Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

Touchette : La vie sans Tim Thomas

mercredi 2012-08-15 / 15:47 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

Partagez avec vos amis


Touchette : La vie sans Tim Thomas

Dans les filets comme dans la vie, Tim Thomas n'est pas toujours facile à suivre.

Au sommet de son art, le gardien des Bruins de Boston, on le sait, a déjà signifié son intention de prendre une année sabbatique.

Une décision, qui, faut bien le dire, en a étonné plusieurs.

Mais il y a une vie après le hockey et Thomas a choisi de mordre dedans. A belles dents.

Pourquoi? Pourquoi pas? Il veut passer du temps de qualité auprès de sa famille et de ses amis. Difficile de l'en blâmer.

A-t ‘il lancé une mode ? Verra-t'on d'autres joueurs l'imiter dans l'avenir ? A une époque où les joueurs gagnent des fortunes, c'est là, avouons-le, un luxe que plusieurs d'entre eux pourraient s'offrir.

Mais tout le monde n'est pas Tim Thomas, qui n'a jamais craint d'aller à contre-courant.

Maintenant la grande question: de quoi auront l'air les Bruins sans leur gardien numéro un, qui les a mené à la conquête de la Coupe Stanley il y a à peine deux ans, tout en enlevant le Conn Smythe?

Tuukka Rask, son remplaçant, est un solide gardien, mais Thomas, c'est Thomas. Voilà un gardien, qui a remporté pas moins de 70 victoires à ses deux dernières campagnes.

Bref, sa perte, même si elle est temporaire, n'est pas banale.

La vie sans ... Dryden

Parlez-en au Canadien du milieu des années 1970 pour voir.

Les plus vieux se souviendront sans doute de la retraite temporaire de Ken Dryden en 1973-74.

Après avoir gagné la Coupe Stanley et le trophée Vézina, Dryden s'était déclaré nettement insatisfait de l'offre salariale du Canadien.

Résultat, il a tourné dos à l'équipe. Il a fait une croix sur la saison et il a choisi de poursuivre ses études en droit.

Sans lui, le Canadien s'était assez bien débrouillé en saison régulière comme en témoignent ses 45 victoires, mais il avait été sorti des séries en six matches dès le premier tour par les Rangers de New York.

Dryden est revenu au jeu, l'année suivante, et il a aidé le Canadien à gagner quatre autres Coupes Stanley avant la fin des années 1970.

Les Bruins? Faudra voir. Mais qu'on le veuille ou non, il est difficile de croire qu'ils seront aussi bons que l'an passé. Monsieur Thomas occupait une bien grande place dans cette équipe.

En attendant, que fera Tim Thomas au cours de l'année qui vient?

Bonne question. LNH.com a décidé de lui soumettre quelques suggestions ...

-Visiter Disney World à Orlando avec sa famille.

-Prendre des cours de lambada, histoire d'améliorer ses contorsions devant le filet en marge de la saison 2013-14.

-Devenir un partisan des Red Sox à plein temps. Et des Patriots tant qu'à y être.

-Faire comme la majorité des joueurs retraités ou semi-retraités: commenter les succès ou les insuccès des Bruins (ou d'une autre équipe) à la radio ou à la télé.

-Visiter Rome, Venise, Paris et ... la Maison Blanche.

-Jouer une ronde de golf à Pebble Beach.

-Retourner à Disney World avec sa famille. Une seconde visite n'est jamais de trop.

-Devenir un bon chef cusinier: la télé déborde d'émissions de bouffe.

-Assister à des matches de hockey avec ses enfants tout en leur expliquant l'importance de ne jamais huer les ... gardiens de but.

-Profiter de ses samedis soirs ailleurs que dans un amphithéâtre de la LNH.

-Participer à une excursion de pêche dans la grand nord québécois.

-Et surprendre tout le monde en effectuant un retour au jeu après la pause du prochain match des étoiles !

Une aubaine

Autre sujet: Max Pacioretty.

On a beau dire, mais la LNH récompense généreusement et rapidement ses joueurs les plus méritants.

En 2011-12, Max Pacioretty, admirablement bien secondé par David Desharnais et Erik Cole, a connu sa première grosse année (33 buts et 65 points) dans la LNH et le Canadien lui a consenti un prolongement de contrat de six ans d'une valeur de 27 millions $.

« More power to him », diraient les Chinois.

C'est beaucoup d'argent pour un joueur, qui n'a pas encore réalisé deux excellentes saisons consécutives, diront certains.

Mais vous savez quoi? Compte-tenu du marché, c'est une aubaine, mais vous n'êtes pas obligés de me croire.

« J'aime jouer à Montréal », a déclaré Pacioretty lors d'une conférence téléphonique, mardi.

C'est là un commentaire, je l'avoue, qu'on entend souvent, trop souvent même, mais, pour une fois, j'ai l'impression que l'intervenant est sincère.

 

La LNH sur Facebook