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Ken Hitchcock gagne son premier trophée Jack Adams

mercredi 2012-06-20 / 20:06 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Ken Hitchcock gagne son premier trophée Jack Adams

LAS VEGAS – C’est un spécialiste de la Guerre civile, un mordu de l’histoire et, depuis mercredi, un lauréat du trophée Jack Adams, enfin, à 60 ans.

Et si Ken Hitchcock a pu monter sur la scène du Encore Theater de Las Vegas pour recevoir son premier trophée 17 ans après son arrivée dans la LNH, c’est parce qu’il a oublié l’histoire et son âge pour se rapprocher des plus jeunes de son époque.

S’il n’avait pas cherché intensément à mieux comprendre cette génération Y, Hitchcock n’est pas certain qu’il aurait pu faire le travail à St. Louis, à la tête d’une équipe d’un âge moyen de 27,2 ans. S’il n’avait pu établir une communication avec ses joueurs, en aucune façon les Blues auraient conservé une fiche de 43-15-11 à partir du moment où il a remplacé Davis Payne derrière le banc le 6 novembre.

« Je connais bien le hockey mais je me fais aussi un point d’honneur d’étudier les gens, a raconté l’entraîneur de l’année dans la LNH. J’ai travaillé fort pour apprendre mon métier. Je n’ai pas fait pas qu’aller dans les cliniques de hockey pour apprendre les bases, le jeu de puissance, le jeu en désavantage numérique… J’ai participé à des centaines de séminaires pour les jeunes. Je parle régulièrement à des entraîneurs d’équipes juniors et je me tiens au courant des changements. Je rencontre des militaires qui ont des cadets avec les mêmes préoccupations que nos jeunes joueurs. J’étudie les gens et je suis fier de pouvoir me tenir à jour. »

Hitchcock est allé jusqu’à dire qu’il aime la musique qu’écoutent les jeunes d’aujourd’hui, confiant qu’il est branché de quatre à cinq heures par jour sur Paladia TV, un canal haute définition qui fait jouer la meilleure musique de la plus jeune génération.

« Les joueurs rient comme des fous, mais j’aime ce canal », dit-il.

Pourtant, après qu’Hitchcock ait été congédié par les Blue Jackets de Columbus vers la fin de la saison 2009-10, on a dit qu’il était de la vieille école et ne pouvait s’adapter à la jeunesse d’aujourd’hui. Mais lorsque le directeur général des Blues Doug Armstrong, qui connaît Hitchcock depuis leur association à Dallas dans les années 1990, s’est mis à la recherche d’un nouvel entraîneur, il a vite réalisé que cette perception était très éloignée de la réalité.

« J’ai gratté sur la surface et j’ai découvert ce qu’il faisait quand il ne dirigeait pas une équipe de la LNH, a raconté Armstrong. Il ne devenait pas commentateur et il ne faisait pas qu’attendre un appel pour un nouveau poste. Il enseignait plutôt aux jeunes, il passait du temps dans la Ligue américaine, il faisait des cliniques partout au Canada. Je pense qu’il retrouvait ainsi une nouvelle énergie et qu’il demeurait très de son temps, beaucoup plus à l’aise que moi avec Twitter et tous ces trucs. Il va dire que ce n’est pas exact, mais je sais qu’il se maintient à jour avec cet univers. »

Hitchcock le fait parce qu’il a découvert que c’est la meilleure façon d’entrer en contact avec les jeunes d’aujourd’hui. Il a un produit à leur vendre et ceux-ci doivent l’acheter.

Ce qui n’est pas toujours facile de nos jours.

« Plus que tout, je suis fasciné par ce groupe d’âge parce que pour la génération Y, la grosse affaire c’est pourquoi. Ils posent la question chaque jour, a expliqué Hitchcock. Ils ne vont pas se contenter de faire ce qu’on leur dit, ils veulent savoir pourquoi. Cette génération fait de nous des entraîneurs plus responsables que nous ne l’avons jamais été. Et s’ils n’achètent pas ce qu’on leur propose, ils ne vont pas jouer pour nous. »

Qu’est ce qui a fait que les Blues ont acheté la recette d’Hitchcock, au point d’établir plusieurs records de concession, avec notamment 49 victoires et 109 points au classement?

« Les succès que nous avons connus dans les premières semaines », répond l’entraîneur.

A sa première semaine derrière le banc, les Blues ont récolté sept points sur huit.

« N’eut été de ces succès, je pense que ç’aurait été une bagarre pendant toute la saison, mais ç’a très bien fonctionné dès le départ et tout le monde a trouvé sa façon de jouer », estime Hitchcock.

« C’a été facile à accepter après le premier match quand nous avons battu Chicago », a confirmé le gardien Jaroslav Halak, qui a reçu le trophée Jennings en compagnie de Brian Elliott. « C’est facile à acheter quand on gagne le premier match. »

Le système de jeu qu’Hitchcock a baptisé de « hockey avec un volume offensif » en raison du temps qu’on tente le plus possible de rester en zone offensive a fonctionné jusqu’à ce que les Blues se frottent aux Kings de Los Angeles en deuxième ronde des séries éliminatoires. Les Kings ont remporté les quatre matchs en route vers la conquête de la Coupe Stanley.

« La seule occasion dans toute la saison que ça n’a pas marché c’est quand L.A. nous a forcés à passer plus de temps dans notre territoire, a reconnu Hitchcock. C’était la première fois que c’était 50-50 et nous n’étions pas assez gros à l’arrière. Mais cette stratégie a été fructueuse toute l’année. »

Et Hitchcock n’est pas certain que ç’aurait été le cas s’il n’avait pas dû s’éloigner de la LNH pour étudier cette génération de joueurs qu’il retrouve maintenant.

« C’est le côté de notre sport qui me fascine, dit-il. Gagner et perdre, je peux m’arranger avec ça. Ce qui m’intéresse c’est apprendre à découvrir comment un groupe est composé et comprendre ce qui motive certains joueurs, comprendre que vous avez intérêt à changer. Les joueurs ont changé, beaucoup, et il faut s’adapter. Je suis fier de l’avoir fait. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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