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Rétrospective de la fusillade, sept ans après son apparition

mardi 2012-07-24 / 13:00 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Rétrospective de la fusillade, sept ans après son apparition

Il est difficile de croire que cela fait maintenant sept ans que la fusillade a fait son apparition, et qu’elle a été utilisée pour décider de l’issue de plus de 13 pour cent des rencontres de saison régulière (1138 sur 8610) depuis son adoption en 2005.

Les enjeux peuvent être énormes : Philadelphie n’aurait jamais participé à la finale de la Coupe Stanley en 2010 si les Flyers n’avaient pas vaincu les Rangers de New York en fusillade lors de la dernière journée de la saison régulière. Les Islanders de New York ont pu participer au tournoi printanier en 2006-07 car ils ont battu le New Jersey en fusillade au cours du dernier match de la saison. La saison dernière, San Jose, Los Angeles et Calgary ont tous obtenu 34 victoires en temps réglementaire, mais les Sharks (neuf victoires en fusillade) et les Kings (six victoires) ont participé aux séries d’après-saison, alors que les Flames, qui ont présenté une fiche de 3-9 en fusillade, ont dû les regarder à la télévision.

Après sept saisons, on a pu constater que certains joueurs et certaines équipes s’en tirent mieux que d’autres. Il est particulièrement intéressant de souligner le fait que les plus gros noms et les meilleures équipes ont connu de la difficulté en fusillade, alors que plusieurs joueurs moins connus y ont brillé.

Voici un résumé des meilleures prestations dans le cadre du septième anniversaire de la fusillade :

Perfection – Seulement cinq joueurs actifs ont marqué à toutes leurs tentatives en fusillade, mais aucun d’entre eux n’a tenté sa chance plus d’une fois. Il n’y a que neuf joueurs qui ont atteint la perfection en 2011-12, mais seulement l’un d’eux, Tim Connolly de Toronto, a tiré plus d’une fois. Connolly a marqué à ses deux tentatives la saison dernière après avoir conservé une fiche de 4 en 23 au cours des six campagnes précédentes.

Quatre joueurs, Chuck Kobasew du Minnesota, Clarke MacArthur de Toronto, Sean Bergenheim de la Floride et Patrik Berglund de St. Louis, n’ont pas encore touché la cible en neuf tentatives, soit le plus grand nombre d’essais sans déjouer le gardien parmi les joueurs actifs. Paul Stastny du Colorado suit avec une fiche de 0 en 8, suivi par son coéquipier David Jones qui est 0 en 7. Parmi les joueurs qui ont obtenu au moins 10 occasions, le plus bas pourcentage de réussite appartient à Taylor Pyatt, qui évolue maintenant avec les Rangers de New York, avec une fiche de 1 en 13 (7,7 pour cent).

Le joueur ayant la meilleure moyenne en carrière, tout en ayant tenté sa chance à au moins dix reprises, est l’ancien défenseur du Minnesota Petteri Nummelin, qui a concrétisé huit de ses dix tentatives (,800) en 2005-06 et 2006-07. Parmi les joueurs actifs qui ont obtenu au moins dix lancers, le joueur le plus prolifique est l’attaquant de Washington Matt Hendricks avec un taux de réussite de 66,7 pour cent (8 en 12). Si l’on augmente le nombre minimum de tentatives à 20, le seul joueur à avoir touché la cible à plus de 60 pour cent est le centre des Islanders Frans Nielsen (23 en 38, 60,5 pour cent).

Les murailles – Plusieurs gardiens ont connu d’excellentes campagnes en ce qui a trait à la fusillade, mais il est difficile d’imaginer que la performance de Mathieu Garon en 2007-08 sera améliorée, alors que ce dernier évoluait à Edmonton.

Garon a présenté une fiche ordinaire de 16-18 dans les parties qui se sont décidées en temps réglementaire, et il a perdu le seul match qu’il a disputé qui s’est terminé en prolongation. Mais il a été sans faille, et presque imbattable, au cours des fusillades. Garon a présenté une fiche parfaite de 10-0 en fusillade pour les Oilers. Sa fiche était la même, soit 5-0, au Rexall Place et à l’étranger. Il n’a accordé que deux buts en 32 lancers, pour un pourcentage d’efficacité de ,932. Il a d’ailleurs repoussé les 14 tirs qu’il a affrontés au cours de ses cinq victoires sur les patinoires adverses.

