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Touchette: Vague bleue chez les Rouges

jeudi 2012-06-21 / 12:11 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette: Vague bleue chez les Rouges

Si Marc Bergevin reconstruit partiellement le Canadien de la même manière qu'il a bâti son personnel d'instructeurs, les fans de l'équipe risquent, à court ou moyen terme, d'encourager une équipe qui leur ressemble.

Chez le Bleu Blanc Rouge, Bergevin, jusqu'à ce jour, ne s'est gêné pour ajouter du bleu, beaucoup de bleu.

Je m'explique. Au cours des dernières années, j'ai souvent entendu des amateurs, des mordus comme des moins mordus, déplorer l'image d'une équipe, qui leur ressemblait trop peu.

« Trop peu de Québécois », qu'ils se lamentaient.

Je ne dis pas que le Canadien devrait compter une douzaine de joueurs québécois dans ses rangs dès la saison prochaine, mais certainement plus qu'un ou deux.

Or Bergevin a compris l'urgence de la situation.

Le DG du Canadien, dans le cadre de son ambitieux plan de relance, a donc posé un premier geste significatif dans ce sens en ouvrant les portes du Centre Bell à des hommes de hockey québécois.

On n'a qu'à penser à l'embauche récente des Michel Therrien, Sylvain Lefebvre, le nouvel entraineur-chef des Bulldogs de Hamilton, Patrice Brisebois, Martin Lapointe, Clément Jodoin, Donald Dufresne et Vincent Riendeau. Comme si une vague bleue avait frappé le Centre Bell de plein fouet.

« A talent égal ... » 

En termes clairs, Bergevin a privilégié le talent local. Tant mieux.

Il y a donc fort à parier qu'il appliquera le même principe au niveau de la patinoire.

« A talent égal », a souvent dit Serge Savard, un vieux sage s'il en est un, « tu choisis un gars de la place ».

Cette maxime, vraisemblablement, sera aussi celle de Bergevin, un homme, qui a vite compris les particularités d'un marché vraiment pas comme les autres. En attendant, Bergevin n'a pas mis de temps à restaurer l'organisation du Canadien.

Il s'est entouré de gens solides et, surtout, il est à créer une dynamique, qui faisait défaut au cours des dernières saisons.

Il y a des gens, qui ont maintenant hâte de travailler pour le Canadien, des gens qui n'ont plus rien à voir avec la philosophie de l'ancien régime.

Attendons encore un peu, bien sûr, avant de faire résonner les trompettes. Mais, mine de rien, Bergevin est en train de redonner deux choses aux partisans du Canadien: une identité et de l'espoir.

A quand un Oscar au meilleur passeur? 

On passe à un autre appel. C'était la soirée des Oscars dans la Ligue nationale, mercredi.

Je ne vous parlerai pas des lauréats, mais plutôt d'un trophée qui n'existe toujours pas. Je pose donc la question: A quand un trophée attribué au meilleur passeur de la LNH ?

Si une bonne passe, comme le disent tous les entraîneurs depuis toujours, est à ce point capitale, comment se fait-t'il que la LNH récompense uniquement le meilleur buteur à la fin de la saison (trophée Maurice Richard) ? Je vous le demande.

Depuis que le hockey existe qu'on nous répète que la mention d'aide a autant de valeur qu'un but, non ?

On remet un trophée au joueur le plus gentilhomme, au plus persévérant, au meilleur attaquant défensif aussi.

Pourquoi pas un trophée à celui qui mène la ligue au chapitre des mentions d'assistance ?

Que diriez-vous, par exemple, du trophée ... Wayne Gretzky, un merveilleux passeur s'il en fut un? Ou du Gretzky-Lemieux ?

D'autres suggestions ?

Coups de dés 

Avez-vous hâte au repêchage ?

Pour tout vous dire, cet encan, qui se tiendra vendredi, ne m'excite pas le poil des jambes. Ou très peu.

Le repêchage n'a rien d'une science exacte et celui de cette année risque de prendre l'allure d'un vaste partie de dés.

C'est quoi la différence entre Neil Yakupov, Alex Galchenyuk et Filip Frosberg ? Même les recruteurs ont du mal à répondre à cette question.

Allez-vous faire des culbutes dans votre salon si le Canadien réclame Yakupov ?

Qui peut identifier avec certitude le joueur de cette cuvée qui fera un malheur dans la LNH d'ici deux ou trois ans ? Bonne chance.

Cela dit, le Canadien, pour la première fois depuis 1980, repêchera aussi haut qu'au troisième rang.

Il faut du pif pour cibler le bon joueur. Du pif et, avouons-le, beaucoup de chance.

Cette année, c'est encore plus vrai que d'habitude.

 

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