Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Six questions que doit se poser le Canadien en vue de la prochaine saison

jeudi 2012-08-02 / 9:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

Partagez avec vos amis


Six questions que doit se poser le Canadien en vue de la prochaine saison

Le Canadien vient de vivre une des pires saisons de son histoire et cela suffit déjà à suggérer plusieurs questions à l’aube de la prochaine campagne.

Mais le potentiel de questions grandit presque à l’infini si l’on considère qu’il y a en place un nouveau directeur général, Marc Bergevin, un nouvel entraîneur, Michel Therrien, avec de nouveaux adjoints, et un personnel de direction complètement revampé.

Limiter le nombre de questions n’est pas facile donc, mais voilà les six principales

30 EN 30

Un été de changements pour le CH

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com
Le Canadien espère qu’un été de changements le ramènera en séries. LISEZ:

1. Reverrons-nous le bon vieux Andrei Markov?

Aucun joueur, à l’exception du gardien, n’est plus important que Markov pour les succès de l’équipe.

Premièrement, ramener Markov comme défenseur numéro un aurait un effet d’entraînement positif sur le reste des défenseurs. P.K. Subban n’aurait plus à risquer d’en faire trop en voulant stopper les meilleurs attaquants adverses tout en contribuant à l’attaque, ce qui pourrait lui permettre d’exploiter encore davantage ses exceptionnels talents offensifs. Tomas Kaberle ferait partie du troisième duo de défenseurs et serait le quart-arrière de la deuxième unité de jeu de puissance, ce qui en ferait un second de luxe. Alexei Emelin aurait un mentor russe sur le banc pour l’aider à développer les beaux talents démontrés à sa première saison dans un rôle de défenseur robuste et intimidant. En fait tout le monde serait utilisé dans un rôle qui lui convient.

Aussi, on peut aisément oublier l’impact de Markov sur le jeu de puissance du Canadien tellement il a été absent souvent ces dernières années, mais il est la principale raison pour laquelle le jeu de puissance du Canadien s’est classé parmi les cinq premiers dans la ligue en 2006, 2007, 2008 et 2010.

Markov a travaillé extrêmement fort pour avoir l’occasion de démontrer à nouveau qu’il peut être un joueur d’impact après avoir été gravement blessé au genou droit à deux reprises. Les chances de réussite du Canadien en 2012-13 reposent largement sur le succès de sa réhabilitation.

2. David Desharnais est-il vraiment un centre numéro 1?

L’ancien entraîneur Randy Cunneyworth s’est fait poser cette question la saison dernière pendant une séquence fructueuse du jeune joueur.

« S’il vous plaît, avait-il répondu, allez lui poser la question à lui. »

Cunneyworth savait bien de toute évidence que les succès que Desharnais a connus à tous les niveaux où il est passé ont été en bonne partie motivés par son désir de confondre les sceptiques.

Listé à 5 pieds 7 pouces et 177 livres, Desharnais a sauté sur l’occasion qu’on lui a fournie de jouer entre Max Pacioretty et Erik Cole pour enregistrer 60 points, au 20e rang chez les centres de la LNH, devant de distingués collègues comme Stephen Weiss, Ryan Getzlaf et Paul Stastny.

Desharnais en sera à la dernière année de son contrat et les questions à son sujet vont sans doute continuer à être posées, à moins qu’il ne répète ses exploits de la dernière saison.

Ah oui, ces questions pourraient motiver Desharnais à clore le bec des sceptiques une fois pour toutes.

3. A quel point Michel Therrien a-t-il changé depuis son premier passage à Montréal?

Si l’engagement de Bergevin comme directeur général a été accueilli avec enthousiasme par les partisans et les membres des médias, le retour de Therrien derrière le banc a suscité une bonne part d’indignation.

Nombreux sont ceux qui croient encore que Therrien est responsable de l’élimination du Canadien par les Hurricanes de la Caroline en deuxième ronde des séries de 2002 lorsque sa punition pour conduite antisportive a ouvert la porte à une série de trois buts des Hurricanes en troisième période qui leur permettait d’égaler la série 2-2. Le Canadien a perdu cette série en six rencontres et Therrien a été congédié la saison suivante.

Après un séjour très fructueux dans la Ligue américaine, Therrien a dirigé 272 matchs en saison régulière derrière le banc des Penguins de Pittsburgh de 2005 à 2009. A sa première saison, complète en 2006-07, les Penguins ont amassé 47 points de plus que la saison précédente au classement et ils ont atteint la finale de la Coupe Stanley la saison suivante.

Deux fois donc, Therrien a prouvé qu’il avait un impact positif à son arrivée à la tête d’une équipe en difficulté. Mais ce qui s’est passé à Montréal va faire qu’il sera étroitement surveillé. Sa capacité à résister aux inévitables tempêtes en dira beaucoup sur la nouvelle version de l’entraîneur et sur son habileté à survivre au dur marché montréalais.

