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Les plus gros échanges de la LNH qui ont laissé un héritage

jeudi 2012-07-26 / 20:00 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Les plus gros échanges de la LNH qui ont laissé un héritage

Il n’y a pas un amateur de hockey qui ne s’est pas imaginé directeur général un jour : après tout, ça fait partie de l’attrait du sport. Nous avons tous pensé que nous pourrions conclure « l’échange », celui qui transformerait notre équipe en aspirante et pourquoi pas en championne de la Coupe Stanley.

Cependant, comme tous les directeurs généraux vous le diront, ce n’est pas aussi facile que ça semble paraître à première vue. En plus de tenir compte du plafond salarial, si on veut effectuer un échange d’impact, il faut s’assurer de ne pas essayer de mettre des chevilles carrées dans des trous ronds.

Qui dit échange important, dit gros pari. Celui qui effectue le bon transfert (comme l’ont fait les Kings de Los Angeles en obtenant Jeff Carter en février) peut remporter la Coupe Stanley. Mais on imagine les conséquences pour celui qui en effectue un mauvais…

En cette période un peu plus calme dans le monde du hockey - autant pour les équipes que pour les amateurs -, nous vous soumettons une brève appréciation des plus gros échanges effectués dans l’histoire de la LNH. Certains ont été favorables aux deux équipes, alors que d’autres ont tout simplement été à sens unique.

9 août 1988 : les Oilers d’Edmonton échangent Wayne Gretzky, Marty McSorley et Mike Krushelnyski aux Kings de Los Angeles en retour de Jimmy Carson, de Martin Gélinas, de trois choix de première ronde et d’une somme d’argent.

Près d’un quart de siècle plus tard, c’est encore le plus gros échange de l’histoire de la LNH, si ce n’est pas de tous les sports d’équipe.

Gretzky venait de conduire les Oilers à leur quatrième Coupe Stanley en cinq ans, réécrivait le livre des records de la LNH sur une base annuelle et faisait partie d’un groupe de joueurs qui étaient à leur sommet. Mais le propriétaire, Peter Pocklington, a estimé qu’il ne pourrait conserver les services de Gretzky, dont le contrat venait à échéance la saison suivante, et il a décidé de connaître sa valeur sur le marché des échanges.

Il a trouvé en la personne de Bruce McNall, nouveau propriétaire des Kings, un partenaire qui voulait ardemment que son équipe, qui n’avait jamais connu beaucoup de succès, ait un impact.

L’échange a ébranlé le monde du sport. L’idée que Gretzky puisse quitter l’Ouest canadien pour le Sud de la Californie a laissé les Canadiens sous l’effet de choc. Les Kings ont cédé Carson, un marqueur de 50 buts qui venait de fêter son 20e anniversaire; Gélinas, un prometteur attaquant, trois choix de première ronde et 15 millions $ pour le plus grand joueur de hockey et deux vétérans en McSorley et Krushelnyski.

L’échange a rapidement profité aux Kings. Gretzky a immédiatement rendu le hockey populaire dans le Sud de la Californie. Les assistances ont rapidement augmenté et les matchs des Kings attiraient plusieurs célébrités. Au printemps suivant, les Kings ont battu les Oilers en séries éliminatoires. Puis en 1993, ils ont participé à la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire, la seule avant celle du printemps dernier.

Au cours des années, l’impact de Gretzky a peut-être été encore plus grand à l’extérieur de la patinoire. La croissance du hockey dans un marché où la chaleur est prédominante - on y compte de plus en plus de joueurs talentueux à chaque année – est peut-être le plus grand héritage que Gretzky a laissé au hockey, encore plus que tous ses records.

Les Oilers ont rebondi après leur défaite du printemps 1989 contre les Kings et ils ont remporté une autre Coupe Stanley en 1990 – leur cinquième titre en sept ans. Mais depuis, ils n’ont rien gagné, n’ayant participé à aucune série éliminatoire depuis 2006, alors qu’il avait atteint la finale de la Coupe Stanley.

