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Schneider prêt à occuper le poste de partant à Vancouver

vendredi 2012-06-29 / 21:54 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Schneider prêt à occuper le poste de partant à Vancouver

VANCOUVER - Cory Schneider n’est pas prêt à fermer les livres sur le séjour de Roberto Luongo à Vancouver, pas même après avoir paraphé un contrat de trois saisons d’une valeur de 12 millions $ avec les Canucks, vendredi, pacte qui semble confirmer que l’organisation tentera d’échanger Luongo.

« Il est trop tôt pour écrire la nécrologie de Luongo à Vancouver, il fait encore partie de l’organisation », a dit Schneider à propos de Luongo, le gardien numéro un depuis son arrivée en 2006. « Je crois que ce n’est pas honnête envers lui. »

Honnête ou pas, la prolongation de contrat octroyée à Schneider rend encore plus difficile l’idée que Luongo pourrait être de retour, même si le directeur général Mike Gillis a affirmé qu’il était possible de garder les deux ; et a insisté, vendredi, sur le fait qu’il n’y avait aucune urgence pour échanger Luongo.

En somme, un retour semble improbable pour Luongo, qui a perdu son poste de numéro un lors des trois derniers matchs des récentes séries éliminatoires, alors que les Canucks se sont inclinés face aux Kings. Surtout avec 10 ans à écouler à un contrat qui représente un montant annuel de 5,33 millions $ sur la masse salariale. Surtout que Luongo a lui-même indiqué qu’il était temps de changer d’air. Et surtout avec le fait que Schneider est prêt à démontrer son savoir-faire comme gardien numéro un, et qu’il vient d’obtenir un contrat qui le paie comme tel.

Malgré tout, Schneider n’a pas voulu parler en ces termes, à savoir qu’il remplaçait le meneur de tous les temps dans la plupart des catégories pour un gardien de but chez les Canucks. Un joueur identifié comme une icône. À l’inverse, Schneider a plutôt parlé de Luongo comme étant quelqu’un qui l’avait aidé à se développer pour devenir le gardien qu’il est maintenant. Un gardien capable de lui ravir son poste et de mettre fin à son séjour de six saisons à Vancouver.

« Je lui dois beaucoup au niveau de mon développement et de ce que je suis devenu comme joueur, a admis Schneider. J’ai appris énormément de choses et j’ai calqué plusieurs aspects de son jeu. »

Cela dit, Schneider a tenu à préciser qu’il ne tentait pas de devenir un Roberto Luongo.

« Je ne suis pas lui, je suis ici pour être moi-même, a dit Schneider. Je suis le gardien que je suis et je vais essayer de m’établir du mieux que je peux pour aider cette équipe à gagner une Coupe Stanley. »

Remporter la Coupe Stanley est probablement le seul exploit qui a échappé à Luongo depuis son arrivée à Vancouver, en tant que pièce majeure d’une transaction à six joueurs à la veille du repêchage de 2006. Il est passé à une victoire près de l’emporter en grande finale face aux Bruins de Boston, en 2011.

Chez les Canucks, Luongo a compilé une fiche de 224-115-41 et s’est avéré une pièce majeure dans la montée de l’équipe parmi les puissances de l’Association de l’Ouest, ainsi que dans les deux trophées du Président remportés par l’organisation. Il a enregistré un pourcentage d’arrêts de ,920 et maintenu une moyenne de buts alloués de 2,35, tout en récoltant 33 jeux blancs dans l’uniforme des Canucks – des records de concession chez les gardiens qui ont disputé plus de 70 rencontres. Il a été finaliste aux trophées Hart et Vézina en 2007 et au trophée Vézina en 2011, a participé à trois matchs des étoiles, en plus de partager le trophée Jennings avec Schneider en 2011. Il a aussi été le gardien du Canada lors des Jeux Olympiques de 2010, mettant la main sur la médaille d’or.

« Ce n’est jamais facile de chausser les souliers d’un gars comme Luongo », a expliqué Schneider.

Ironiquement, le fait de ne pouvoir chausser les souliers de taille 15 de Luongo est l’un des aspects physiologiques qui peuvent permettre à Schneider de surpasser ce dernier.

