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Touchette : Les valets de L.A. sont devenus rois

mardi 2012-06-12 / 12:50 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Les valets de L.A. sont devenus rois

Au bout d'une attente de 45 ans, les Kings de Los Angeles ont finalement une belle histoire à raconter.

Comme quoi, Hollywood ne sera jamais à court de scénario.

Je m'en veux un peu de vous le rappeler, mais, souvenez-vous, que j'avais choisi les Kings en six.

Cela dit, je me garde une petite gêne. Comment cela ? Il y a près de deux mois, j'avais prédit la coupe aux ... Penguins de Pittsburgh, mais ça reste entre nous autres.

Une autre longue saison de hockey a donc pris fin, lundi soir, lorsque les Kings ont enlevé la première Coupe Stanley de leur histoire grâce à une victoire facile de 6-1 au Staples Center.

Je l'avoue: j'espérais un septième match car il n'y a rien de mieux, avouons-le, qu'un septième match. Surtout dans l'ultime finale.

Mais les Kings en ont décidé autrement. Ils sont redevenus cette équipe dominante, qui a réalisé un impressionnant parcours en séries, et ils ont mis les Devils dans leur p'tite poche d'en arrière, rien de moins.

Si les séries éliminatoires, cuvée 2012, ont été remplies de surprises, la finale n'a envoyé personne au tapis: la meilleure équipe a gagné.

A-t ‘on eut droit à une grande série ? Pas vraiment. Disons plutôt à une série ponctuée de beaux moments comme celui, par exemple, qui a vu Martin Brodeur et Jonathan Quick s'échanger des accolades lors de la traditionnelle poignée de mains. Certains observateurs ont vu là un gardien en fin de parcours remettre le flambeau au nouveau coq de la ligue.

Vous savez quoi ? Je ne suis pas encore convaincu que Brodeur, même à 40 ans, soit prêt à céder le flambeau. On verra bien. Les vieux coqs ont la couenne dure !

Une punition justifiée

C'est toujours un peu plate de voir la décision d'un arbitre jouer un rôle déterminant dans un match de cette envergure, mais la punition de cinq minutes imposée à Steve Bernier en première période, lundi, était pleinement justifiée.

Par la suite, certains joueurs des Devils ainsi que les adjoints de Peter Deboer, Adam Oates et Larry Robinson ont passé plus de temps à enguirlander les officiels qu'à essayer de se calmer le pompon ce qui a eu pour effet de miner la concentration de l'équipe.

Reconnus pour leur sang-froid, les Devils ont mal géré leurs émotions.

A vouloir être trop combatif, Bernier, lui, a posé un geste inadmissible à l'endroit de Rob Scuderi. Le défenseur des Kings est revenu dans le match, mais ce n'est pas une raison pour banaliser la mise en échec par derrière de Bernier, qui aura sûrement du mal à bien dormir au cours des prochaines semaines.

Les Kings ont profité de sa maladresse pour marquer trois fois. Le reste du match aura été une formalité.

Comme un vrai capitaine

Quick, comme prévu, a gagné le Conn Smythe, mais ce dernier affrontement porte le sceau de Dustin Brown.

Presqu'invisible dans le cinquième match, Brown a pleinement assumé son rôle de capitaine. Non seulement il a récolté trois points, un but et deux mentions d'aide, mais il a multiplié les mises en échec et les replis défensifs.

Il était partout à la fois.

Par moments, les Devils ont dû se demander si les Kings comptaient non pas sur un, mais bien sur trois Dustin Brown.

Les Devils n'ont jamais été dans le coup. Menés 3-0, ils ont failli marquer en fin de première période lorsque Patrik Elias a touché le poteau.

Si Elias avait marqué, le match aurait peut-être pris une tournure différente, qui sait? Mais bon. Avec des si ...

Une pensée

Quand le match a pris fin, j'ai eu une pensée pour Rogatien Vachon et Marcel Dionne, qui ont été les premiers héros de la concession des Kings, sans compter Luc Robitaille.

A l'époque de Vachon et Dionne, les Kings, complètement éclipsés par les Dodgers et les Lakers, entre autres, donnaient un bon show, mais ils ne gagnaient pas souvent. Ils occupaient une bien petite place à Los Angeles.

Aujourd'hui, ils donnent un bon show et remportent des victoires à tour de bras.

Encore considérés comme les valets sur la scène sportive de Los Angeles, il y a quelques années, ils ont été officiellement sacrés rois, lundi soir.

Une autre histoire digne d'Hollywood.

 

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