4 octobre 1991 : les Rangers de New York échangent Bernie Nicholls, Steven Rice et Louie DeBrusk aux Oilers en retour de Mark Messier et de considérations ultérieures.

Trois ans après avoir échangé Gretzky, ce fut au tour de Messier de quitter Edmonton. Messier était devenu une étoile de son propre cru après le départ de « La Merveille », et il avait mené les Oilers à la conquête de la Coupe en 1990. Mais après la défaite des Oilers contre les North Stars du Minnesota en finale de l’Association de l’Ouest en 1991, Messier a demandé une renégociation de contrat qui lui a été refusée. Après plusieurs semaines de tergiversations, il a finalement été échangé aux Rangers. Ces derniers ont cédé Nicholls et deux jeunes espoirs, dont l’un d’eux (Rice) avait été un choix de première ronde.

Le directeur général des Rangers, Neil Smith, avait indiqué à l’époque qu’il désirait acquérir un joueur qui pourrait enseigner à cette équipe comment gagner, plutôt que de se contenter de participer aux séries éliminatoires et de remporter une seule ronde. Les Rangers n’avaient alors pas gagné la Coupe Stanley depuis 1940.

Messier a démontré rapidement qu’il ne se contenterait de rien de moins que de la victoire. À son premier match avec sa nouvelle équipe, il a préparé le but égalisateur en troisième période et les Rangers sont revenus de l’arrière pour l’emporter 2-1 contre les Canadiens au Forum, un amphithéâtre qui avait hanté la formation newyorkaise au cours des dernières décennies.

En 1991-1992, Messier a conduit les Rangers au premier trophée des Présidents de leur histoire. Deux ans plus tard, il a marqué le but victorieux dans le septième match de la finale de la Coupe Stanley, permettant ainsi aux Rangers de mettre fin à la plus longue disette dans l’histoire de la LNH.

À New York, il est encore reconnu comme « Le capitaine » et comme l’un des plus grands leaders que le hockey a connus.

Par la suite, les Oilers ont également échangé des membres de la fameuse dynastie comme Grant Fuhr, Paul Coffey et Jari Kurri. Ils ont encore atteint la finale de l’association en 1992 où ils ont perdu face aux Blachhawks de Chicago, après quoi, ils ont dû attendre jusqu’en 1997 pour se qualifier pour les séries éliminatoires.

Nicholls n’a disputé que 95 matchs avec les Oilers avant d’être échangé aux Devils du New Jersey. Pour ce qui est de Rice et de DeBrusk, aucun des deux n’est devenu un joueur d’impact.

7 novembre 1975 : les Bruins de Boston cèdent Phil Esposito et Carol Vadnais aux Rangers en retour de Jean Ratelle, de Brad Park et de Joe Zanussi.

De nos jours, il est facile d’oublier comment les Bruins de Boston et les Rangers se détestaient dans les années 1970. Deux des pires équipes originales de la LNH lors de la première expansion, les deux formations sont devenues des puissances en même temps. Mais les Bruins, menés par Bobby Orr et Phil Esposito, étaient un peu plus forts.

En 1970, ils ont battu les Rangers en première ronde en route pour la conquête de la Coupe Stanley, avant de les vaincre une autre fois en finale en 1972.

Ce n’était pas une rivalité préfabriquée, les joueurs des deux équipes se détestaient véritablement. Park a écrit un livre dans lequel il s’en prenait férocement aux joueurs des Bruins, tandis qu’Esposito avait ouvertement déclaré qu’il détestait les Rangers et la ville de New York en entier.

Mais quand les deux équipes ont connu des mauvais débuts de saison en 1975-1976, le directeur général des Rangers, Emile Francis, et son vis-à-vis des Bruins, Harry Sinden, se sont assis ensemble et ont conclu un échange qui est toujours considéré comme l’un des plus surprenants dans l’histoire de la LNH.

