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L’embellissement des pénalités en tête de liste au sommet

mercredi 2012-08-22 / 18:01 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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L’embellissement des pénalités en tête de liste au sommet

TORONTO -- Le vice-président des opérations hockey de la LNH, Colin Campbell, croit que les joueurs, les entraîneurs et les directeurs généraux désirent tous voir les pénalités de plongeon et d’embellissement être appliquées de manière plus strictes et plus régulières, dans le but d’éradiquer ce comportement du jeu.

Campbell en est venu à cette conclusion suite à des propositions vidéo et des discussions avec les différents représentants de ces groupes, lors du sommet de deux jours sur la réglementation qui a pris fin mercredi matin.

Les joueurs présents lors de ces rencontres, notamment le centre Jason Spezza (Ottawa), le défenseur Kevin Bieska (Vancouver) et le défenseur John-Michael Liles (Toronto), ont tenu des discussions passionnées sur le règlement de plongeon/embellissement (Règle 64,1), selon ce qu’a relaté Campbell à LNH.com. Il a avancé que les joueurs veulent soumettre une liste des « plongeurs » à la LNH, une liste qui pourra être affichée dans les 30 vestiaires et remise aux officiels sur la glace.

« Ils veulent sortir cette liste, a dit Campbell. Ils veulent que le joueur qui plonge soit pris en défaut, que ce soit sur la glace par les arbitres où par nous avec la reprise vidéo. Ils en ont marre des plongeons. Le but est de les éliminer et en agissant ainsi, les fautifs seront embarrassés à travers la ligue. Les arbitres seront avisés, les plongeurs n’auront plus le bénéfice du doute. »

Selon le livre des règlements de la LNH, les joueurs qui vont à l’encontre du règlement de plongeon/embellissement peuvent faire l’objet de sanctions supplémentaires, soit via amende, soit via suspension. Campbell a ajouté qu’il n’y avait pas, au sein du groupe, d’intention de suspendre les récidivistes, puisque les joueurs croient que le simple fait d’avoir son nom apposé sur la liste des plongeurs devrait être suffisant pour réduire la fréquence de ces gestes.

« Les joueurs sont intelligents, ils savent à quel moment ils peuvent provoquer des pénalités. C’est un problème », a dit l’entraîneur des Coyotes de Phoenix, Dave Tippett, également sur place pour le sommet. « J’étais heureux de voir des joueurs présents au réunion qui étaient également concernés par ce problème. C’est une amélioration que nous pouvons apporter à notre sport. »

Tippett avait laissé connaître sa frustration publiquement au sujet des plongeons lors de la finale de l’Association de l’Ouest face aux Kings en mai. Il avait alors affirmé que le hockey « devenait un peu malhonnête à cause de la comédie jouée par les joueurs ». Tippett avait également avancé que les joueurs mettaient les arbitres dans une position difficile, une opinion que partage Campbell.

Certains arbitres actuels de la LNH étaient également invités au sommet de deux jours et ils ont été enchantés d’entendre les joueurs parler de ce problème.

« L’opinion des joueurs était très bonne, a dit l’arbitre Wes McCauley. Je crois qu’ils ont fait preuve d’honnêteté et nous ont révélé quelques astuces. Nous avons une meilleure compréhension d’où nous voulons aller en tant que groupe avec ces données. »

En plus des plongeons, Campbell a dit que le groupe a également discuté du règlement d’obstruction, particulièrement appliqué en situation d’échec avant. Le groupe estime que le standard devrait être le suivant : un défenseur est pénalisé pour obstruction s’il retient un attaquant en échec avant de quelconque manière que ce soit, spécialement si l’attaquant l’a déjà battu de vitesse.

« Il fallait statuer à partir du moment où le jeu se fait, quand la rondelle est lancée en fond de territoire et qu’on tente de ralentir le joueur en échec avant, a expliqué Campbell. Si, comme attaquant, vous êtes un pas devant moi, ce genre d’obstruction pratiquée dans le but de ralentir ne fonctionne plus, il faut laisser aller le joueur. Lorsque vous êtes battu, vous êtes battu. C’est le point qu’ils veulent promouvoir. Interdiction d’accrochage et d’obstruction, c’est ce sur quoi ils insistaient. »

Campbell a ajouté que le groupe avait statué qu’il n’y avait pas de problème majeur avec la façon dont sont appelées les pénalités d’accrochage, les pénalités pour retenir l’adversaire et les pénalités d’obstruction en situation de mise en jeu. On a parlé plus longuement des coups de bâton, avec pour consensus que tout contact du bâton avec la main de l’adversaire devrait être pénalisé. Toutefois, les arbitres ont fait valoir qu’un coup de bâton qui brise le bâton de l’adversaire n’est pas une pénalité automatique.

« Je pense que la constance, c’est ce que nous essayons d’établir, a dit Spezza. Tout est question de constance et de différencier ce qui est une pénalité et ce qui n’en est pas une. J’espère que nous avons fait un bon travail aujourd’hui, et que lorsque la saison s’amorcera, nous pourrons faire circuler l’information et les joueurs auront une meilleure idée de ce qui sera pénalisé. »

 

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