Le gardien des Kings Jonathan Quick a égalé la fiche parfaite de 10-0 de Garon en 2010-11, en arrêtant 36 des 44 lancers qu’il a reçus (,818). Mais la magie de Quick s’est évaporée la saison dernière, alors qu’il n’a pu faire mieux qu’un dossier de 6-8 et un pourcentage d’arrêts de seulement ,660.

Le deuxième plus grand nombre de victoires en fusillade sans connaître la défaite en une saison appartient à Semyon Varlamov, qui a présenté une fiche de 8-0 pour le Colorado en 2011-12. Le gardien de 24 ans a repoussé 22 des 24 tirs auxquels il a fait face.

Garon, qui évolue maintenant avec Tampa Bay, et Quick partagent le record du plus grand nombre de victoires obtenues en fusillade en une saison avec Martin Brodeur du New Jersey et Ryan Miller de Buffalo, ces deux derniers ayant obtenu 10 victoires chacun en 2006-07.

Les gros canons tirent à blanc -- Steven Stamkos est l’un des meilleurs francs-tireurs de la LNH, lui qui a marqué 156 buts au cours des trois dernières campagnes, un sommet dans la ligue. Mais si l’on envoie Stamkos en fusillade, le résultat est loin d’être le même.

Stamkos a connu la pire saison parmi tous les tireurs de la ligue en 2010-11 alors qu’il n’a pas marqué qu’un seul but en sept tentatives. Malgré le fait qu’il a dominé tous les autres buteurs du circuit avec 60 buts la saison dernière, il n’a pu faire mieux que 1 en 4 en bris d’égalité (25 pour cent), ce qui a toutefois contribué à faire augmenter sa moyenne en carrière à 20 pour cent (5 en 25).

Stamkos est en excellente compagnie parmi les joueurs qui connaissent des difficultés en fusillade. La liste des joueurs qui n’ont pas réussi à battre le gardien tout en ayant bénéficié d’au moins cinq tentatives au cours d’une saison comprend les noms de Joe Sakic (2005-06, 0 en 7), Marian Gaborik (2005-06, 0 en 6), Paul Kariya (2007-08, 0 en 6), et Jarome Iginla (2008-09, 0 en 5). Viktor Stalberg de Chicago, qui avait pourtant converti ses deux seuls essais en carrière avant la saison 2011-12, a présenté la pire fiche de la ligue l’an dernier avec aucun but en cinq lancers.

La pire saison de l’histoire a été connue par l’attaquant James Neal, qui endosse maintenant l’uniforme des Penguins de Penguins. Neal a présenté une fiche de 0 en 10 pour Dallas en 2009-10 après avoir converti cinq de ses sept essais à sa saison recrue en 2008-09. Neal a bien rebondi en marquant sept fois en quinze tentatives au cours des deux dernières campagnes.

La plus longue disette appartient à l’attaquant des Islanders de New York Trent Hunter, lui qui n’a pu marquer lors de 14 essais consécutifs avant de finalement toucher la cible le 11 novembre 2009. À l’opposé, le tireur ayant connu la séquence de succès la plus prolongée est Jussi Jokinen, qui appartient maintenant à la Caroline. Jokinen, qui évoluait à Dallas en 2005-06, a déjoué le gardien à ses neuf premières tentatives.

Le meilleur, entre autres, en fusillade -- Martin Brodeur, le gardien qui compte le plus de victoires en carrière dans l’histoire de la LNH, occupe de nouveau le sommet de la liste pour les victoires acquises en fusillade. En effet, le gardien des Rangers Henrik Lundqvist avait dépassé Brodeur à ce chapitre en 2010-11, mais grâce à sa fiche de 7-4 la saison dernière, le gardien du New Jersey a porté sa fiche en carrière à 42-21. Lundqvist, en vertu de sa performance de 4-3 en 2011-12, présente maintenant une fiche de 41-27.