Les Bruins ont cédé Esposito, qui venait de connaître une saison de 127 points, et Vadnais, leur deuxième meilleur défenseur, aux Rangers en retour de Park, le deuxième meilleur défenseur de la LNH, et de Ratelle, un élancé joueur de centre.

Les amateurs et les joueurs des deux équipes étaient estomaqués, car on transigeait avec l’ennemi. Mais comme il arrive souvent, les vieux ennemis deviennent de nouveaux amis et les nouveaux-venus s’acclimatent rapidement.

Au point de vue des résultats, les Bruins ont obtenu le meilleur. Park et Ratelle ont mené les Bruins à la finale en 1977 et en 1978 et ont permis à l’équipe de demeurer une puissance de la ligue au cours de la décennie suivante.

Pour ce qui est des Rangers, ils ont raté les séries éliminatoires au cours des deux saisons suivant l’échange et Esposito n’a jamais été capable de répéter ses exploits à New York. Il a néanmoins aidé les Rangers à atteindre la finale en 1979 avant de prendre sa retraite deux ans plus tard.

L’échange avait aussi conduit à un autre transfert entre les deux équipes l’année suivante. Et là encore, les Bruins ont eu l’avantage. Afin d’aider Esposito, les Rangers ont acquis son ailier droit Ken Hodge, cédant le jeune Rick Middleton.

Malheureusement pour eux, les Rangers ont échangé l’avenir de Middleton pour le passé de Hodge. Middleton a marqué plus de 400 buts avec les Bruins et a connu cinq saisons consécutives de 40 buts ou plus. Hodge a totalisé 62 points en 1976-1977 quand les Rangers ont raté les séries éliminatoires. Pis encore, il n’a jamais rejoué dans la LNH après avoir été cédé aux ligues mineures quand il a connu un mauvais début de saison en 1977-1978.

6 décembre 1995 : les Canadiens de Montréal échangent Patrick Roy et Mike Keane à l’Avalanche du Colorado en retour d’Andrei Kovalenko, de Martin Rucinsky et de Jocelyn Thibault.

Roy avait été la pièce maîtresse des Canadiens lors de leurs conquêtes de la Coupe Stanley en 1986 et en 1993, alors qu’il avait remporté, les deux fois, le trophée Conn Smythe, remis au joueur par excellence des séries. Mais ses jours à Montréal étaient comptés quand, après avoir été retiré du match lors d’une défaite de 11-1 contre les Red Wings de Detroit le 2 décembre 1995, il avait fait savoir au président de l’équipe Ronald Corey qu’il venait de jouer son dernier match avec l’équipe.

Ce qui fut le cas, car quatre jours plus tard, le nouveau directeur général, Réjean Houle, a échangé Roy et le capitaine Keane à l’Avalanche, les ex-Nordiques de Québec qui venaient de déménager à Denver. Le coût à payer a été deux jeunes attaquants et Thibault, un gardien hautement classé (en plus d’être Québécois), âgé seulement de 20 ans et qui avait été sélectionné au 10e rang par les Nordiques au repêchage de 1993.

Roy représentait pour l’Avalanche, une talentueuse jeune équipe, la pièce manquante pour aspirer aux grands honneurs. Le gardien a remporté une troisième Coupe Stanley au printemps suivant quand il a permis à l’État du Colorado de remporter un premier championnat. L’Avalanche a balayé les Panthers de la Floride en l’emportant 1-0 en supplémentaire dans le quatrième match de la finale. Roy a ajouté une bague de champion à sa collection quand l’Avalanche a gagné une autre Coupe Stanley en 2001.

Deux ans plus tard, il a pris sa retraite à titre de gardien totalisant le plus grand nombre de victoires dans l’histoire de la LNH.

L’échange n’a pas été très concluant pour les Canadiens. Les trois joueurs obtenus en retour de Roy ont connu d’assez longues carrières dans la ligue, mais aucun n’a eu un impact important pour les Canadiens, qui n’ont pas participé à la finale depuis cet échange.

15 mai 1967 : les Blackhawks de Chicago échangent Phil Esposito, Ken Hodge et Fred Stanfield aux Bruins en retour de Gilles Marotte, de Pit Martin et de Jack Norris.