Même s’il n’a qu’un pouce de moins (6’2’’), les pieds plus courts de Schneider font de lui un meilleur patineur que Luongo. Sans oublier des hanches plus souples, par rapport aux jambes plus arquées de Luongo, qui permettent à Schneider de pratiquer un style papillon plus large et de couvrir plus d’espace et d’effectuer des mouvements latéraux vifs. C’est ce qui permet de comprendre pourquoi la moyenne de 2,24 et le pourcentage d’arrêt de ,928 de Schneider (des statistiques cumulées en 68 rencontres), le placent devant Luongo dans l’histoire des Canucks.

Schneider a également démontré de la maturité en affirmant qu’il ne s’en faisait pas avec la pression de remplacer Luongo comme partant.

« Chaque occasion qu’on me donne pour jouer, je le fais comme si j’étais le numéro un », a affirmé l’ancienne vedette de Boston College. « Chaque partie dans la LNH apporte un lot de pression, le simple fait d’évoluer dans ce circuit représente une pression additionnelle. Jouer dans cette ligue c’est une constante pression de performer et de ne pas laisser tomber ses coéquipiers, j’ai appris à vivre avec cette idée et je l’utilise pour me motiver. »

Schneider, qui aurait pu profiter de son autonomie avec restriction le 1er juillet, devenant ainsi candidat à recevoir des offres hostiles d’autres formations, a affirmé que son désir avait toujours été de demeurer à Vancouver, surtout à cause de l’opportunité de gagner. À 26 ans, il aurait pu signer une entente d’une saison et profiter de son autonomie complète l’été prochain. À la place, il a qualifié son entente de trois saisons de « contrat phare » et a affirmé que c’était là une chance de prouver qu’il pouvait supporter la charge d’un gardien numéro un.

« Je n’avais pas vraiment l’intention d’aller ailleurs, a dit Schneider. Nous nous sommes entendus sur la durée rapidement, il suffisait ensuite de figurer le bon montant, en tenant compte d’où je suis rendu dans ma carrière. »

La grande question demeure de savoir à quel point il saura manœuvrer avec plus de temps de jeu.

Après trois saisons complètes dans la Ligue américaine, incluant 60 parties jouées lors de sa dernière campagne, Schneider a joué 25 matchs derrière Luongo en 2010-11, affichant un pourcentage d’arrêts de ,929, une charge de travail normalement réservée aux gardiens substituts. C’est ce qui a permis à Schneider d’occuper un rôle plus important la saison dernière, alors qu’il a même profité de quelques départs au détriment de Luongo, après une séquence heureuse quand ce dernier était au rencart. Il a ainsi obtenu la chance de disputer des parties plus importantes contre des opposants plus puissants, dans des situations plus périlleuses, dont un fameux match revanche à Boston, en janvier.

Schneider a bouclé la campagne avec une fiche de 20-8-1, enregistrant le deuxième meilleur pourcentage d’arrêts de la LNH (,937) ainsi que la troisième meilleure moyenne de buts alloués (1,96) en saison régulière. Il a pris la relève de Luongo lors du match numéro trois des séries éliminatoires, après deux défaites à domicile, malgré une brillante performance de 35 arrêts du vétéran lors de la première partie.

La question demeure : est-ce que Schneider peut performer tout en disputant deux fois plus de matchs, pendant que l’adversaire apprend à le connaître de mieux en mieux ?

« Il faudra un peu d’adaptation dans mon approche », a admis Schneider à propos de la charge de travail. « Une chose que Roberto m’a apprise, c’est que même si vous jouez 60 matchs, il n’existe pas de raccourcis. »

C’est aussi ce qui semble définir le statut de Luongo avec les Canucks.

« Je n’en ai aucune idée », a révélé Gillis, questionné à savoir si une transaction impliquant Luongo était proche de se concrétiser. « On pourrait penser que c’est près d’arriver et ça tombe à l’eau. On pourrait penser que rien ne surviendra et soudainement, vous recevez un appel et tout change en dix secondes… Nous allons prendre notre temps et nous assurer de faire ce qu’il y a de mieux pour l’organisation, je ne contrôle pas le temps que ça prendra. »

Ces propos diffèrent de ceux tenus la fin de semaine dernière, quand Gillis avait dit aux médias lors du repêchage de la LNH à Pittsburgh qu’il faisait partie du problème puisqu’il désirait recevoir beaucoup en échange de Luongo. Évidemment, le remplaçant de Luongo n’était pas encore sous contrat le week-end dernier.

 

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