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Dean Lombardi a transformé les Kings en champions

mardi 2012-06-12 / 12:55 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Dean Lombardi a transformé les Kings en champions

LOS ANGELES -- Dean Lombardi se tenait debout sur la ligne bleue, loin de l’agitation et du couronnement à venir.

Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, attendait que la Coupe Stanley soit déposée sur la table ornée d’une nappe blanche, mais le directeur général des Kings de Los Angeles, l’architecte de cette formation championne, ne voulait pas se retrouver sous les feux de la rampe. Il n’avait aucunement l’intention de prendre le crédit, même si c’est sa vision qui a rendu cette célébration possible, lundi soir.

Plutôt que de profiter d’une adulation qu’il méritait amplement, Lombardi est demeuré debout à la hauteur de la ligne bleue, toutefois, un à un, les joueurs sont venus le voir et ont enlacé leur patron en guise de célébration.

Dustin Penner a été le premier. Trevor Lewis a suivi. Le manège s’est poursuivi avec quelques autres joueurs, jusqu’à ce que Dustin Brown soulève la Coupe Stanley au-dessus de sa tête, s’emparant ainsi de toute l’attention.

« Sa vision, sa passion ont des répercussions sur nous, sur la glace », a dit Penner durant la célébration de la Coupe, sur la glace du Staples Center. « Nous n’aurions jamais pu former cette équipe sans lui à la tête. »

« Il a toujours cru en nous, a ajouté Anze Kopitar. Il nous a tapé dans le dos et nous a donné des coups de pied aux fesses. C’est ce que vous voulez de votre directeur général. »

Lombardi a été embauché par les Kings en avril 2006, dans le but de changer la culture à Los Angeles. Les Kings n’avaient pas participé aux séries éliminatoires depuis la saison 2002 et n’avaient pas remporté une seule ronde depuis 2001. Ils formaient une équipe de second ordre dans une ville où régnaient les Lakers, les Dodgers et l’équipe de football d’USC.

Lombardi, un homme articulé issu de la Nouvelle-Angleterre, possédant un diplôme en droit et jouissant d’une expérience de six ans à titre de directeur général des Sharks de San Jose, possède une compréhension de la réalité nécessaire à la construction d’une équipe gagnante. Il est arrivé en poste avec l’énergie et la patience pour y parvenir. Il savait que ça ne se ferait pas en une nuit. Il savait également qu’il n’y avait pas de raccourci pour y parvenir.

C’était un projet à construire à partir de la base. Il nécessitait beaucoup de courage.

« C’est un homme avec beaucoup de vision », a lancé Kopitar.

Lombardi est au moins arrivé en poste avec une bonne base, un noyau formé de trois joueurs autour de qui construire. Dave Taylor, le directeur général précédent, avait repêché Dustin Brown en 2003 ainsi que Kopitar et Jonathan Quick en 2005.

Peu importe le nombre de fois où on l’a questionné à propos de la construction de son alignement, Lombardi revient toujours à Taylor. Il l’a encore fait lundi, alors que la Coupe Stanley paradait à quelques pas de lui.

« Soyons clair, même lorsqu’une équipe gagne, il y a des gens qui ne sont pas appréciés, a révélé Lombardi. Je donne beaucoup de crédit à Dave Taylor. J’ai pu construire avec trois très bons joueurs en Brown, Kopitar et Quick. N’oublions pas le travail qu’il a accompli. »

Lombardi a continué à détourner l’attention en donnant également du crédit à l’ancien entraîneur en chef de l’équipe, Terry Murray, un ami qu’il a dû limoger en décembre, plus de trois ans après l’avoir embauché pour l’aider à changer la culture des Kings.

« Il a apporté de la stabilité à cette concession et nous a donné une crédibilité », a lancé Lombardi.

Lombardi a donné une direction à la franchise. Il a commencé à partir des bons choix au repêchage de Taylor et avec des transactions, des agents libres et l’encan amateur, il a acquis 20 des 23 joueurs qui ont formé l’édition gagnante de la Coupe Stanley de 2012.