L’arrivée de Bobby Orr en 1966 a donné un nouveau souffle aux Bruins, même s’ils ont raté les séries éliminatoires en 1966-1967 pour une huitième saison d’affilée. Pendant ce temps, les Blackhawks venaient de remporter le premier championnat de la saison régulière de leur histoire, mais ils avaient été surpris en première ronde des séries éliminatoires et ils sentaient qu’ils devaient effectuer des changements.

Le joueur convoité dans l’échange était Marotte, un robuste défenseur qui impressionnait plusieurs personnes dans la ligue.

Les Hawks pouvaient compter sur Stan Mikita à titre de joueur de centre no 1 et sur le prolifique ailier gauche, Bobby Hull. Ils étaient donc prêts à se départir d’Esposito, un centre de 25 ans, qui se développait à titre de marqueur, et des jeunes Hodge et Stanfield, qui n’avaient pas encore été capables de gagner un poste régulier au sein de l’équipe.

En retour, les Bruins ont cédé Marotte, l’habile joueur de centre Martin et le gardien substitut Norris dans l’un des plus grands vols du siècle.

Avec l’aide de Orr, Esposito a établi plusieurs records offensifs en remportant cinq titres des pointeurs en huit saisons. Hodge, qui est devenu son ailier droit attitré, est devenu un marqueur de 50 buts, tandis que Stanfield a fait sa marque à titre de superbe joueur de centre de deuxième trio, lui qui a connu six saisons consécutives d’au moins 20 buts et 54 points.

Ces trois joueurs ont formé le noyau de l’équipe qui a remporté la Coupe Stanley en 1970 et en 1972.

Martin a connu une belle carrière de 11 saisons à Chicago, mais Marotte n’a pas progressé comme prévu par les Hawks, alors que Norris n’a joué que 10 matchs à Chicago.

Les Hawks figuraient parmi les meilleures équipes de la ligue au milieu des années 1970 – mais s’ils n’avaient pas effectué cet échange, ils n’auraient peut-être pas eu à attendre jusqu’en 2010 pour mettre fin à leur disette et remporter la Coupe Stanley.

4 mars 1991 : les Whalers de Hartford cèdent Ron Francis, Ulf Samuelsson et Grant Jennings aux Penguins de Pittsburgh en retour de John Cullen, de Zarley Zalapski et de Jeff Parker.

Après plus de deux décennies dans la LNH, les Penguins de Pittsburgh commençaient finalement à démontrer une certaine respectabilité en 1990-1991. Même s’ils pouvaient compter sur les services de joueurs étoiles comme Mario Lemieux et Paul Coffey, les Penguins avaient encore des trous à boucher, notamment trouver un joueur de centre pour leur deuxième trio et un défenseur efficace.

Pendant l’absence de Lemieux en raison d’une blessure, Cullen a élevé son jeu et a amassé sa part de points, tandis que Zalapski était un bon défenseur offensif. Au retour au jeu de Lemieux, Craig Patrick a fait ce que tout bon directeur général fait – il cède quelques-uns de ses atouts pour éliminer ses faiblesses. Patrick a envoyé Cullen, Zalapski et Parker à Hartford en retour entre autres de Francis et de Samuelsson.

Même Patrick ne pouvait imaginer que l’échange lui serait si profitable. Avec Francis à titre de deuxième centre derrière Lemieux, et Samuelsson, qui contrait les adversaires devant le filet, les Penguins ont remporté au printemps 1991 la première de leurs deux Coupes Stanley consécutives.

En 13 matchs avec les Whalers à la fin de la saison 1990-1991, Cullen a totalisé 16 points (8 buts, 8 aides), alors qu’il a amassé 77 points (26-51) en 77 rencontres la saison suivante. Après un lent début de saison en 1992-1993, il a été échangé aux Maple Leafs de Toronto.