Cependant, si l’on considère le pourcentage de victoires parmi les gardiens qui comptent au moins 30 décisions en fusillade, la fiche de ,667 de Brodeur ne lui procure même pas la première place au sein de son équipe. Son coéquipier Johan Hedberg présente effectivement un pourcentage de victoires de ,742 (23-8), ce qui lui confère le premier rang. Le gardien de Pittsburgh Marc-André Fleury est deuxième avec un pourcentage de victoires de ,679, et Brodeur occupe le troisième rang.

À l’autre bout du spectre, Cam Ward de la Caroline affiche le pire pourcentage de victoires parmi les gardiens qui ont participé à au moins 20 fusillades. Ward a subi la défaite au cours de 22 des 33 bris d’égalité auxquels il a pris part pour un pourcentage de victoires de ,333. Le gardien du Minnesota Niklas Backstrom a récolté six victoires et subi six revers l’an dernier, mais sa fiche en carrière est seulement de 17-30 (,362). Le pourcentage d’arrêts de ,571 de Backstrom est également le pire parmi les gardiens qui ont fait face à au moins 75 lancers.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron – Les équipes de la division Atlantique ont connu plus de succès en fusillade que celles des autres divisions. Quatre des cinq équipes qui évoluent dans cette division font partie des huit meilleures au chapitre du pourcentage de victoires. Les Devils occupent d’ailleurs le sommet de ce classement avec une fiche de ,651. Les Penguins, les Rangers et les Islanders ont tous un pourcentage de victoire d’au moins ,579. Ces quatre équipes ont eu amplement la chance de pratiquer, puisqu’elles ont toutes pris part à au moins 76 fusillades. La seule équipe de la division Atlantique qui éprouve de la difficulté en bris d’égalité, les Flyers de Philadelphie, n’ont participé qu’à 64 fusillades, ne méritant la victoire que dans 23 d’entre elles, soit le plus bas total de la ligue au cours des sept dernières campagnes.

Les équipes de la division Centrale n’ont pas connu autant de succès en fusillade, car seuls les Predators de Nashville ont une fiche supérieure à ,500 (40-31, ,563).

Le confort de la maison – Les quatre formations de la division Atlantique qui présentent des fiches supérieures à ,500 ont toutes des fiches enviables à domicile, ce qui n’est pas le cas pour la plupart des formations du circuit. Ces quatre équipes font partie du top 5 de la ligue au chapitre du pourcentage de victoires à domicile, ce qui n’est pas un mince exploit lorsque l’on sait que les équipes visiteuses ont une fiche globale de ,526 en fusillade. À l’opposé, la Floride a disputé 47 fusillades au BankAtlantic Center et ne compte que 10 victoires devant ses partisans en pareille situation pour un pourcentage de victoires de ,213, le pire de la ligue. Calgary, avec leur fiche de six victoires en 25 fusillades (,240), est l’équipe qui compte le moins de victoires en fusillade à domicile.

Dallas, une puissance de la ligue pendant les premières années de l’apparition de la fusillade, est toujours à égalité pour le plus grand nombre de victoires à l’étranger en fusillade avec 29 gains en 44 tentatives. Pittsburgh compte également 29 victoires, mais en 47 fusillades disputées à l’étranger. Colorado présente le meilleur pourcentage de victoires à l’étranger avec ,683 (28-13).

De leur côté, les Hurricanes de la Caroline occupent le dernier rang de la ligue au chapitre des victoires (10) et du pourcentage de victoires (,333) pour les matchs décidés en fusillades sur les patinoires adverses. Ces résultats sont grandement attribuables au pourcentage d’arrêts de leurs gardiens (,546), le pire du circuit.

L’homme de la situation – La saison dernière, Ilya Kovalchuk a établi des records pour le nombre de buts en fusillade en une saison (11) et pour le nombre de buts décisifs en fusillade (7), et il est la principale raison pour laquelle le New Jersey a obtenu 12 victoires en bris d’égalité l’an dernier, un sommet dans la LNH.

Kovalchuk a éclipsé la marque de 10 buts en une campagne détenue par Wojtek Wolski, Jussi Jokinen et Alex Tanguay. Il a aussi obtenu un but décisif de plus qu’Adrian Aucoin, qui en avait marqué six en seulement neuf tentatives en 2009‑10.

 

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