratique de ce sport.

C’est là que les grands-parents de Doughty, du côté de sa mère Connie, sont venus à la rescousse.

« Mes grands-parents, sans eux, je ne serais pas où je suis actuellement, a raconté Doughty à LNH.com. Ils me conduisaient aux entraînements à six heures du matin. Ils sont la raison pour laquelle j’ai pu jouer au niveau AAA. Mes parents ne pouvaient se le permettre. Sans mes grands-parents, je n’aurais même pas pu jouer au niveau AAA. C’est tellement important pour moi et je suis vraiment heureux d’être ici et de profiter de cette journée. »

Connie – qui a joué le rôle d’organisatrice alors que Doughty a promené la Coupe de la maison à l’Hôtel de Ville, puis au centre John Labatt, domicile des Knights de London, et enfin de retour à la maison de son enfance –, a eu de la difficulté à contrôler ses émotions à la fin de la journée, lorsqu’elle a abordé le sujet de l’importance de ses parents dans la carrière de son fils.

« Mon père en a fait beaucoup pour Drew », a dit Connie avec une voix nouée par l’émotion. « Il le voyageait aux entraînements matinaux et a beaucoup fait pour lui. Ils ont fait énormément d’efforts pour nous, car c’est un sport très coûteux. »

Aussi importants qu’ont pu l’être les grands-parents de Doughty, deux autres personnes, non reliées à sa famille, ont probablement joué un rôle encore plus important dans sa quête pour accomplir son rêve de jouer dans la LNH.

À 15 ans, Doughty a quitté London pour aller jouer à Guelph dans la Ligue de hockey de l’Ontario, ce qui signifiait vivre à cet endroit à temps plein, en pension chez Alex et Nancy Campbell. Les Campbell accueillaient des joueurs depuis des années, hébergeant même à l’occasion jusqu’à deux adolescents en même temps.

Mais de tous les joueurs qui ont vécu avec les Campbell, Doughty est probablement celui qui a fait la première impression la plus mémorable.

« Le premier jour, à son arrivée, Alex était en voyage de pêche », de raconter Nancy, qui a récemment ouvert les portes de sa demeure à Tyler Bertuzzi, le neveu de l’attaquant des Red Wings de Detroit, Todd Bertuzzi. « Ses parents l’ont laissé ici, il s’est assis sur le sofa, a pris la télécommande et a zappé les différents postes de télé. »

Si les Campbell ont été impressionnés par la capacité d’acclimatation de Doughty à son nouvel environnement, ils n’ont pas été impressionnés par son jeu lors de sa première pratique avec Guelph et l’entraîneur Dave Barr, qui est maintenant un entraîneur adjoint des Devils, qui ont justement été battus par Doughty et les Kings en six rencontres en grande finale.

« Au premier entraînement intra équipe, suite au repêchage, il n’a pas été très bon, de dire Alex. Mais lors du deuxième jour du camp, je connaissais Dave Barr et nous nous étions parlés en bas, avant que les joueurs ne sortent, il hochait la tête et se demandait à quel point il était bon. Il était là et il était prêt. »

« Il n’aurait pas pu tomber sur de meilleurs parents “adoptifs” pour le guider dès l’âge de 15 ans, lorsqu’il a quitté la demeure familiale, jusqu’à son entrée dans la LNH à l’âge de 18 ans, de raconter Connie. Ce sont des gens formidables. Ils ont de bonnes valeurs et ont continué à inculquer les mêmes valeurs que nous lui avions enseignées. Ils ont fait des sacrifices pour lui, qui était un inconnu lorsqu’il est arrivé chez eux pour la première fois. Ils font maintenant partie de la famille et il en sera toujours ainsi. »

Tout joueur qui remporte la Coupe Stanley vous dira à quel point c’est un rêve qui devient réalité, souvent, il y pense depuis qu’il est enfant. Dans le cas de Doughty, il est l’un des rares qui peut dire que son rêve est devenu réalité dans l’uniforme qu’il imaginait porter comme enfant.

La plupart des amateurs de hockey se remémorent Wayne Gretzky arborant l’uniforme des Oilers d’Edmonton, mais Doughty est né un an après que Gretzky ne passe aux Kings. Les huit premières saisons de Gretzky à Los Angeles ont alors chevauché les huit premières années d’existence de Doughty, et le jeune garçon, qui a grandi à deux heures du domicile des Maple Leafs de Toronto, est devenu un partisan des Kings grâce à Gretzky.

Lorsque Doughty jouait au hockey, à cette époque, il portait un chandail de Gretzky, et ce chandail est encore accroché dans sa chambre, chez ses parents. Mais le chandail n’a pas toujours été accroché là. Connie l’avait inséré dans ses bagages pour le repêchage de la LNH 2008, présenté à Ottawa, là où les Kings détenaient le deuxième choix au total, juste au cas où Doughty serait sélectionné par l’équipe de ses rêves.

Mais le jeune homme de 18 ans, comme tous les jeunes de cet âge, ne voulait pas être embarrassé par sa mère et l’avait priée de laisser le chandail dans la chambre d’hôtel, ce jour-là. Connie avait accepté, mais l’avait rapidement regretté lorsqu’à la Place Banque Scotia, un représentant des Kings lui avait demandé d’emporter le fameux chandail près de l’estrade, peu avant que le choix ne soit officialisé.

Malheureuse, elle a informé le représentant qu’elle n’avait pas le chandail en sa possession.

Les Kings ont tout de même procédé à choisir Doughty, mais comme le raconte Connie, ils blaguaient et disaient que le marché tombait à l’eau puisqu’elle avait laissé le chandail dans la chambre. Quatre années plus tard, Doughty est de retour à la maison, dans sa chambre, étendu sur son lit, avec la Coupe Stanley, la tête reposant sur une taie d’oreiller aux couleurs des Kings, avec un téléphone des Kings qui repose sur sa table de chevet et le fameux chandail de Gretzky accroché à quelques pieds de lui.

« C’est surréaliste », raconte Doughty, qui est descendu pour entourer sa médaille d’or olympique, remportée en 2010, autour de la Coupe Stanley dans l’arrière-cour de ses parents. « D’avoir grandi ici et maintenant de dormir ici, avec la Coupe Stanley, c’est surréel. Je ne sais pas quoi dire de plus.

« C’est surprenant que le rêve devienne réalité, mais c’est un rêve que vous chérissiez comme un enfant jouant au hockey. C’est votre plus grand désir. »

Suivez Dave Lozo sur Twitter à : @DaveLozo

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