Sa carrière a été interrompue quand on a diagnostiqué un lymphome non-hodgkinien en 1997. Dix-huit mois plus tard, il a effectué un bref retour au jeu, ce qui lui a permis de remporter le trophée Bill Masterton avant de mettre fin à sa carrière en 1999.

Zalapski a marqué 20 buts à sa première saison complète avec les Whalers et a totalisé 65 points à sa deuxième campagne, mais il n’a plus jamais amassé plus de 37 points même s’il a joué professionnellement jusqu’à la fin de la saison 2009-2010.

20 juin 1992 : les Flyers de Philadelphie cèdent Ron Hextall, Steve Duchesne, Kerry Huffman, Mike Ricci, Peter Forsberg, Chris Simon, deux choix de première ronde et une somme d’argent aux Nordiques de Québec pour obtenir les droits sur le joueur de centre Eric Lindros.

Les Nordiques ont sélectionné Lindros au premier rang du repêchage de 1991, même s’il leur avait demandé de ne pas le faire, car il ne voulait tout simplement pas jouer à Québec. Au cours de la saison 1991-1992, il a joué pour l’Équipe Canada aux Jeux olympiques, avant que les Nordiques décident de l’échanger.

Le spectre que les Nordiques avaient échangé Lindros a éclipsé le repêchage de 1992 tenu à Montréal. Les Nordiques avaient conclu une entente avec les Flyers, mais ils avaient voulu l’annuler et avaient accepté l’offre des Rangers.

Dix jours plus tard, l’arbitre Larry Bertuzzi a conclu que c’était l’échange avec les Flyers qui était valide.

Dès le départ, il était évident que Lindros était aussi bon qu’on le disait. Il avait une bonne vitesse, de bonnes mains, un physique imposant et il est rapidement devenu une vedette en remportant le trophée Hart remis au joueur par excellence en 1995.

Mais les Nordiques n’ont pas perdu au change. Le joueur clé pour eux était Forsberg, le choix de première ronde des Flyers en 1991. Quand la franchise a déménagé à Denver en 1995, le Suédois était aussi un joueur de centre étoile et il a été un facteur important dans la conquête de la Coupe Stanley dès la première saison de l’Avalanche au Colorado. Il a également joué un rôle déterminant dans leur deuxième championnat en 2001.

Lindros et les Flyers ont bien atteint la finale de la Coupe Stanley en 1997, mais ils ont été balayés en quatre matchs par les Red Wings.

Au début de la saison 1998-1999, il a souffert d’une série de commotions cérébrales qui ont hypothéqué sa carrière. Il a raté toute la saison 2000-2001 et il a éventuellement été forcé de prendre sa retraite en 2006-2007 après avoir totalisé 865 points en 760 matchs.

6 juin 1986 : les Canucks de Vancouver échangent Cam Neely et un choix de première ronde aux Bruins en retour de Barry Pederson.

Un des plus grands cauchemars de tous les directeurs généraux est de perdre espoir trop tôt envers un de ses joueurs.

Les Canucks ont choisi Neely, un joueur de la région de Vancouver, au neuvième rang du repêchage de 1983. Le puissant attaquant a fait son entrée dans la LNH dès l’âge de 18 ans et il a totalisé 31, 39 et 34 points à ses trois premières saison avec les Canucks, tout en écopant de 137 et de 126 minutes de pénalités à ses deux dernières. L’entraîneur en chef, Tom Watt, n’aimait cependant pas le jeu défensif du jeune homme et la journée du 21e anniversaire de Neely, les Canucks l’ont cédé aux Bruins avec leur choix de première ronde (3e au total) en retour de Pederson, qui avait totalisé 129 buts à ses trois dernières saisons (1981 à 1984).

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour s’apercevoir que les Bruins avaient effectué un autre vol. Neely est devenu l’attaquant de puissance que toutes les équipes recherchent. Il a marqué 36 buts à sa première campagne à Boston et il a conduit les Bruins à la finale de la Coupe Stanley en 1988 et en 1990. Il a connu trois saisons de 50 buts avant d’être forcé de se retirer en 1996 en raison d’une blessure au genou. Pederson a bien inscrit 24 buts à sa première saison à Vancouver, mais il n’a plus jamais dépassé la marque des 20 buts par la suite.