Quelques décisions étaient évidentes, comme celle de repêcher Drew Doughty au deuxième rang en 2008. D’autres transactions étaient effectuées dans le but de changer la culture de l’équipe, comme la décision d’échanger Lubomir Vishnovsky à Edmonton en retour de Jarret Stoll et Matt Greene, le 29 juin 2008.

« Lorsque vous avez un vestiaire comme celui-ci, ces deux joueurs sont des catalyseurs », a dit Lombardi à propos de Stoll et Greene. « Ce sont des vrais professionnels. »

Lombardi a octroyé un contrat de quatre ans et 13,6 millions $ à Rob Scuderi à l’été 2009 et un pacte de deux ans et 3,5 millions $ à Willie Mitchell l’été suivant. Présentement, il est pratiquement impossible de mesurer leur valeur comme meneurs et comme Scuderi l’a démontré au monde du hockey, les guerriers sont prêts à saigner pour leurs coéquipiers.

Justin Williams, un joueur que Lombardi connaissait alors qu’il était dépisteur pour les Flyers de 2003 à 2006, s’est amené à Los Angeles dans une transaction effectuée le 5 mars 2009, en retour de Patrick O’Sullivan, un joueur qui n’est même plus dans la LNH. Williams a enregistré 15 points lors des séries.

Trevor Lewis et le gardien substitut Jonathan Bernier sont deux choix de premier tour de Lombardi en 2006. Alec Martinez, Dwight King, Slava Voynov, Jordan Nolan, Kyle Clifford et Andrei Loktionov sont tous des joueurs repêchés entre 2007 et 2009.

Puis, lorsque Lombardi a su que les Kings étaient près du but, il est retourné à ses racines, à Philadelphie, là où il a signé Simon Gagné en tant qu’agent libre et a acquis Mike Richards dans une transaction d’envergure. Jeff Carter s’est amené en février, via une autre grosse transaction qui nécessitait beaucoup de courage et une vision hors du commun, que Lombardi estime avoir acquis de ses trois mentors : Lou Lamoriello, Bobby Clarke et Jack Ferreira.

« J’ai été très bien formé à ne pas laisser le doute s’installer, a lancé Lombardi. Ne vous méprenez pas, les erreurs surviennent et j’en ai fait une tonne. Mais lorsque vous prenez une décision, il ne faut jamais douter de vous. Ça ne doit pas faire partie de l’équation, mais vous allez faire des erreurs, j’ai fait les miennes. »

Lombardi ne s’est pas trompé avec Richards et Carter, des joueurs qui semblaient hors du portrait à Philadelphie. Richards a cumulé 15 points et Carter a marqué huit buts lors des séries.

« Je connaissais ces jeunes, ce sont de bonnes personnes, a dit Lombardi. Ils sont venus d’une grande organisation. Mike n’est pas un joueur, c’est un gagnant, tout comme Jeff. Ils l’ont prouvé tout au long de leurs carrières. Ce sont des joueurs typiques du Canada. »

Autant que Darryl Sutter est le fils de fermier typique de l’Alberta, mais Lombardi a travaillé avec lui à San Jose et savait ce qu’il pouvait accomplir avec les Kings. Congédier Murray n’a pas été une chose facile à faire, mais embaucher Sutter est possiblement la meilleure chose que pouvait faire Lombardi.

« Il donne une identité à votre équipe », de dire Lombardi.

Lombardi a peut-être eu ses moments de doute, comme au cours de l’hiver dernier alors que les Kings en arrachaient et qu’on a appris qu’il avait mis le nom de Dustin Brown sur le marché des transactions, mais il n’a jamais dérogé de son plan d’ensemble.

« Nous avons mis l’emphase sur le caractère au cours des cinq dernières années », a avoué le président des Kings, Luc Robitaille. « C’est le caractère qui gagne des championnats. »

C’est ce que Lombardi a apporté aux Kings lorsqu’il a été embauché il y a six ans. Son but premier était d’acquérir le plus de caractère possible afin de construire une culture gagnante.

L’architecte de ce championnat n’avait pas besoin de se tenir au beau milieu des célébrations pour savoir qu’il y était arrivé.

« C’est tellement une bonne personne, de conclure Penner. Je suis si heureux pour lui. »

 

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