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Les Kings écrasent les Devils 6-1 et remportent leur première Coupe Stanley

mardi 2012-06-12 / 0:06 / LNH.com - Nouvelles

Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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Les Kings écrasent les Devils 6-1 et remportent leur première Coupe Stanley


LOS ANGELES - Dans une ville aussi scintillante et « glamour » que Los Angeles, la vidéo présentée avant que les joueurs des Kings sautent sur la patinoire à l’occasion de cette rencontre de la finale de la Coupe Stanley 2012 disputée au Staples Center se devait d’en mettre plein la vue avec des lasers et des images projetées sur la surface glacée.

Cependant, l’élément central de la vidéo faisait ressortir l’essence même de ce sport : des photos des joueurs des Kings dans leur enfance, vêtus de tout leur équipement et rêvant de gloire dans le sport qu’ils adorent.

Ce sont ces garçons maintenant devenus grands qui ont sauté sur la glace lundi soir.

Grâce à trois buts marqués en supériorité numérique en première période, les Kings de Los Angeles ont achevé les Devils du New Jersey avec un gain sans appel de 6-1 lors du sixième match de la finale de la Coupe Stanley. La formation californienne a ainsi mis la main sur un premier titre en 45 ans d’histoire.

« Depuis le 1er mars, ces gars-là n’ont perdu qu’environ six parties », a déclaré l’entraîneur des Kings Darryl Sutter. « Ils ont encaissé plusieurs commentaires négatifs de la part du public et regardez ce qu’ils ont accompli ce soir. C’est incroyable. Ça en dit long sur le type de joueurs qui forment cette équipe. »

Cette victoire vient conclure l’une des séquences les plus formidables dans toute l’histoire des séries éliminatoires de la LNH. Avec 14 parties à jouer en saison régulière, Los Angeles occupait le 11e rang dans l’Association de l’Ouest et il aura fallu attendre jusqu’à la 81e rencontre de la campagne avant que le Kings s'assurent une place en séries d’après-saison.

À partir de ce moment-là, les Kings ont été pratiquement invincibles. Los Angeles est devenue la première équipe classée huitième dans son association à remporter la Coupe Stanley, la première à éliminer les trois équipes favorites de son association et la première à gagner les trois premiers matchs de ses quatre séries, dont les deux premiers sur la route dans chaque ronde.

Les Devils auront été leurs adversaires les plus redoutables en résistant deux fois à l’élimination, mais ils ont finalement succombé lundi soir au Staples Center. Le New Jersey a aussi connu des séries printanières remarquables. La troupe de Peter DeBoer a d’abord vaincu l’ancienne formation du pilote des Devils, les Panthers de la Floride, puis ils se sont défaits de leurs rivaux de division les Flyers de Philadelphie et les Rangers de New York pour remporter un cinquième championnat d’association en 17 ans.

En 2010-11, après avoir terminé la saison au quatrième rang de la Division Atlantique, les Devils ont raté le bal printanier pour la première fois en 14 ans. Toutefois, Martin Brodeur a connu ses meilleures séries depuis longtemps pour aider les siens à accéder à la deuxième ronde éliminatoire pour la première fois depuis leur dernière conquête de la Coupe Stanley en 2003.

« Je suis fier de notre groupe, a affirmé DeBoer. On a rassemblé une vingtaine de joueurs qui ont disputé près de 110 parties. On s’est côtoyé sur la glace tous les jours. Je ne pourrais pas être plus fier de cette équipe. »

Il y a un an, Tim Thomas avait couronné l’une des meilleures performances en séries éliminatoires dans l’histoire de la ligue en remportant le trophée Conn-Smythe. Une année plus tard, Quick a surpassé le gardien des Bruins. Il termine les séries 2012 avec une fiche de 16-4, une moyenne de buts accordés de 1,43 et un pourcentage d’arrêts de ,946, méritant ainsi le titre de joueur le plus utile des séries d’après-saison.

« Peu importe le résultat, ça doit venir de la chambre et les gars doivent vouloir travailler, a révélé Quick. C’est ce qu’on a fait. Nos joueurs ont travaillé tellement fort. »

Quick a d’emblée avoué qu’il n’aimait pas se retrouver sous les projecteurs et même au moment où l’on soulignait ses performances éblouissantes, il revenait sur ce que ça signifie pour lui de faire partie d’une équipe championne.