Pour tourner encore plus le couteau dans la plaie, les Bruins ont repêché Glen Wesley avec le choix qu’ils avaient obtenu. Wesley a été un défenseur étoile et a connu une carrière de 20 saisons dans la LNH.

10 mars 1980 : les Kings de Los Angeles cèdent Butch Goring aux Islanders de New York pour les services de Dave Lewis et de Billy Harris.

Des fois, ce n’est pas toujours la qualité des joueurs qui comptent, mais bien comment ils complètent l’équipe. Ce fut le cas avec Goring qui a été la pièce manquante pour compléter le puzzle des Islanders.

Goring était un rapide joueur de centre âgé de 31 ans. Il avait maintenu une moyenne d’un point par match au cours des quatre dernières saisons et il était sur le point d’en faire autant avec les Kings qui connaissaient une saison remplie de hauts et de bas. Mais les Kings ont décidé de s’en départir et ils l’ont cédé aux Islanders à la date limite des échanges en retour de Harris et de Lewis, deux bons joueurs qui avaient servi tant bien que mal les Islanders qui connaissaient une saison régulière en-dessous de leurs attentes, eux qui étaient considérés comme des aspirants à la Coupe.

La vitesse et les habiletés de Goring ont fait de lui un parfait joueur de centre de deuxième trio dans une équipe qui comptait déjà sur les services de joueurs étoiles comme Bryan Trottier et Mike Bossy.

Il a amassé 11 points en 12 matchs avec les Islanders qui sont demeurés invaincus jusqu’à la fin de la saison régulière. Il en a ajouté 19 lors des séries éliminatoires qui ont vu les Islanders remporter la première Coupe Stanley de leur histoire.

Ses statistiques à Long Island n’ont jamais été aussi bonnes qu’à Los Angeles, mais Goring a semblé conserver ses meilleures performances pour les séries éliminatoires, ce qui lui a valu de remporter le trophée Conn Smythe en 1981. Il a joué un rôle important dans les quatre conquêtes consécutives des Islanders. Ces derniers l’ont échangé aux Bruins en 1984-1985 et il s’est retiré à la fin de la saison.

Harris a marqué 20 buts avec les Kings en 1980-1981, mais il n’a plus jamais atteint ce plateau et il s’est retiré à l’âge de 32 ans en 1984.

Pour ce qui est de Lewis, il a été un solide défenseur jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite en 1988.

2 janvier 1992 : les Flames de Calgary échangent Doug Gilmour, Jamie Macoun, Kent Manderville, Ric Nattress et Rick Wamsley aux Maple Leafs de Toronto en retour de Craig Berube, d’Alexander Godynyuk, de Gary Leeman, de Michel Petit et Jeff Reese.

Au tournant de l’année 1992, le noyau des Flames était encore sensiblement le même que celui qui leur avait permis de remporter la Coupe Stanley en 1989, mais la fenêtre pour enlever un deuxième championnat était en train de se refermer.

Cliff Fletcher, qui avait bâti l’équipe des Flames championne de la Coupe en 1989, était maintenant le directeur général des Maple Leafs.

Il a approché son ancienne formation pour mettre la main sur Gilmour, un joueur de centre qui marquait des buts, tout en étant solide en défense, sur deux bons défenseurs en Macoun et Nattress, et sur un bon gardien substitut en Wamsley.

Leeman, un ex-marqueur de 50 buts, était le joueur clé pour les Flames, mais aucun des joueurs que ces derniers ont obtenu n’a été un joueur d’impact.

L’échange a permis aux Leafs de connaître leur meilleure séquence depuis l’expansion. Ils ont participé à la finale de leur association deux années consécutives en 1993 et en 1994.

Quant aux Flames, ils ont raté les séries éliminatoires en 1992 et n’ont pas remporté une série avant 1994.

 

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