4. Jusqu'à quel point les jeunes vedettes peuvent-elles s’améliorer?

Si Markov est une pièce importante du casse-tête, le fait est que le Canadien est bâti autour de Carey Price devant le filet, P.K. Subban à la défense et Max Pacioretty à l’avant.

Price a signé une prolongation de contrat de six ans qui lui rapportera 39 millions $, ce qui le place au troisième rang des gardiens au niveau de la masse salariale, derrière Pekka Rinne de Nashville et Henrik Lundqvist des Rangers de New York. Price s’est classé 20e la saison dernière avec un pourcentage d’arrêts de ,916 et 18e avec une moyenne de 2,43, mais à plusieurs reprises, il a été la seule raison pour laquelle le Canadien a perdu par un but plutôt que par une marque gênante. Comme il n’aura que 25 ans le 16 août et qu’il devrait compter sur une formation mieux structurée devant lui, il n’y a pas de raison de ne pas prévoir une amélioration, et ce en dépit de la pression qui l’attend.

A 23 ans, Subban a été le cinquième compteur du Canadien, avec 36 points, tout en affrontant chaque soir les meilleurs joueurs offensifs de l’adversaire aussi bien à forces égales qu’en avantage numérique. Il a fait une entrée remarquée dans la Ligue nationale mais il a aussi suscité sa part de critiques à cause de sa façon de se comporter sur la glace, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose. La prochaine étape pour lui sera de devenir un leader, quelque chose qu’on devra voir dès la saison qui vient.

Quant à Pacioretty, également âgé de 23 ans, il a terminé au premier rang des compteurs de son équipe avec 65 points et prouvé qu’il est prêt à se manifester comme un des meilleurs ailiers de puissance de la ligue. Mais lui aussi subira la pression d’avoir à répéter ses performances.

5. Est-ce que les grosses déceptions vont se ressaisir?

Scott Gomez est le symbole parfait de la déception chez le Canadien. Le joueur le mieux payé de son équipe a été limité à 11 points en 38 matchs au cours d’une saison marquée par les blessures. Depuis le très mauvais échangé qui l’a amené des Rangers de New York, la production de Gomez est passée d’une moyenne de 0,76 point par match en 2009-10 à 0,48 en 2010-11 à 0,29 en 2011-12.

Il y a peu de raisons de croire que Gomez va se ressaisir en 2012-13, mais comme il n’a que 32 ans, ce n’est pas non plus tout à fait impossible, même si peu probable.

Arrivé à Montréal en janvier, Rene Bourque est un meilleur candidat à un retour en forme, lui qui n’a jamais pu trouver sa niche chez le Canadien après deux saisons de 27 buts à Calgary. Il a essuyé sa part de critiques pour son manque de constance et son hésitation à se servir de son fort gabarit, mais à 30 ans il est loin d’être un joueur fini et il pourrait s’adapter à sa deuxième saison à Montréal, sa première complète, et ainsi reproduire ses statistiques du passé.

6. A quel point le Canadien sera-t-il plus robuste?

On a critiqué à répétition ces dernières années le manqué de poids et de robustesse au sein du Canadien.

Bergevin était visiblement d’accord avec ces critiques.

Jouant dans une division où les rudes Bruins de Bostons sont rois et maîtres, Bergevin a ajouté du muscle à son équipe en offrant un contrat de quatre ans et 10 millions $ à Brandon Prust des Rangers de New York. Si le prix à payer pour le co-meneur pour les punitions majeures décernées pour s’être battu (20, tout comme Shawn Thornton… des Bruins) est élevé, la propension de Prust à se porter à la défense de ses coéquipiers combiné à ses talents en désavantage numérique et au fait qu’il ne nuit pas à son équipe à forces égales en font un élément qui manquait au Canadien.

« Je crois qu’on manquait quelqu’un comme moi dans leur formation », a d’ailleurs dit Prust après avoir signé son contrat.

Cette addition et le retour de Travis Moen et Ryan White avec de nouveaux contrats donnent au Canadien trois attaquants qui ne craignent pas de jeter les gants. Deux autres nouveaux obtenus au marché des joueurs autonomes, l’attaquant Colby Armstrong et le défenseur Francis Bouillon, pratiquent un style robuste, qui leur a malheureusement causé de nombreuses blessures.

Néanmoins un quatrième trio possiblement composé de Prust, White et Moen fournirait au Canadien une unité intimidante comme on n’en a pas vu depuis longtemps à Montréal.

Si Armstrong et Bouillon peuvent demeurer en santé et si Emelin poursuit sa progression et devient un des meilleurs dans la ligue pour distribuer des mises en échec au milieu de la patinoire, la réputation du Canadien comme un adversaire peu robuste pourrait changer rapidement.

 

La LNH sur Facebook