« Ce sera formidable de voir toute l’attention qui sera portée sur l’équipe et le hockey, a-t-il ajouté. C’est quelque chose dont ce marché avait besoin depuis longtemps. C’est un honneur d’être membre de cette formation. J’en suis très fier. »

Quatre des cinq premières parties de la finale de la Coupe Stanley 2012 ont été très serrées. Le sort de la sixième s’est décidé sur un seul jeu. À 10:10 du premier vingt, Steve Bernier des Devils s’est vu infliger une punition majeure pour avoir donné de la bande ainsi qu’une punition d’extrême inconduite après avoir plaqué le défenseur des Kings Rob Scuderi derrière le filet de Los Angeles.

La punition majeure a été décernée en raison de la violence de la mise en échec, comme le stipule le règlement 41.3. Ensuite, le règlement 41.5 mentionne qu’en cas de punition majeure, une punition d’extrême inconduite doit être automatiquement décernée si le joueur est blessé à la tête ou au visage (Scuderi saignait).

Le capitaine des Kings Dustin Brown a ouvert la marque à 11:03 du premier engagement en redirigeant dans le fond du filet la passe de Drew Doughty dans l’enclave. Puis à 12:45, Jeff Carter a fait dévier le tir de l’enclave de Brown derrière Brodeur pour porter le pointage à 2-0. Trevor Lewis a creusé l’écart à 3-0 dans les dernières secondes de ce jeu de puissance en capitalisant sur le retour du lancer de Dwight King à 15:01.

« Il vit un moment difficile, a admis DeBoer. Tout le monde connaît le dévouement de Bernier. Ce n’est pas sa faute. »

Les Kings n’avaient inscrit que six buts en avantage numérique dans les trois premières rondes des séries. Ils ont égalé ce total en six parties contre la meilleure équipe de la ligue en infériorité numérique en saison régulière.

Carter a compté son deuxième but de la soirée et son huitième des présentes séries seulement 90 secondes après le début de la deuxième période. Los Angeles menait alors 4-0. Brown a transporté le disque en zone offensive et il a profité de la collision entre le défenseur des Devils Anton Volchenkov et le juge de ligne Pierre Racicot pour se démarquer. Le capitaine des Kings a éventuellement remis la rondelle à Carter, qui a marqué du haut du cercle des mises en jeu à la droite de Brodeur.

Adam Henrique a inscrit les Devils au tableau alors qu’il ne restait que 73 secondes à jouer dans la période médiane. Il a poussé le retour du lancer de Petr Sykora dans le fond de la cage des Kings pour marquer son cinquième but des séries. Lewis et le défenseur Matt Greene ont complété la marque pour Los Angeles.

Brown est devenu le premier joueur dans l’histoire des Kings à soulever la Coupe Stanley et le premier capitaine américain à la recevoir des mains du commissaire Gary Bettman depuis Derian Hatcher en 1999. Il a compté des buts importants dans les premières rondes éliminatoires et ses fracassantes mises en échec sur Henrik Sedin et Michal Rozsival ont été des points tournants sur la route vers la grande finale.

D’excellents joueurs de centre ont revêtu l’uniforme des Kings au fil des ans, de Marcel Dionne à Bernie Nicholls, sans oublier Wayne Gretzky, qui a fait une apparition au centre de la glace avant la troisième rencontre. Anze Kopitar a fait revivre cette tradition et ses incroyables performances ce printemps-ci confirment sa place au sein de l’élite du circuit. Il a été à l’origine de plusieurs buts spectaculaires au cours des séries, dont un superbe but en infériorité numérique contre les Blues de St. Louis, un but en échappée en prolongation lors du premier match de la finale et une exécution parfaite sur un jeu initié par Brown pendant la troisième partie.

Brown et Kopitar terminent ex aequo en tête du classement des francs-tireurs avec huit buts chacun en séries (rang qu’ils partagent avec cinq autres joueurs) et des marqueurs avec 20 points.

Les Devils ont évité l’élimination à quatre reprises au cours des dernières séries, dont deux fois en finale. Cependant, leur impuissance devant la muraille Quick a causé leur perte. Le cerbère des Kings ne leur a concédé que sept buts en six rencontres.

« On sait ce que ces gars-là peuvent faire avec une avance de quatre ou cinq buts avec cinq minutes à jouer, a conclu Sutter. Puis, on commence à les voir célébrer sur le banc. C’est merveilleux de les voir si heureux après tout le travail qu’ils ont accompli. »

« En tant qu’entraîneur, la première chose qui nous vient à l’esprit, c’est de répéter. Ces joueurs sont assez jeunes pour le faire. »
 

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