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Semyon Varlamov parmi les interrogations au Colorado

jeudi 2012-08-16 / 9:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Davis Harper - Journaliste - LNH.com

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Semyon Varlamov parmi les interrogations au Colorado

Après une saison morte passée a offrir des contrats et à prolonger les ententes de joueurs autonomes clés, l’Avalanche du Colorado amorcera la saison 2012-13 avec une équipe similaire à celle qui a raté les séries éliminatoires lors de la dernière campagne : très jeune, encore verte, mais talentueuse à souhait.

Est-ce qu’une autre année d’expérience de la part du jeune noyau sera suffisante pour ramener l’Avalanche au-dessus de la mêlée ? L’équipe peut-elle survivre à une saison éprouvante dans l’Association de l’Ouest? Est-ce que les gardiens, la défensive et l’attaque peuvent faire front commun et permettre au Colorado de participer aux séries pour une première fois en trois saisons ?

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Colorado cherche à franchir la prochaine étape

Par Davis Harper – Journaliste LNH.com
Les jeunes joueurs de l’Avalanche du Colorado visent un retour en séries LISEZ:

Voici les six grandes interrogations en ce qui concerne l’Avalanche à l’aube de la prochaine saison :

1. L’Avalanche en a-t-elle fait suffisamment au cours de la saison morte?

La saison morte a été relativement tranquille au Colorado, au niveau des transactions et d’embauches de joueurs autonomes, et certains partisans sont sans doute concernés à savoir si on en a suffisamment fait pour améliorer cette onzième place dans l’Ouest l’an dernier. En y regardant de plus près, l’organisation a fait quelques petits pas en avant afin de retourner en séries éliminatoires.

Deux transactions effectuées à la date limite ont injecté un peu d’énergie à une attaque fatiguée. Steve Downie s’est amené de Tampa Bay et a inscrit sept points à ses quatre premières rencontres, égalant la marque de Theo Fleury comme meilleur départ dans l’histoire de l’équipe. Puis, Colorado a fait l’acquisition de Jamie McGinn des Sharks de San Jose, et ses 13 points amassés du 1er mars jusqu’à la fin de la saison représentent un sommet chez l’Avalanche (à égalité avec Paul Stastny).

Colorado a conservé toutes ses pièces offensives en signant McGinn et Downie au bas de contrats de deux ans, en réembauchant son meilleur arrière offensif en la personne de Erik Johnson, en s’assurant des services de son joueur de concession potentiel Matt Duchene et en conservant les droits sur l’ailier David Jones. Seul Ryan O’Reilly demeure sans contrat.

Ajoutez à la liste le nom de Pierre-Alexandre Parenteau, acquis via le marché des joueurs autonomes, et l’attaque de l’Avalanche semble plus solide qu’elle ne l’était l’an dernier.

2. Gabriel Landeskog peut-il éviter la guigne de la deuxième saison?

Le deuxième choix au total lors du repêchage de la LNH 2011 a connu une transition aisée vers un niveau plus élevé, méritant son poste avec l’Avalanche grâce à quatre buts lors de ses huit premiers matchs. Contrairement au premier choix des Oilers d’Edmonton, Ryan Nugent-Hopkins, candidat au trophée Calder, Landeskog est parvenu à demeurer en santé et a été constant tout au long de la saison. Il a mené les recrues au chapitre des lancers au filet (270), a terminé à égalité avec Nugent-Hopkins au premier rang des marqueurs chez les joueurs de première année au niveau des points (52) et ses efforts ont été récompensés lorsqu’il a été nommé recrue de l’année.

Landeskog peut-il poursuivre à ce rythme en 2012-13 ? Il a disputé les 82 rencontres en 2011-12, 20 de plus qu’il en avait disputées auparavant en une saison. Il a été assistant au capitaine de l’équipe de Suède lors des Championnats mondiaux de hockey disputés au printemps, là où l’attaquant de 19 ans a récolté un but et quatre passes en huit rencontres.

L’histoire récente nous apprend qu’on pourrait assister à une baisse de régime. Jeff Skinner des Hurricanes de la Caroline a amassé 20 points de moins à sa deuxième saison, tandis que le récipiendaire du trophée Calder en 2009-10, le défenseur des Sabres de Buffalo Tyler Myers, a vu son différentiel passer de plus-13 à égale, et il a récolté 11 points de moins. Toutefois, Landeskog pourrait se retrouver en zone de confort si la jeune et dynamique ligne qu’il formait avec O’Reilly et Downie demeure intacte.

3. Semyon Varlamov est-il la solution à long terme devant le filet de l’Avalanche?

La principale préoccupation entourant Varlamov demeure ses deux saisons avec les Capitals de Washington et sa capacité à garder la forme. À de nombreuses occasions, alors qu’on pensait qu’il serait le prochain gardien numéro un, les blessures l’ont retenu et il a été surpassé par les jeunes gardiens Michal Neuvirth et Braden Holtby chez les gardiens d’avenir des Caps. Toutefois, après une saison complète au Colorado, la question n’en est plus une de santé mais bien de capacité.

