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Trois Russes pourraient être repêchés rapidement

vendredi 2012-06-15 / 18:28 / LNH.com - Repéchage LNH 2012

Par Mike G. Morreale - Journaliste LNH.com

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Trois Russes pourraient être repêchés rapidement

Trois joueurs d’origine russe pourraient être sélectionnés parmi les cinq premiers au repêchage de la LNH vendredi prochain à Pittsburgh.

Si ça devait arriver, ce serait la première fois depuis 2001 quand Ilya Kovalchuk, Alexander Svitov et Stanislav Chistov avaient été choisis aux premier, troisième et cinquième rang. Il se pourrait aussi que deux Russes constituent les deux premiers choix, comme c’est arrivé en 2004 avec Alex Ovechkin et Evgeni Malkin..

« Ce serait formidable, mais moi je veux être le numéro un », a déclaré Nail Yakupov, du Sting de Sarnia, classé premier espoir en Amérique du Nord.

Contrairement à l’an dernier, quand Vladislav Namestnikov a été le seul joueur de son pays repêché en première ronde, au 27e rang par le Lightning de Tampa Bay, on pourrait retrouver quatre Russes parmi les 30 premiers.

Outre Yakupov, il s’agit de l’attaquant Mikhail Grigorenko, des Remparts de Québec, du gardien Andrei Vasilevski, qui évolue en Russie, et d’Alex Galchenyuk, le coéquipier de Yakupov né aux Etats-Unis d’un père russe et qui a roulé sa bosse un peu partout en Europe.

« Pour moi c’est un Russe », dit Yakupov de son bon ami. « Il parle la langue mais il ressemble à un Américain. Les Russes sont un peu différents. »

Grigorenko, recrue de l’année et meilleur espoir de la Ligue de hockey junior majeur du Québec après avoir marqué 40 buts et récolté 85 points en 59 matchs, serait fier de faire partie d’un tel groupe d’élite.

« Ça voudrait dire que le hockey russe se surpasse, a-t-il affirmé à LNH.com. Ma première saison a été difficile au début. Le côté personnel n’a pas été facile, il a fallu apprendre la langue et à découvrir une nouvelle équipe. Mais mes coéquipiers m’ont bien aidé. J’ai appris à jouer défensivement et sans la rondelle, parce qu’avec la rondelle je me débrouille très bien. »

Grigorenko a eu la chance d’avoir Patrick Roy comme mentor.

« La première fois que je l’ai rencontré, j’étais un peu effrayé parce que c’était Patrick Roy, un des meilleurs gardiens de l’histoire », dit Grigorenko de son entraîneur. « Mais c’est tellement un bon gars et il m’a supporté. Il peut être dur parfois mais c’est pour que vous deveniez un meilleur joueur. »

Yakupov a récolté 69 points, dont 31 buts, en seulement 42 matchs à Sarnia. Au scrutin annuel des entraîneurs de la section ouest de la Ligue junior de l’Ontario, il a été le seul joueur jugé le meilleur dans trois catégories différentes: le plus dangereux autour du filet, le meilleur lancer et le meilleur à manier la rondelle.

Yakupov s’est fait demander s’il avait l’impression de joueur plus gros que son physique de 5’10 ½.

« C’est le hockey, a-t-il répondu. Si vous n’êtes pas capable de jouer physiquement, vous ne pouvez pas faire carrière. J’ai changé ma méthode de travail au gymnase et sur la glace, j’ai changé ma façon de jouer en deux ans à Sarnia. Si vous voulez marquer des buts, il faut travailler fort.

« Toutes les équipes en Ontario travaillent fort et il vous faut faire de l’échec-avant et se replier en défense. Si vous voulez gagner le championnat du monde junior et la Coupe Stanley, vous devez bien jouer défensivement et physiquement. »

Galchenyuk affirme que l’intention d’apprendre à pratiquer le style nord-américian lui est venu en regardant John Tavares patiner autour de ses adversaires avec les Generals d’Oshawa en 2007.

« J’avais 14 ou 15 ans et j’étais avec une équipe russe à Oshawa et Mississauga. Il y avait quelque chose comme 5000 personnes quand je suis entré dans l’aréna, se rappelle-t-il. Je ne savais pas qu’il pouvait y avoir autant de spectateurs pour voir des jeunes à l’œuvre parce qu’en Russie, 5000 spectateurs c’est généralement pour un match pro. C’est alors que je me suis dit que je voulais jouer ici. »

Galchenyuk, qui n’a disputé son premier match de la saison qu’à la mi-mars à la suite d’une opération à un genou subie en octobre, n’a même pas complété le match suivant en raison d’une blessure au haut du corps. Il est revenu au jeu dans les séries éliminatoires et a récolté deux buts et quatre points en six rencontres. En 2010-11, il s’était classé deuxième derrière Yakupov chez les recrues de la Ligue junior de l’Ontario avec un total de 83 points, dont 31 buts.

Classé premier espoir européen chez les gardiens, Vasilevski a été interviewé par 28 équipes aux récentes journées d’évaluation des meilleurs espoirs de la LNH et certains le voient comme le meilleur gardien disponible au repêchage. Mais à presque chaque entrevue, il a dû expliquer pourquoi il a été retiré du match à la 15e minute de la troisième période en demi-finale du dernier Championnat du monde de hockey junior contre le Canada. La Russie menait alors 6-5 et c’est demeuré la marque finale.

Il a toujours donné la même réponse.

« Je n’étais pas blessé mais très épuisé, émotionnellement et physiquement, et la décision de l’entraîneur (Valeri Bragin) de faire appel à Andrei Makarov a été la bonne, a-t-il répondu à LNH.com par le biais d’un interprète. Je suis jeune et je dois m’améliorer, spécialement ma condition physique. Je deviens aussi plus dur mentalement et c’est quelque chose sur quoi je dois continuer à travailler. »

Vasilevsky estime à « 50-50 » ses chances de jouer en Amérique du Nord en 2012-13, mais toutes les indications pointent en direction de la Russie.

Mais « la LNH est sans doute aucun la meilleure ligue et c’est ici que je veux jouer », a-t-il dit.

Suivez Mike Morreale sur Twitter à: @mike_morreale