Après un bon départ avec l’Avalanche en 2011-12, Varlamov a affiché un dossier de 2-8-1 en novembre et on lui a alors préféré le vétéran Jean-Sébasten Giguère. Même si Giguère a constamment répété que Varlamov était le premier choix au Colorado, c’est le vétéran qui a ramené l’Avalanche dans le portrait des séries, avant d’être blessé à l’aine en février, redonnant ainsi le poste de partant à Varlamov. Le Russe a gardé les siens dans la course mais s’est visiblement essoufflé à mesure que la saison avançait, s’inclinant dans cinq de ses six derniers départs.

Dans l’ensemble de la saison, Varlamov a enregistré un dossier de 26-24-3, un pourcentage d’arrêts de ,913 et une moyenne de buts alloués de 2,59. Il a remporté les huit fusillades dans lesquelles il a été impliqué, accordant deux buts en 24 occasions.

Le directeur général Greg Sherman n’a pas jugé bon d’apporter des changements à la position de gardien durant la saison morte, laissant suggérer qu’il croyait en Varlamov ainsi qu’en son mentor Jean-Sébastien Giguère, second violon de 35 ans. Toutefois, comme l’équipe regorge de jeunes gardiens de talent au sein du club école de Lake Erie dans la Ligue américaine de hockey, le poste de numéro un de Varlamov n’est pas coulé dans le béton pour l’avenir.

4. Pierre-Alexandre Parenteau peut-il aider Matt Duchene à renaître?

Lorsque l’Avalanche a embauché Parenteau pour quatre ans à raison de 16 millions $ dès l’ouverture du marché des joueurs autonomes, l’équipe avait un plan en tête. Oui, Colorado avait besoin d’un ailier créatif capable de produire offensivement et Parenteau correspondait parfaitement à cette description. Le joueur de 29 ans a explosé en 2011-12, à sa deuxième saison complète dans la LNH, inscrivant 18 buts et amassant 49 passes chez les Islanders de New York.

Encore plus important que ses statistiques individuelles, c’est la capacité de Parenteau à soutenir John Tavares et à l’aider à atteindre son plein potentiel. L’ancien premier choix s’est épanoui en jouant avec Parenteau, atteignant la marque des 30 filets pour la première fois et méritant sa première participation au Match des Étoiles.

Duchene est un joueur similaire à Tavares et vient de connaître une saison désastreuse, écourtée par les blessures, n’amassant que 28 points. Un ailier de talent est peut-être tout ce dont Duchene a besoin pour retrouver sa touche offensive.

5. Joe Sacco peut-il mener cette équipe en séries?

Techniquement, il le peut. Il l’a déjà fait en 2009-10, sa première saison derrière un banc dans la LNH, après avoir occupé plusieurs postes au sein de l’organisation de l’Avalanche. Cette année là, avec des attentes peu élevées, Sacco et l’Avalanche ont connu une saison de 43-30-9 et ont enregistré la meilleure augmentation de points (26) entre deux saisons depuis l’expansion de 2000.

Cependant, depuis ce temps, Sacco n’a pas livré la marchandise. Colorado a connu un recul en 2010-11 par rapport à l’année précédente, terminant avec seulement 68 points. L’Avalanche a mieux fait en 2011-12, flirtant avec une place en séries, suite à d’heureuses acquisitions lors de la date limite des transactions. Des jeunes qui tentaient de trouver leurs repères, des joueurs qui étaient exténués après une longue saison et les séries étaient à nouveau hors de portée.

Sacco semble savoir comment soutirer le meilleur de ses joueurs, mais dans une Association de l’Ouest aussi féroce, le Colorado aura besoin de tout son alignement, jeunes et vétérans, pour être à la hauteur. Avec une autre saison d’expérience à un haut niveau et un contrat prolongé de deux ans pour aider sa confiance, Sacco peut utiliser ces facteurs en sa faveur, cette saison, pour aider l’Avalanche à figurer à nouveau dans le portrait des séries.

6. L’infériorité numérique souffrira-t-elle du départ de Jay McClement?

Lorsque McClement est arrivé au Colorado à la date limite des transactions de 2011, l’Avalanche détenait le pire dossier de la LNH à court d’un homme. Ils ont terminé cette saison-là avec un rendement de 76,1 pour cent et ont alloué plus de buts que quiconque (75). La contribution de McClement dans ce revirement de situation ne peut être sous-estimée.

Le centre a passé 3:06 sur la glace en moyenne en infériorité numérique à chaque match, menant l’Avalanche à ce chapitre et terminant au troisième rang dans la LNH. Landeskog était le deuxième attaquant chez l’Avalanche à ce titre, mais il n’y passait qu’une moyenne de 1:20 minute par match. En fin de compte, personne ne peut remplacer McClement à court d’un homme avec l’Avalanche présentement et l’équipe le sait.

Il y a toutefois du positif pour l’Avalanche. Le Colorado a terminé dans le premier tiers en infériorité numérique la saison dernière et c’est peut-être arrivé au détriment de l’attaque. En embauchant Parenteau et en conservant le noyau de jeunes joueurs intact, Sherman et ses hommes ont clairement mis l’emphase sur l’attaque. Jan Hejda et Ryan O’Byrne sont de retour à la ligne bleue et avec un bon camp d’entraînement, les espoirs Brad Malone et Joey Hishon pourraient palier à l’absence de McClement en désavantage numérique.

 

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